Dossier
mis en ligne le : samedi 04 octobre 2008
Moto automatique : Mana vs DN-01 : 1 concept, 2 approches !
Pourvues de transmissions automatiques inédites, l’Aprilia Mana et la Honda DN 01 bousculent les usages dans le monde des « grosses cylindrées ». Opposées dans leur style comme dans leur comportement, elles visent pourtant le même public, en particulier par l’agrément de conduite précieux qu’elles distillent en utilisation urbaine. Reste alors à trancher entre l’exubérante japonaise et la trépidante italienne.
Rêve de longue date pour certains, innovation contre-nature pour d’autres, la moto automatique a toujours alimenté l’imaginaire motard. Autant dire que pour Honda et Aprilia (groupe Piaggio), la commercialisation de tels fleurons technologiques a d’abord été un brillant coup marketing. Mais derrière la bataille de l’image se cache aussi de réels enjeux commerciaux. Depuis quelques années, le marché du deux-roues avoue ainsi une nette tendance à l’urbanisation en Europe. Et si les scooters se sont largement imposés en 50 et 125 cm3, les motards semblent plus conservateurs et délaissent difficilement leurs rutilantes montures pour des maxi-scooters, sauf pour l’exception Yamaha T-max. Dans un tel contexte, les deux constructeurs offrent finalement une forme d’alternative avec ces motos automatiques et espèrent bien séduire ces motards réfractaires. Le pari est osé me direz-vous ! Je vous l’accorde, mais nul doute qu’en cas de succès, la rareté des modèles proposés garantirait un juteux retour sur investissement…
Concepts antagonistes
Bien qu’elles partagent leur mode de transmission, la Mana et la DN01 optent chacune pour un style spécifique, et affirmé ! D’une certaine manière, ces choix stylistiques reflètent d’ailleurs la vision des deux constructeurs quant au positionnement de la moto automatique. Derrière ses lignes fuyantes dignes d’un manga, la DN01 s’apparente à un bon compromis entre le scooter et la moto. Du premier, elle reprend la large et longue selle, le guidon rehaussé et la position « jambe en avant », de la seconde, la géométrie, l’agencement des commandes de freins et la taille de ses roues. Tout semble donc indiquer que la firme japonaise ne vise pas seulement les motards, mais aussi les propriétaires de maxi-scooters qui pourraient ainsi venir (ou revenir !) à la moto. De son côté, le style plus tranché de la Mana ne laisse planer aucun doute. Plus courte et finalement très proche d’une moto traditionnelle, l’italienne lorgne avant tout vers une clientèle moto. De la fourche inversée aux étriers radiaux en passant par le large guidon à diamètre variable, elle exhibe la parfaite panoplie du roadster de moyenne cylindrée, le tout dans une enveloppe saillante et soignée. L’ergonomie est d’ailleurs identique à la plupart des « Naked » actuels avec les jambes repliées et le buste légèrement basculé sur l’avant. Bref, la Mana revendique son appartenance à la confrérie des « gros cubes » tandis que la DN-01 laisse planer le doute.
La plus équipée n’est celle que l’on croit !
L’observation plus approfondie de nos deux montures semble pourtant contredire ces considérations purement esthétiques. En effet, derrière sa plastique typée moto, la Mana dissimule un équipement plutôt garni et devance même la Honda sur le thème du rangement. On y trouve ainsi un vaste coffre avec prise 12 v en lieu et place du traditionnel réservoir d’essence. Ce rangement s’ouvre électriquement par une commande implantée sur le comodo gauche et accueille royalement un casque intégral, du jamais vu sur une moto de grosse cylindrée ! Le tableau bord est assez complet et l’affichage se commande au guidon. Seul regret, il faut se contenter d’un voyant de passage en réserve en l’absence de vraie jauge à essence. Pourtant plus proche d’un scooter dans sa philosophie, la DN01 accuse sévèrement le coup côté aspects pratiques. Certes, le tableau de bord dispose d’une vraie jauge à essence, mais l’affichage se gère « à l’ancienne ». En outre, aucun espace de rangement n’est proposé, détail regrettable en utilisation quotidienne. La Honda se rattrape tout de même au chapitre de la sécurité avec son dispositif de freinage ABS-CBS qui mêle couplage des freins avant/arrière (à la pédale) et anti-blocage des roues. Pour les stationnements, la japonaise comme l’italienne se contentent de béquilles latérales, complétées par des freins de parking.
