Dossier
mis en ligne le : jeudi 04 juin 2009
Derbi Mulhacén 125 vs Daelim Roadwin 125, le must du roadster 125 !

Moto atypique, la Derbi Mulhacén est appréciée pour son style inédit, à mi-chemin entre trail et roadster, et les performances de son virulent moteur Piaggio. Elle ne se brade toutefois pas, ce qui fait le jeu de certaines de ses rivales, dont la Daelim Roadwin FI, nettement moins chère et de ce fait meilleure vente de la catégorie…
Photos | Vidéo
Avec sa roue avant de 18 pouces, son vaillant monocylindre à refroidissement liquide et son look atypique, la Derbi donne du souci aux ténors du segment, à commencer par la Daelim Roadwin. De conception plus ancienne, mais dotée d’une alimentation par injection électronique depuis 2008.
Toutes deux bénéficient d'un gabarit agréable et d'une esthétique flatteuse, prompte à faire oublier leur petite cylindrée et à s'offrir à tout gabarit. Pas réellement pratiques, ni rationnelles, ces deux motos jouent davantage sur la rigueur de leur partie-cycle et sur leur légèreté pour séduire. Performantes, elles sont principalement des motos "coup de coeur", de celles qui font primer le plaisir. A ce titre, la Derbi prend même une avance significative.
Café racers
Au petit jeu du paraître, la Mulhacén remporte la manche. Dans la cour des Café Racers, le style épuré d'inspiration scrambler de la petite Derbi fait en effet sensation. Valorisante, très homogène, elle éveille autant la curiosité que l'intérêt des passants. Plus commune, malgré ses guidons demi-bracelets et son petit sabot, la Roadwin séduit par son aspect propre et par son gabarit supérieur à la moyenne. Autre point fort de la Daelim : elle a conservé quelques aspects pratiques pour se faire apprécier au quotidien. La boucle arrière intègre ainsi quatre ergots d'arrimage de bagage, un accroche-casque à serrure et un arceau inférieur de chaque côté (qui fait un peu doublon avec les ergots). Elle conserve également une béquille centrale. Tout comme la Mulhacén, la Roadwin intègre un petit coffre sous la selle passager. Prix à payer pour cet équipement, la Coréenne affiche 25 kilos de plus que sa rivale…
Pour sa part, la Derbi joue à fond la carte du confort et de la polyvalence. Elle privilégie donc logiquement le duo occasionnel. En complément d'une selle monobloc épaisse et confortable (qui fait des envieux côté Coréen), la Derbi propose une poignée minimaliste pouvant également faire office de point d'accroche pour des tendeurs. Elle adopte également des repose-pieds caoutchoutés qui filtrent les vibrations. Voilà qui change du simple strapontin de la Roadwin et de ses repose-pieds racing.
Digitale contre analogique
Enfin, quelle que soit votre taille, la Mulhacén vous accueillera volontiers. Étroites et donc idéales pour les petites jambes, l'assise comme la partie-cycle permettent de facilement poser les pieds au sol. La Daelim est un peu plus sélective, et vous reçoit plus volontiers dès les 1m70 dépassés.
L'instrumentation de bord fait également la différence. La Daelim, rustique et vieille école, joue sur le côté "sport" du tout aiguille rouge sur fond blanc. Du compteur à la jauge d’essence intégrée au compte-tours, en passant par le tout rouleau des totaliseurs kilométriques, on en vient à apprécier l'instrumentation entièrement digitale de la Mulhacén. Si son aspect est un peu brut de décoffrage, on retrouve par contre une multitude d'informations accessibles via le bouton mode. La vitesse est immédiatement lisible, il est même possible de retenir la maximale et de calculer la vitesse moyenne. Tous ces paramètres s'affichent en alternance avec d'autres fonctions plus futiles. Ainsi, le compte-tours peut être secondé par un affichage numérique, et l’horloge (absente sur la Roadwin) peut céder sa place à la charge de batterie ou à un chronomètre. L'instrumentation intègre également un indicateur de maintenance, un témoin de température moteur et un rappel de niveau d'essence. Un tableau sans faute.
Scrambler ou sportster ?
Les différences d'ergonomie et de confort sont énormes. Entre une Mulhacén très orientée “vintage” et une Roadwin plutôt sportive dans sa définition, on fait le grand écart. Sur la Derbi, le guidon large et plat écarte les bras tout en redressant le dos et en éloignant les fesses sur la selle. L'effet visuel est garanti, et les sensations sont amplifiées, tout comme le plaisir. Sur la Daelim, on adopte une position compacte autour du réservoir. Les demi-guidons mettent en appui sur les poignets et les jambes sont repliées, bref, l'ambiance à bord mêle sport et roadster. A chacun son style.
