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mis en ligne le : mercredi 05 mai 2010

Portes ouvertes circuit FFM, partie 1 : en piste

Texte : Maya | Photos : Eric Breuillac
Le 21 avril dernier avait lieu l’inauguration de la saison des Journées portes ouvertes (POC) de la FFM sur le circuit Carole (93) en Ile-de-France. Destinées à faire découvrir la piste à tou(te)s les motard(e)s n’ayant jamais posé leurs pneus sur un circuit pour 45 petits euros, ces 24 rendez-vous répartis sur tout le territoire hexagonal sont la bonne occasion pour s’initier aux bases du pilotage en bénéficiant des conseils de moniteurs diplômés, pilotes ou anciens pilotes de renom.

Et c’est donc ce qu’a fait votre serviteur, totalement novice en la matière, avec une moto spécialement prêtée à cet effet, mais en 125 cm3, histoire de confirmer que l’on peut tout de même s’amuser avec un huitième de litre, sans complexes. Et à ce petit jeu, la Derbi GPR dans sa belle livrée noire et rouge, n’a pas déçu. Elle fut surtout la compagne idéale des deux premiers roulages, pour la découverte des joies du déhanchement, de la prise d’angle et de la trajectoire, sans oublier le freinage.

Pour corser un peu l’affaire tout de même et puisque nous l’avions justement en essai cette même semaine, nous avons aussi roulé avec une Verte, l’originale Kawasaki 250 Ninja, pendant les deux dernières sessions. Cela dit, preuve est faite que l’on peut aller frotter les repose-pieds avec des cylindrées modestes et des machines du quotidien que tout un chacun peut conduire. Récit de cette journée exaltante.

La journée s’annonce belle, une bonne nouvelle pour cette première, que la pluie aurait pu gâcher en ce début de printemps.

 

10 h : Arrivée


Eric, le photographe de la rédaction qui m’accompagne, et moi arrivons au circuit Carole. Et il y a du monde ! Nous nous dirigeons vers le stand FFM non loin de l’entrée de la piste, où je dois confirmer ma venue, mettre un petit bracelet blanc catégorie « invités » et prendre mon pass circuit AMV (partenaire de la FFM), qui m’assurera pour les roulages en responsabilité civile et dommages corporels pilote, au tarif journalier de 28 (€). Je serai dans le groupe 4, avec les invités d’AMV. Les partenaires de la FFM (AMV, Kawasaki…) avaient en effet le loisir d’inviter un certain nombre de leurs clients à venir rouler lors de cette inauguration.

A première vue, je serai bien la seule à rouler en 125 cm3…! D’ailleurs, à mon étonnement, bien peu ici ont l’air de vrais débutants et seules quelques motos sont celles du commun des motards, une ER6 par-ci, une 1200 GS (si, si) par là, la majorité des motards subissant l’appel de la piste s’exprimant il est vrai davantage sur des gros roadsters type Z1000 ou des hypersports genre R1. Les invités notamment, dont plusieurs sont même des pistards confirmés, sont là avec de vrais missiles préparés pour exploser le chrono.

Mais enfin il y a de tout et l’ambiance matinale est bon enfant, tous et toutes (car j’ai déjà repéré plusieurs gentes dames adeptes de l’angle maximum) à l’aise dans leur combi, tous sliders dehors. Nous croisons Charles Krajka, directeur technique de la FFM, qui part en croisade contre les défauts de certains équipementiers, mais nous nous rappelons alors qu’il est peut-être temps d’aller se renseigner sur l’heure de départ de mon groupe, étant donné que le 1 et le 2 ont déjà fini leur première session et que le 3 se prépare. Et justement, le briefing a déjà commencé !

11 h Premier briefing : sécurité


Heureusement, je n’ai pas raté grand-chose. Loic, de la FFM, nous explique rapidement les objectifs de cette journée et des portes ouvertes en général (voir son interview). Puis Eric Mizera et Laurent Brian (interviewé plus loin lui aussi), deux pilotes chevronnés des championnats d’endurance FIM et superbike français qui nous prodigueront leurs précieux conseils à chaque briefing, nous rappellent les règles de sécurité de base sur le circuit, alors que cette première session se veut « soft », histoire de découvrir le tracé de Carole : les plus rapides devront faire attention aux plus lents lors des dépassements, se diriger vers l’intérieur du circuit en cas de chute, ne pas essayer de relever la moto, le sens des différentes couleur de drapeau…

