Voxan : liquidation et vente aux enchères
Après plusieurs semaines d'incertitudes, le vol suspendu de Voxan prendra bientôt fin sous les coups de marteaux d'un commissaire priseur. La liquidation judiciaire ayant été prononcée par le tribunal de commerce, l'aventure du v-twin auvergnat prendra fin dans une salle des ventes une fois l'inventaire et les estimations de rigueur effectués.
Comme pour la marque américaine Buell, l'ensemble des pièces détachées, des motos restantes et de l'outil de production va être adjugé aux plus offrant. Malgré l'intérêt renouvelé de la SODEMO pour la marque de moto française, la pression des créanciers aurait-elle finalement eu le dernier mot ? Le tribunal appuie pourtant sa décision sur l'absence ou l'insuffisance des garanties financières des candidats à la reprise.
Il restera encore huit jours aux partenaires du projets SODEMO pour faire appel du jugementl. L'ultime soubresaut d'un feuilleton à rebondissements ? (cf liens vers les dernières actus Voxan).

La SOCIETE GENERALE (agence de BORDEAUX, fief de M. Cazeaux), créancier gagiste sur l'ensemble du stock, non satisfaite d'avoir peut-être soutenu ou tout au moins laissé se poursuivre abusivement l'exploitation déficitaire de l'activité VOXAN qu'elle ne pouvait ignorer (perte d'exploitation de 1.164 K€ en 2007, de 1.013 K€ en 2008 ; cf bilans), décide à la place des organes de la procédure. En outre, il est permis de penser que cette position était calculée dès l'ouverture de la procédure puisque la banque a toujours refusé la négociation avec la société SODEMO sur la valeur du stock depuis le mois d'octobre 2009.
Il est indiqué dans l'ordonnance du juge-commissaire rendue le 15 février 2010 que cet organisme bancaire a refusé de donné son accord sur les offres de reprise du stock de pièces détachées y compris sur la valorisation qu'en proposait la FIL à hauteur de 400 K€.
La SOCIETE GENERALE doit certainement penser qu'elle va rentrer dans ses frais mais elle restera primée par les frais de vente aux enchères publiques (au moins 50 K€) et certaines créances découlant des licenciements (au moins 100 K€)
Il va falloir vraiment faire très fort pour la vente du stock. C'est l'exemple même de la prépondérence d'un intérêt particulier sur l'intérêt collectif. Alors, peut-on encore parler de procédures collectives...
Qu'en pensent les ASSEDICS, les Impôts et organismes sociaux et les autres créanciers ?
Une chose est sure, les mandataires de justice n'ont pas été à la hauteur des problématiques posées dans ce dosier.
L'opposition a l'ordonnance est inévitable d'autant plus que les sociétés SODEMO et TRACETEL ont fournies des garanties incontestables au liquidateur.
Le poids de la Société Générale n'est certainement pas négligeable dans ce dossier mais, selon nos informations, le groupe financier n'est pas le seul acteur dans ce "feuilleton industriel". Nous parlions hier d'un rebondissement possible et le communiqué de presse du VCF dont vous faites (peut-être) partie s'ajoute aux annonces faites par la SODEMO visant à apporter un nouvel éclairage sur la décision du tribunal. Nous nous en ferons évidemment l'écho.