La Mulhacén affiche rigueur et précision. Rassurante, l'Espagnole exploite pleinement l'inertie due à sa roue avant plus grande pour faciliter la remonté des files ou la négociation d'un virage serré. De fait, la Derbi élimine naturellement les réactions parasites.
Moins agréable en ville, la Roadwin accuse le coup. Sa direction un tantinet lourde, son poids supérieur et une pneumatique d'origine "entrée de gamme" la font passer pour pataude, alors qu'elle profite simplement de son poids et de son gabarit supérieur pour se stabiliser. Moins dynamique, beaucoup plus vibrante, la Daelim évolue du coup en douceur entre les rétroviseurs, et profite de ses guidons moins larges pour se faufiler. Mais au jeu du slalom rapide, c'est encore une fois la Derbi qui se libère le plus rapidement. Avec son empattement plus court de 74 mm, elle est plus maniable et tourne plus court. Elle n'en est pas moins très stable sur route.
On aurait effectivement pu croire la Derbi moins à l'aise hors agglomération. Avec son style et son gabarit urbain, elle est pourtant également efficace sur route. Son amortissement de qualité répond présent à la moindre sollicitation, et elle avale les bosses et les kilomètre avec aisance. Le contraste est même saisissant avec le côté sec et ferme de la Roadwin. Si la Coréenne se retrouve du coup plus incisive sur route, elle perd en revanche grandement en confort. Le compromis et l'accord de suspension trouvés par Derbi sont bien meilleurs.
Niveau sécurité, nous avons particulièrement apprécié l'homogénéité de la partie-cycle de la Mulhacén et sa capacité à beaucoup pardonner. Joueuse et rigoureuse, elle est plus agréable que la Daelim dans les petits enchaînements de virages, d'autant plus que son moteur la seconde à merveille.
Chacun sa route
En disparaissant sous son pilote et en lui écartant les bras, la Mulhacén expose les épaules à la pression de l'air. Et ceci même si la petite casquette de phare évite les turbulences et épargne les cervicales. Le gros réservoir de la Coréenne et la possibilité de mieux serrer la moto entre les jambes sont plus efficaces sur un long trajet effectué à “haute” vitesse.
Avec 106 km/h réels, la Roadwin met plus de temps à se lancer que la Mulhacén et ne la rattrape jamais, même avec une vitesse de moins dans la boîte. Difficile en effet pour le petit bloc de conception ancienne et ses 13,5 ch. de rivaliser avec l'énergie et la force du moteur Derbi. Non content d'afficher 111 km/h en pointe, le monocylindre Piaggio à refroidissement liquide de la Mulhacén ne fait pas dans le détail. Que ce soit au démarrage, en reprise ou même en agrément, l'Espagnole montre un talent certain. Le niveau de vibrations contenu, surtout au regard du côté massant et bruyant du bloc coréen, contribue au bien être à bord de la Derbi. Autant dire que l'on se rabat vite sur la souplesse moteur de la Daelim pour se consoler.
Freinage meilleur sur la Roadwin
Seul point en faveur de la Roadwin : le freinage. Quelques situations d'urgence nous auront permis d'apprécier la puissance et l'excellent feeling des éléments de la Coréenne, y compris sur l'angle. La fourche souple à grand débattement de la Derbi plonge d'avantage sur les gros freinages, et l'étrier double piston manque de mordant. Il assure cependant si on y met la force. Autre point, le disque de frein est peut être beau, mais il est ressenti comme trop fin, et sa tendance à couiner agace rapidement. Ce point mériterait d'être amélioré. Au moins, le frein arrière n'appelle aucune critique, il fait même un excellent régulateur d'allure.
Toutes deux bénéficient d'un gabarit agréable et d'une esthétique flatteuse, prompte à faire oublier leur petite cylindrée et à s'offrir à tout gabarit. Pas réellement pratiques, ni rationnelles, ces deux motos jouent davantage sur la rigueur de leur partie-cycle et sur leur légèreté pour séduire. Performantes, elles sont principalement des motos "coup de coeur", de celles qui font primer le plaisir. A ce titre, la Derbi prend même une avance significative.
Café racers
Au petit jeu du paraître, la Mulhacén remporte la manche. Dans la cour des Café Racers, le style épuré d'inspiration scrambler de la petite Derbi fait en effet sensation. Valorisante, très homogène, elle éveille autant la curiosité que l'intérêt des passants. Plus commune, malgré ses guidons demi-bracelets et son petit sabot, la Roadwin séduit par son aspect propre et par son gabarit supérieur à la moyenne. Autre point fort de la Daelim : elle a conservé quelques aspects pratiques pour se faire apprécier au quotidien. La boucle arrière intègre ainsi quatre ergots d'arrimage de bagage, un accroche-casque à serrure et un arceau inférieur de chaque côté (qui fait un peu doublon avec les ergots). Elle conserve également une béquille centrale. Tout comme la Mulhacén, la Roadwin intègre un petit coffre sous la selle passager. Prix à payer pour cet équipement, la Coréenne affiche 25 kilos de plus que sa rivale…
Pour sa part, la Derbi joue à fond la carte du confort et de la polyvalence. Elle privilégie donc logiquement le duo occasionnel. En complément d'une selle monobloc épaisse et confortable (qui fait des envieux côté Coréen), la Derbi propose une poignée minimaliste pouvant également faire office de point d'accroche pour des tendeurs. Elle adopte également des repose-pieds caoutchoutés qui filtrent les vibrations. Voilà qui change du simple strapontin de la Roadwin et de ses repose-pieds racing.