Custom confort contre roadster sport
Une fois en selle, Mana et DN-01 vous plonge chacune dans leur univers. Installé aux commandes de la Honda, la position est plutôt agréable et typique d’un custom. Les jambes sont détendues vers l’avant et tombent naturellement sur de larges marchepieds montés sur charnière. La selle basse et très moelleuse couplée aux suspensions souples jouent en faveur du confort. De son côté, le conducteur de la Mana est accueilli dans une ambiance plus exclusive. La selle assez haute ne facilite pas l’accès aux plus petits tandis que l’ensemble selle/suspension se révèle plus ferme que sur la japonaise. L’Aprilia n’est pas inconfortable pour une moto de son calibre, mais face à la délicatesse de la Honda, elle passerait presque pour une sportive ! Le phénomène est d’ailleurs flagrant à la mise en route des moteurs où la sonorité sage et les vibrations lissées de la DN-01 s’opposent aux battements plus rugueux de la Mana. En revanche, la protection est totalement négligée dans les deux cas, on est loin d’un maxi-scooter ou d’une moto GT à ce chapitre.
Trois modes de fonctionnement
Bien que les deux modèles optent pour des technologies différentes, leur fonctionnement est exactement similaire une fois en selle. Le conducteur a le choix entre un mode 100 % automatique type scooter et un mode semi manuel avec passage des vitesses séquentiel et indicateur de rapport engagé au compteur. Chaque moto garde ses particularités. Sur la Honda, on retrouve deux modes automatiques (normal ou sport) et le point neutre permet de débrayer la transmission, pour faire chauffer la moto par exemple. En mode manuel, les vitesses se passent uniquement au guidon. De son côté, l’Aprilia propose 3 modes automatiques (pluie, touring et sport). Si l’on déplore l’absence de point mort, le sélecteur au pied complète la palette au guidon pour engager les rapports en mode manuel. Côté moteur, la Honda hérite du bicylindre en V de 680 cm3 issu de la Deauville couplé à une transmission par cardan. La Mana opte pour sa part pour le bicylindre en V de 836 cm3 connu sur le Gilera GP800 et doté d’une transmission finale par chaîne (plus onéreuse et exigeante en entretien). Avec une puissance de 76,1 chevaux contre seulement 61 pour la DN-01, l’italienne prend les devants en matière de performances. Mais plus que l’efficacité pure, ce sont surtout les comportements que nous souhaitions étudier. En pratique, les deux modes automatiques sont parfaitement au point. Souplesse et répondant sont au rendez-vous et permettent de s’affranchir de la ville dans un confort remarquable. Dans cet exercice, l’embrayage automatique de la Honda a toutefois tendance à « décrocher » plus rapidement que celui de l’Aprilia qui garde davantage de frein moteur. S’il ne s’impose pas forcément en usage citadin, le mode manuel permet de mieux apprécier les caractères des mécaniques. Au guidon de la Honda, les montées en régime sont linéaires et la puissance arrive progressivement à partir des mi-régimes. Malheureusement, le moteur atteint le rupteur dès 8 000 tr/min, laissant le conducteur sur sa faim. Au contraire, l’Aprilia délivre son couple assez tôt et garde en même temps une allonge raisonnable. Le frein moteur est une fois encore supérieur au rétrogradage, ce qui garantie au final un comportement assez proche d’une moto traditionnelle. Celui de la DN-01 est moins prononcé, en particulier lorsqu’on rétrograde à bas et mi-régime. Ce comportement très lisse la rend au final moins joueuse que l’Aprilia en mode manuel.
Deux tempéraments !
