Marché moto septembre : beau temps, mais vente de motos en berne !
Pas d’embellie apportée au marché moto par un mois de septembre exceptionnel au niveau des températures et de la météo. La baisse s’accentue donc après un printemps favorable, avec - 7,1 % (8587 motos vendues) en septembres 2011 par rapport à septembre 2010. Depuis janvier, le marché chute de 2 %, ce qui reste toutefois acceptable dans une conjoncture économique difficile.
Tous les modèles ne sont pas touchés de la même façon avec des belles gamelles pour la Suzuki Bandit 650 (- 69 %) ou la Honda CBF 125 (- 50 %). En revanche, quelques modèles surfent avec le succès : Honda Hornet (+ 158 % !), BMW R1200 GS Adventure (+ 44 %) et dans une moindre mesure la Yamaha XJ6 (+ 13 %) ou la Kawasaki ER-6 (+ 12 %). Triumph semble également marquer le pas sur le début du second semestre. A suivre.
Le marché de la moto 125 est sinistré avec 22,5 % de baisse au terme des 9 premier mois de l’année, subissant pleinement l’effet de la formation 7 heures.
Embellie à l'ouest, nuages à l'est
Dans l’ensemble, on note que toutes les marques européennes et américaines progressent en part de marché, mais aussi en volume, alors que seul Honda chez les Japonais maintient ses volumes en 2011 (+ 2 %), mais avec des modèles moins chers…
La plus forte hausse est à mettre à l’actif de KTM (+ 47 %), qui avec sa Duke 125 se place sur le podium des ventes de moto 125 avec déjà près de 1100 ventes en 5 mois. Mais les autres marques européennes ne sont pas en reste : BMW et Ducati (+ 12 %), Triumph (+ 19 %) ainsi que Harley (+ 18 %). En regard, Kawasaki (- 7 %) chute alors qu’il n’a aucun scooter dans sa gamme, ce qui n’est pas le cas de Yamaha (- 13 %) ni de Suzuki (- 12 %).

Les stratégies marketing et commerciales doivent donc etre différentes et apparemment la plupart des constructeurs (et impotateurs) ne le comprennent pas vraiment.
Il faut rajouter à cela les normes en tous genres de plus en plus draconiennes, des législations européennes et nationales de plus en plus sévères et restrictives, ou encore des difficultés financières de tous ordres dues en partie à la crise et à la nouvelle orientation de l'économie mondiale, etc...
Cela donne donc de nouveaux styles et gouts en matière de conduite en Europe, mais hélas comme pour toutes autres choses la France et les français sont toujours en retard d'une guerre et la chute sera d'autant plus dure.
En effet, on se dirige promptement vers une conduite appaisée, moins "agressive", plus ludique que "à bout de perf' ".
Donc tout ceci engendre de nouvelles notions de véhicule, plus économiques ou alors "haut de gamme".
La fin du hit-parade est proche pour les roadsters "tape-cul" et survitaminés qui sont privilégé en France.
D'ailleurs l'espoir que mettent certains motards (irresponsables) de voir abroger en France la limite des "100 CV" est illusoire, puisque qu'une telle mesure est à l'étude au niveau européen. Les constructeurs qui continuent dans cette voie (survitamination de leurs modèles destinés au grand public) risquent de s'y casser les dents à plus ou moins long terme.
Les nouvelles attentes vont vers des motos certes performantes, sures, confortables, d'un design avenant (soit néo-rétro comme la Honda CB 1100 F, soit véritablement moderne comme la Yamaha MT-01/03 ou la manganesque Kawasaki Z1000), mais beaucoup moins "pousse-au-crime"...
Depuis quelques temps déjà, je me renseigne sur les prix de vente (hors-taxes et officiels évidemment) des motos neuves pratiqués en France et ailleurs en Europe (UE + Suisse).
Ceci avec un panel de modèles fort différents (type de moto, constructeur, nationalité, etc...), mais à chaques fois avec une finition et un équipement similaire ou tout au moins comparable entre le produit vendu en France et celui commercialisé à l'étranger.
En résultat de ma recherche, il apparait que les prix français (HT) sont souvent supérieurs, voire meme sensiblement supérieurs (parfois de plusieurs miliers d'Euros), à ceux pratiqués dans d'autres pays européens (sans pour autant atteindre ceux, exorbitants, pratiqués ou plutot extorqués par les importateurs suisses, les plus chers en Europe).
Dès lors, pourquoi n'entendons-nous pas parler d'importations parallèles ?
Ou pourquoi ne voyons-nous pas apparaitre des mandataires spécialisés pour moto ?
Que fait l'Etat français contre apparemment une entente cartellaire ou cet abus de position dominante ?
Et comment se justifient-ils, les importateurs officiels français des marques, sur cet état de fait ?
En conclusion :
Les démarches administratives et fiscales entre états européens tendant à se simplifier, il suffit bien souvent d'acquérir sa future moto en hors taxes dans le pays européen de son choix.
De demander au concessionnaire étranger de fournir le "Certificat d'homologation européen" (cela peut porter d'autres noms, mais c'est le meme papier administratif partout en Europe).
Il suffit qu'un seul pays de l'Union Européenne homologue un véhicule pour que celui-ci le soit dans tous les autres, dans la meme configuration évidemment) par le biais de son importateur (si ce n'est pas possible ou par oubli, l'importateur français est dans l'obligation de vous le fournir, pour autant que le véhicule soit homologué en France).
Ensuite, il suffit (si la moto est aussi homologuée ou limitée en moins de "100CV") de se rendre, avec la facture d'achat HT, dans un centre fiscal pour payer la TVA française et recevoir la "quitance fiscale" qui permettra avec le formulaire de demande d'immatriculation rempli, un justificatif de domicile et un d'identité, de finir sa démarche d'immatriculation en préfecture...
Voici un lien bien utile :
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F20780.xhtml
C'est bien plus simple qu'il n'y parait.
Des amis l'ont déjà fait (et plusieurs fois pour certains) et je pense que je vais me laisser tenter à le faire, vu que les importateurs français ne sont vraiment pas raisonnables dans leur prétentions financières et nous prennent pour des c*... Oups ?!? ... des pigeons !!!
A bon entendeur...

