Actualité
mercredi 24 novembre 2010 | 12h19
Conférence annuelle FFM 2011 : du sport à l'action juridique
Rédigé par : Charles
Aujourd'hui, la Fédération française de motocylisme tenait sa conférence de presse annuelle. Son président Jacques Bolle et ses collaborateurs ont fait le bilan de l'année 2010, avant de présenter leur feuille de route pour 2011. Largement focalisée sur la gestion des sports mécaniques, la FFM se positionne néanmoins comme un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics pour l'ensemble de la politique deux-roues en France.
Défense des sports mécaniques
Amorcée en 1996 avec l'équivalence permis B/125 cm3, l'intégration sociale des deux-roues motorisés s'est accélérée depuis une poignée d'années grâce à l'efficacité des scooters et des motos pour répondre aux nouveaux besoins de mobilité urbaine. Dans le même temps, les sports mécaniques moto sur piste et plus encore en tout-terrain ont subi les assauts des écologistes. Leur nature même de loisir en fait des proies faciles face aux contraintes environnementales.
Après plusieurs actions de lobbying destinées à mettre en lumière l'intérêt du sport moto et à replacer leur impact écologique, la FFM passe à l'action et investit directement dans les infrastructures pour assurer la pérennité de certains circuits.
En 2011, la FFM envisage de reprendre la gestion du Circuit Carole, seule piste de vitesse de la région parisienne. Une volonté qui reste suspendue au respect des engagements de l'Etat en matière de rénovation du circuit.
Lobbying sportif
Puisque vous lisez ces lignes, tenir un guidon, pour vous, va sans doute au-delà de la pure nécessité pratique. L'esprit de liberté du deux-roues va souvent de pair avec une certaine forme de passion, à des degrés divers certes. Quoi qu'il en soit, ces deux valeurs sont indissociables et les actions de la FFM en faveur des pratiques sportives en moto comme en quad alimentent la passion et participent indirectement à notre liberté quotidienne. Et les dossiers à traiter ne manquent pas. M. Bolle rappelle à cette occasion que le service juridique de la Fédération s'étoffe d'année en année. Selon lui, ses successeurs seront sans nul doute des juristes. Un atout pour participer aux concertations avec la Sécurité routière et les ministères.
Et au-delà ?
Pour autant, agir efficacement pour la promotion des sports moto peut-il rejaillir sur l'un des moyens de transport individuels les plus intelligents ? Que l'on soit pour ou contre les 7 heures de formation imposées à partir de janvier 2011 aux titulaires d'un permis auto, il faut reconnaître qu'il s'agit d'un retour en arrière. Que vaut l'argument de l'amélioration de la sécurité et de la baisse de mortalité sur deux-roues sans la publication de chiffres clairs ? Estimer que des telles mesures pourraient être une incitation à passer le permis moto ne tient-il pas de la myopie ?
Il vous suffit d'arpenter les trottoirs de n'importe quelle agglomération dynamique pour constater que la moto et le scooter sont devenus de réels agents économiques. Sans l'équivalence 125, nous avons tous plusieurs collègues qui n'auraient pas pu assumer leurs obligations professionnelles. Une fédération sportive de 70 000 licenciés et une association de motards en colère depuis 1980 (!) sont-elles suffisamment représentatives, alors que près de 2 millions de deux-roues motorisés sont immatriculés en France, pour favoriser la prise conscience de cette évolution auprès de l'opinion et des pouvoirs publics ?
Défense des sports mécaniques
Amorcée en 1996 avec l'équivalence permis B/125 cm3, l'intégration sociale des deux-roues motorisés s'est accélérée depuis une poignée d'années grâce à l'efficacité des scooters et des motos pour répondre aux nouveaux besoins de mobilité urbaine. Dans le même temps, les sports mécaniques moto sur piste et plus encore en tout-terrain ont subi les assauts des écologistes. Leur nature même de loisir en fait des proies faciles face aux contraintes environnementales.
Après plusieurs actions de lobbying destinées à mettre en lumière l'intérêt du sport moto et à replacer leur impact écologique, la FFM passe à l'action et investit directement dans les infrastructures pour assurer la pérennité de certains circuits.
En 2011, la FFM envisage de reprendre la gestion du Circuit Carole, seule piste de vitesse de la région parisienne. Une volonté qui reste suspendue au respect des engagements de l'Etat en matière de rénovation du circuit.
Lobbying sportif
Puisque vous lisez ces lignes, tenir un guidon, pour vous, va sans doute au-delà de la pure nécessité pratique. L'esprit de liberté du deux-roues va souvent de pair avec une certaine forme de passion, à des degrés divers certes. Quoi qu'il en soit, ces deux valeurs sont indissociables et les actions de la FFM en faveur des pratiques sportives en moto comme en quad alimentent la passion et participent indirectement à notre liberté quotidienne. Et les dossiers à traiter ne manquent pas. M. Bolle rappelle à cette occasion que le service juridique de la Fédération s'étoffe d'année en année. Selon lui, ses successeurs seront sans nul doute des juristes. Un atout pour participer aux concertations avec la Sécurité routière et les ministères.
Et au-delà ?
Pour autant, agir efficacement pour la promotion des sports moto peut-il rejaillir sur l'un des moyens de transport individuels les plus intelligents ? Que l'on soit pour ou contre les 7 heures de formation imposées à partir de janvier 2011 aux titulaires d'un permis auto, il faut reconnaître qu'il s'agit d'un retour en arrière. Que vaut l'argument de l'amélioration de la sécurité et de la baisse de mortalité sur deux-roues sans la publication de chiffres clairs ? Estimer que des telles mesures pourraient être une incitation à passer le permis moto ne tient-il pas de la myopie ?
Il vous suffit d'arpenter les trottoirs de n'importe quelle agglomération dynamique pour constater que la moto et le scooter sont devenus de réels agents économiques. Sans l'équivalence 125, nous avons tous plusieurs collègues qui n'auraient pas pu assumer leurs obligations professionnelles. Une fédération sportive de 70 000 licenciés et une association de motards en colère depuis 1980 (!) sont-elles suffisamment représentatives, alors que près de 2 millions de deux-roues motorisés sont immatriculés en France, pour favoriser la prise conscience de cette évolution auprès de l'opinion et des pouvoirs publics ?

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