Mais plus encore que les motorisations, c’est surtout le comportement routier qui permet de distinguer la Mana de la DN-01. L’empattement de la japonaise en fait une moto peu agile. Bien que confortable, la Honda peine un peu en conduite citadine. Son carénage proéminent affublé de larges rétroviseurs et son diamètre de braquage démesuré limitent sa capacité à se faufiler dans un trafic très dense. Heureusement, le centre de gravité assez bas rattrape le coup dès que la circulation se fluidifie. On apprécie en revanche sa stabilité à basse vitesse, et surtout son dispositif de freinage qui garantit des arrêts à plat et sans risque. De son côté, la Mana profite de sa partie-cycle légère pour s’illustrer en milieu urbain. Mieux encore que certains maxi-scooters, elle se manie avec facilité déconcertante. Sur routes plus dégagées, l’italienne se montre aussi très agréable à piloter. Vive, facile à placer et rigoureuse en virage, elle n’a rien à envier aux roadsters classiques. Le freinage est à la hauteur, particulièrement à l’avant où le mordant ne se fait pas attendre. En revanche, les plus exigeants lui reprocheront peut-être son assiette un peu axée sur l’arrière qui nuit à la précision en conduite soutenue. Malgré tout, l’italienne devance nettement la japonaise en usage intensif. Bien qu’assez stable en virage, cette dernière pâtit de sa garde au sol limitée et de son manque de vivacité en entrée de virage ou sur les changements d’angles. En revanche, la Honda distille un confort de conduite toujours irréprochable et permet de s’économiser sur long trajet tant que l’allure n’est pas trop élevée. La position plus exclusive de la Mana rend l’exercice bien plus usant.
Voir les essais Solo :
Aprilia 850 Mana
Honda DN01
Aprilia Mana 850
Prix : 9 399 €
Les +
Caractère moteur
Partie-cycle joueuse
Prix abordable
Coffre
Les -
Pas de point neutre
Confort selle
Pas de jauge à essence
Honda DN-01
Prix : 11 990 €
Les +
Style incomparable
Confort de conduite
Freinage ABS/CBS
Les -
Pas de rangement
Prix très élevé
Maniabilité
Concepts antagonistes
Bien qu’elles partagent leur mode de transmission, la Mana et la DN01 optent chacune pour un style spécifique, et affirmé ! D’une certaine manière, ces choix stylistiques reflètent d’ailleurs la vision des deux constructeurs quant au positionnement de la moto automatique. Derrière ses lignes fuyantes dignes d’un manga, la DN01 s’apparente à un bon compromis entre le scooter et la moto. Du premier, elle reprend la large et longue selle, le guidon rehaussé et la position « jambe en avant », de la seconde, la géométrie, l’agencement des commandes de freins et la taille de ses roues. Tout semble donc indiquer que la firme japonaise ne vise pas seulement les motards, mais aussi les propriétaires de maxi-scooters qui pourraient ainsi venir (ou revenir !) à la moto. De son côté, le style plus tranché de la Mana ne laisse planer aucun doute. Plus courte et finalement très proche d’une moto traditionnelle, l’italienne lorgne avant tout vers une clientèle moto. De la fourche inversée aux étriers radiaux en passant par le large guidon à diamètre variable, elle exhibe la parfaite panoplie du roadster de moyenne cylindrée, le tout dans une enveloppe saillante et soignée. L’ergonomie est d’ailleurs identique à la plupart des « Naked » actuels avec les jambes repliées et le buste légèrement basculé sur l’avant. Bref, la Mana revendique son appartenance à la confrérie des « gros cubes » tandis que la DN-01 laisse planer le doute.
La plus équipée n’est celle que l’on croit !
