Royal Enfield : la demande croît, la production aussi
Le rétro a décidément le vent en poupe ! Forte du succès de ses Bullet 500 revisitées et pour faire face à une demande bien plus importante que prévu dans le monde entier, la firme indienne Royal Enfield Motors, basée à Chennai, a mis en place un nouveau plan de production pour les 3 années à venir. Des 52 000 unités sorties des chaînes de montage en 2009 en fonctionnant à plein rendement, elle entend passer à 70 000 en 2011, 90 000 en 2012 pour atteindre les 100 000 unités en 2013, grâce à de nouveaux investissements et structures.
Une preuve supplémentaire, s’il en fallait, que ce n’est plus tant la puissance et l’hypertechnologie qui stimulent l’enthousiasme de la plupart des motards d’aujourd’hui mais bien le style ou un certain « art de rouler », adapté aux contraintes de la législation actuelle, sans parler des restrictions énergétiques ou du prix d’achat. Car ce n’est pas avec ses 28 ch, ses 3,5 l/100 km et son tarif de base de moins à 6000 € que la Bullet 500 bat des records.
Lorsque l’on constate par ailleurs le nombre d’entre vous, lecteurs et utilisateurs, qui vous questionnez sur l’absence flagrante de modèles de motos de moyenne cylindrée en Europe, et votre enthousiasme pour une Daelim Roadsport 250 ou encore la Ninja quart-de-litre, on se demande si les constructeurs ont raison de continuer à surenchérir avec des machines de 1000 cm3 ou plus, certes très abouties, mais dont le motard moyen n’a pas besoin au quotidien. Il faut bien rêver diront certains, mais le plus beau rêve n’est-il pas celui qui se réalise ?
Et les néo Royal Enfield, quelque part, c’est le rêve à portée de main.