Digitale contre analogique
Enfin, quelle que soit votre taille, la Mulhacén vous accueillera volontiers. Étroites et donc idéales pour les petites jambes, l'assise comme la partie-cycle permettent de facilement poser les pieds au sol. La Daelim est un peu plus sélective, et vous reçoit plus volontiers dès les 1m70 dépassés.
L'instrumentation de bord fait également la différence. La Daelim, rustique et vieille école, joue sur le côté "sport" du tout aiguille rouge sur fond blanc. Du compteur à la jauge d’essence intégrée au compte-tours, en passant par le tout rouleau des totaliseurs kilométriques, on en vient à apprécier l'instrumentation entièrement digitale de la Mulhacén. Si son aspect est un peu brut de décoffrage, on retrouve par contre une multitude d'informations accessibles via le bouton mode. La vitesse est immédiatement lisible, il est même possible de retenir la maximale et de calculer la vitesse moyenne. Tous ces paramètres s'affichent en alternance avec d'autres fonctions plus futiles. Ainsi, le compte-tours peut être secondé par un affichage numérique, et l’horloge (absente sur la Roadwin) peut céder sa place à la charge de batterie ou à un chronomètre. L'instrumentation intègre également un indicateur de maintenance, un témoin de température moteur et un rappel de niveau d'essence. Un tableau sans faute.
Scrambler ou sportster ?
Les différences d'ergonomie et de confort sont énormes. Entre une Mulhacén très orientée “vintage” et une Roadwin plutôt sportive dans sa définition, on fait le grand écart. Sur la Derbi, le guidon large et plat écarte les bras tout en redressant le dos et en éloignant les fesses sur la selle. L'effet visuel est garanti, et les sensations sont amplifiées, tout comme le plaisir. Sur la Daelim, on adopte une position compacte autour du réservoir. Les demi-guidons mettent en appui sur les poignets et les jambes sont repliées, bref, l'ambiance à bord mêle sport et roadster. A chacun son style.
La Mulhacén affiche rigueur et précision. Rassurante, l'Espagnole exploite pleinement l'inertie due à sa roue avant plus grande pour faciliter la remonté des files ou la négociation d'un virage serré. De fait, la Derbi élimine naturellement les réactions parasites.
Moins agréable en ville, la Roadwin accuse le coup. Sa direction un tantinet lourde, son poids supérieur et une pneumatique d'origine "entrée de gamme" la font passer pour pataude, alors qu'elle profite simplement de son poids et de son gabarit supérieur pour se stabiliser. Moins dynamique, beaucoup plus vibrante, la Daelim évolue du coup en douceur entre les rétroviseurs, et profite de ses guidons moins larges pour se faufiler. Mais au jeu du slalom rapide, c'est encore une fois la Derbi qui se libère le plus rapidement. Avec son empattement plus court de 74 mm, elle est plus maniable et tourne plus court. Elle n'en est pas moins très stable sur route.
On aurait effectivement pu croire la Derbi moins à l'aise hors agglomération. Avec son style et son gabarit urbain, elle est pourtant également efficace sur route. Son amortissement de qualité répond présent à la moindre sollicitation, et elle avale les bosses et les kilomètre avec aisance. Le contraste est même saisissant avec le côté sec et ferme de la Roadwin. Si la Coréenne se retrouve du coup plus incisive sur route, elle perd en revanche grandement en confort. Le compromis et l'accord de suspension trouvés par Derbi sont bien meilleurs.
Niveau sécurité, nous avons particulièrement apprécié l'homogénéité de la partie-cycle de la Mulhacén et sa capacité à beaucoup pardonner. Joueuse et rigoureuse, elle est plus agréable que la Daelim dans les petits enchaînements de virages, d'autant plus que son moteur la seconde à merveille.
Chacun sa route
En disparaissant sous son pilote et en lui écartant les bras, la Mulhacén expose les épaules à la pression de l'air. Et ceci même si la petite casquette de phare évite les turbulences et épargne les cervicales. Le gros réservoir de la Coréenne et la possibilité de mieux serrer la moto entre les jambes sont plus efficaces sur un long trajet effectué à “haute” vitesse.