L’observation plus approfondie de nos deux montures semble pourtant contredire ces considérations purement esthétiques. En effet, derrière sa plastique typée moto, la Mana dissimule un équipement plutôt garni et devance même la Honda sur le thème du rangement. On y trouve ainsi un vaste coffre avec prise 12 v en lieu et place du traditionnel réservoir d’essence. Ce rangement s’ouvre électriquement par une commande implantée sur le comodo gauche et accueille royalement un casque intégral, du jamais vu sur une moto de grosse cylindrée ! Le tableau bord est assez complet et l’affichage se commande au guidon. Seul regret, il faut se contenter d’un voyant de passage en réserve en l’absence de vraie jauge à essence. Pourtant plus proche d’un scooter dans sa philosophie, la DN01 accuse sévèrement le coup côté aspects pratiques. Certes, le tableau de bord dispose d’une vraie jauge à essence, mais l’affichage se gère « à l’ancienne ». En outre, aucun espace de rangement n’est proposé, détail regrettable en utilisation quotidienne. La Honda se rattrape tout de même au chapitre de la sécurité avec son dispositif de freinage ABS-CBS qui mêle couplage des freins avant/arrière (à la pédale) et anti-blocage des roues. Pour les stationnements, la japonaise comme l’italienne se contentent de béquilles latérales, complétées par des freins de parking.
Custom confort contre roadster sport
Une fois en selle, Mana et DN-01 vous plonge chacune dans leur univers. Installé aux commandes de la Honda, la position est plutôt agréable et typique d’un custom. Les jambes sont détendues vers l’avant et tombent naturellement sur de larges marchepieds montés sur charnière. La selle basse et très moelleuse couplée aux suspensions souples jouent en faveur du confort. De son côté, le conducteur de la Mana est accueilli dans une ambiance plus exclusive. La selle assez haute ne facilite pas l’accès aux plus petits tandis que l’ensemble selle/suspension se révèle plus ferme que sur la japonaise. L’Aprilia n’est pas inconfortable pour une moto de son calibre, mais face à la délicatesse de la Honda, elle passerait presque pour une sportive ! Le phénomène est d’ailleurs flagrant à la mise en route des moteurs où la sonorité sage et les vibrations lissées de la DN-01 s’opposent aux battements plus rugueux de la Mana. En revanche, la protection est totalement négligée dans les deux cas, on est loin d’un maxi-scooter ou d’une moto GT à ce chapitre.
Trois modes de fonctionnement
Bien que les deux modèles optent pour des technologies différentes, leur fonctionnement est exactement similaire une fois en selle. Le conducteur a le choix entre un mode 100 % automatique type scooter et un mode semi manuel avec passage des vitesses séquentiel et indicateur de rapport engagé au compteur. Chaque moto garde ses particularités. Sur la Honda, on retrouve deux modes automatiques (normal ou sport) et le point neutre permet de débrayer la transmission, pour faire chauffer la moto par exemple. En mode manuel, les vitesses se passent uniquement au guidon. De son côté, l’Aprilia propose 3 modes automatiques (pluie, touring et sport). Si l’on déplore l’absence de point mort, le sélecteur au pied complète la palette au guidon pour engager les rapports en mode manuel. Côté moteur, la Honda hérite du bicylindre en V de 680 cm3 issu de la Deauville couplé à une transmission par cardan. La Mana opte pour sa part pour le bicylindre en V de 836 cm3 connu sur le Gilera GP800 et doté d’une transmission finale par chaîne (plus onéreuse et exigeante en entretien). Avec une puissance de 76,1 chevaux contre seulement 61 pour la DN-01, l’italienne prend les devants en matière de performances. Mais plus que l’efficacité pure, ce sont surtout les comportements que nous souhaitions étudier. En pratique, les deux modes automatiques sont parfaitement au point. Souplesse et répondant sont au rendez-vous et permettent de s’affranchir de la ville dans un confort remarquable. Dans cet exercice, l’embrayage automatique de la Honda a toutefois tendance à « décrocher » plus rapidement que celui de l’Aprilia qui garde davantage de frein moteur. S’il ne s’impose pas forcément en usage citadin, le mode manuel permet de mieux apprécier les caractères des mécaniques. Au guidon de la Honda, les montées en régime sont linéaires et la puissance arrive progressivement à partir des mi-régimes. Malheureusement, le moteur atteint le rupteur dès 8 000 tr/min, laissant le conducteur sur sa faim. Au contraire, l’Aprilia délivre son couple assez tôt et garde en même temps une allonge raisonnable. Le frein moteur est une fois encore supérieur au rétrogradage, ce qui garantie au final un comportement assez proche d’une moto traditionnelle. Celui de la DN-01 est moins prononcé, en particulier lorsqu’on rétrograde à bas et mi-régime. Ce comportement très lisse la rend au final moins joueuse que l’Aprilia en mode manuel.
Deux tempéraments !
Mais plus encore que les motorisations, c’est surtout le comportement routier qui permet de distinguer la Mana de la DN-01. L’empattement de la japonaise en fait une moto peu agile. Bien que confortable, la Honda peine un peu en conduite citadine. Son carénage proéminent affublé de larges rétroviseurs et son diamètre de braquage démesuré limitent sa capacité à se faufiler dans un trafic très dense. Heureusement, le centre de gravité assez bas rattrape le coup dès que la circulation se fluidifie. On apprécie en revanche sa stabilité à basse vitesse, et surtout son dispositif de freinage qui garantit des arrêts à plat et sans risque. De son côté, la Mana profite de sa partie-cycle légère pour s’illustrer en milieu urbain. Mieux encore que certains maxi-scooters, elle se manie avec facilité déconcertante. Sur routes plus dégagées, l’italienne se montre aussi très agréable à piloter. Vive, facile à placer et rigoureuse en virage, elle n’a rien à envier aux roadsters classiques. Le freinage est à la hauteur, particulièrement à l’avant où le mordant ne se fait pas attendre. En revanche, les plus exigeants lui reprocheront peut-être son assiette un peu axée sur l’arrière qui nuit à la précision en conduite soutenue. Malgré tout, l’italienne devance nettement la japonaise en usage intensif. Bien qu’assez stable en virage, cette dernière pâtit de sa garde au sol limitée et de son manque de vivacité en entrée de virage ou sur les changements d’angles. En revanche, la Honda distille un confort de conduite toujours irréprochable et permet de s’économiser sur long trajet tant que l’allure n’est pas trop élevée. La position plus exclusive de la Mana rend l’exercice bien plus usant.
Voir les essais Solo :
Aprilia 850 Mana
Honda DN01
Aprilia Mana 850
Prix : 9 399 €
Les +
Caractère moteur
Partie-cycle joueuse
Prix abordable
Coffre
Les -
Pas de point neutre
Confort selle
Pas de jauge à essence
Honda DN-01
Prix : 11 990 €
Les +
Style incomparable
Confort de conduite
Freinage ABS/CBS
Les -
Pas de rangement
Prix très élevé
Maniabilité
Si la Mana et la DN-01 jouent avec la même arme, ce comparatif démontre que chacune propose son approche de la moto automatique. Plutôt destinée aux motards initiés, la Mana ne dénature aucunement l’esprit sportif de la moto. Son mode automatique est présent pour les moments difficiles (ville, pluie…), mais son mode manuel efficace en fait aussi une moto sensationnelle à piloter sur routes, comparable à un roadster classique de sa cylindrée. Elle y ajoute même un net plus en matière d’aspect pratique avec son coffre à casque. De son côté, la DN-01 fournit une approche différente, pour ne pas dire opposée. Plus sage, elle privilégie plutôt la facilité d’exploitation et la sécurité pour séduire les nouveaux venus à la moto ou les motards pour qui les performances ne sont pas la priorité. Si l’on regrette un peu l’absence de rangement et le manque d’agilité en ville, le style atypique de la japonaise et son précieux confort de conduite en font une vraie moto plaisir au quotidien et aussi un engin fashion. Reste alors à privilégier l’approche la plus adaptée à ses besoins ou à ses envies, avec tout de même autre une donnée importante à prendre en considération. Affichée à 11 990 €, la Honda DN-01 fait payer cher sa différence alors qu’à 9 399 €, l’Aprilia Mana bénéficie d’un tarif nettement plus concurrentiel. Cet argument pourrait aussi faire pencher la balance.
Réaction(s) (1)
1 | écrit le lundi 06 octobre 2008 à 11h58 par TSEMAH
LA MANA EST UNE VRAIE REUSSITE
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