Avec 106 km/h réels, la Roadwin met plus de temps à se lancer que la Mulhacén et ne la rattrape jamais, même avec une vitesse de moins dans la boîte. Difficile en effet pour le petit bloc de conception ancienne et ses 13,5 ch. de rivaliser avec l'énergie et la force du moteur Derbi. Non content d'afficher 111 km/h en pointe, le monocylindre Piaggio à refroidissement liquide de la Mulhacén ne fait pas dans le détail. Que ce soit au démarrage, en reprise ou même en agrément, l'Espagnole montre un talent certain. Le niveau de vibrations contenu, surtout au regard du côté massant et bruyant du bloc coréen, contribue au bien être à bord de la Derbi. Autant dire que l'on se rabat vite sur la souplesse moteur de la Daelim pour se consoler.
Freinage meilleur sur la Roadwin
Seul point en faveur de la Roadwin : le freinage. Quelques situations d'urgence nous auront permis d'apprécier la puissance et l'excellent feeling des éléments de la Coréenne, y compris sur l'angle. La fourche souple à grand débattement de la Derbi plonge d'avantage sur les gros freinages, et l'étrier double piston manque de mordant. Il assure cependant si on y met la force. Autre point, le disque de frein est peut être beau, mais il est ressenti comme trop fin, et sa tendance à couiner agace rapidement. Ce point mériterait d'être amélioré. Au moins, le frein arrière n'appelle aucune critique, il fait même un excellent régulateur d'allure.
Peu intimidante et très naturelle, la Derbi joue de ses proportions compactes et de son poids plume pour évoluer facilement en tout type de circonstance et d'environnement. Avec sa position de conduite décontractée, on comprend vite qu'elle ne joue pas sur le même terrain que la Roadwin, tant au niveau agrément qu'au niveau mécanique. Un beau jouet, que l’on a autant de plaisir à conduire qu’à contempler à la terrasse d’un café.
Plus consensuelle de lignes, mais néanmoins séduisante, la Daelim Roadwin FI joue pour sa part la carte de la sobriété et bénéficie, surtout, d’un excellent rapport qualité/prix qui ne manquera pas d’interpeller au moment du choix.

Réaction(s) (4)
1 | écrit le vendredi 05 juin 2009 à 00h04 par rene
2 bonnes motos assurément, dans 2 style différents; classique pour la Daelim jusqu'au moteur "à air", néo scrambler pour la Derbi mais avec un moteur dernier cri. A choisir selon sa taille à mon avis (plus ou moins 1.75m) et selon ses priorités. Paradoxalement et par rapport ce qu'on attend d'une 125 au quotidien, je pense que la Derbi est plus consensuel qu'elle n'y parait (efficacité, confort). D'où l'intérêt de toutes les essayer avant d'acheter histoire de balayer les préjugés. Même entre une Terra et une Mulhacen de même marque, vous seriez étonné du confort de cette dernière...
2 | écrit le mercredi 01 juillet 2009 à 13h48 par Havoc_du_ForuMZ
Pas tout à fait d'accord avec votre sous-titre. Malgré le petit coup de jeune apporté par Derbi, le must du roadster en 125 reste la MZ RT, indépassable en fiabilité, en confort et en puissance, dans cette catégorie. Selon moi, elle représente le meilleur compromis.
3 | écrit le vendredi 03 juillet 2009 à 07h59 par rene
Tout à fait d'accord avec toi Havoc. J'aimerais voir davantage les MZ sur nos routes d'autant que la marque est revenue dans son giron allemand (reprise par un ancien champion de moto) et devrait se développer. Les consommables d'entretien (filtres plaquettes...) sont communs avec d'autres motos. La MZ est ma seconde moto que je partage avec mon fils de 17ans. Je la considère davantage comme une 250cm3 au vu de ses capacités qu'une 125cm3 tant on peut voyager loin et à bon train (cruising à 110kmh sans problème). Je feras le classement suivant comme motos 125 polyvalente et fiable (plus ou moins dans l'ordre... et j'en oublie): 1/MZ rt- 2/Honda Varadero et Shadow- 3/Daelim Roadwin Roadsport et Custom- 4/kymco Quannon- 5/Derbi Mulhacen GPR et Terra- 6/HM 1 (Moto Hispania) 7/Yam YZF et YBR- 8/Honda CBF CBR et XL- Suzuki SM... et autres versions Sm et Sx pour les plus grands (MZ YAM...)
4 | écrit le mardi 13 octobre 2009 à 13h46 par oliver
A quand un match mulhacen, mz rt ! 
Occasions moto
Actuellement
11227
annonces | + d'annonces | Votre annonce ICI
|
Boutique
.: Tags :.
|
![]() |
|
Partenaires
![]() ![]() ![]() ![]() |
|