Et c’est parti, groupe 4 en pré-grille ! Finalement, je me dis que c’est mieux pour moi d’avoir atterri dans ce groupe on ne peut plus restreint (les autres comptent bien entre 25 et 30 personnes), bien que les 7 gaillards invités par AMV aient l’air de vouloir en découdre avec leurs machines de guerre (dans le lot Street Triple, R1, 848, toutes préparées pour la piste)…
Le départ se fait en file indienne, encadré par les commissaires de piste, chacun son tour, et voici justement le mien…

Pas question de tenter quoi que ce soit qui ressemblerait à du pilotage pour ces premiers tours, je pars en reconnaissance : gauche, droite, pif-paf (deux virages très rapprochés), parabolique, la petite ligne droite, épingle à droite devant les stands, un tour puis plusieurs, et lorsque le drapeau rouge se lève pour annoncer la fin du roulage, je ne les ai pas vus passer ! En revanche, j’ai bien vu et entendu tous les autres me dépasser, normal somme toute, mais la petite Derbi n’a pas démérité et m’a mise en confiance. La prochaine session devrait permettre de la pousser davantage.

12 h – 13 h 30 La pause


Compte tenu de l’heure, le groupe 4 ne pourra pas faire son deuxième roulage ce matin, alors j’en profite pour interviewer Jean-François Bohin, le président du club Avenir Moto, chargé par la FFM d’organiser la logistique de cette journée, très cordial. Nous nous rendons ensuite sous la grande tente où vont s’exprimer Jaques Bolle, président de la FFM, ainsi que les représentants des partenaires, AMV, Kawasaki, Metzeler, Scorpion et Elf, avant le « pot de l’amitié » et le buffet. Le soleil commence à se faire sentir sous la combinaison et cette petite pause « restauration » est bienvenue. Eric et moi en profitons pour faire le point sur le programme chargé de l’après-midi, car en fait nous sommes là pour travailler…

13 h 30 Deuxième briefing : position


Nous retournons ensuite au QG briefing à l’autre bout du circuit, près de l’entrée, où officient nos maîtres Eric et Laurent. Une ER6-f blanche trône sur sa béquille, sur laquelle le moniteur nous explique le déhanchement et l’ouverture du genou, qui doivent permettre de prendre les virages à vive allure sans avoir prendre trop d’angle (quoique…), pour rester sur ses deux roues !

Cela commence vraiment à devenir intéressant et nos professeurs expliquent très bien tous ces gestes techniques peu naturels pour les débutants : sortir la fesse, plier un bras, ouvrir le genou, tourner la pointe du pied vers la platine… Cela a l’air si simple lorsqu’ils le font ! Une jeune femme vient se joindre à notre groupe, arrivée trop tard pour le premier round, deuxième représentante féminine totalement débutante avec moi dans ce groupe. Parfait pour l’interview d’un participant novice, tout à l’heure.

Mais pour le moment, en selle, avec le gilet jaune fluo pour être bien vue par ceux qui bombardent ! Connaissant un peu le circuit désormais, il est plus facile d’anticiper et de se concentrer sur la position : la sortie de fesse est bien timide, le genou hésite, le bras ne veut pas plier, bref, ce n’est pas encore ça. En revanche, la Derbi s’amuse et j’apprécie la précision de son train avant, son agilité à la mise sur l’angle et son freinage puissant et progressif, rassurant. Je descends de son guidon avec l’agréable sensation d’avoir fait un grand pas dans l’histoire de mon expérience motocycliste.

Avant la 3ème séance, pendant que les autres groupes prennent leur leçon et roulent, nous avons le temps d’arpenter les paddocks et d’aller interroger l’assistant marketing de Kawasaki, parler un peu avec les invités du constructeur qui essayent la nouvelle gamme (dont la Ninja 250, comme la nôtre) et d’aller aux toilettes !

15 h Troisième briefing : trajectoire


Les choses se précisent : comment aborder un virage à gauche, à droite, avec le maximum d’efficacité ? Position sur la piste avant le contre-braquage, regard, point de corde, vibreurs (en rouge et blanc placés à l’intérieur de la courbe), sortie et réaccélération… Où l’on se rend compte que chaque trajectoire est un savant calcul et que quelques millimètres peuvent changer la donne et faire gagner ou perdre quelques secondes.

Comme prévu, j’abandonne la Derbi pour la Kawa, jaune et vert fluos, on ne risque pas de me louper. Sa prise en main est instantanée, elle est plus basse de selle que la Derbi et la position de conduite nettement moins radicale (demi-guidons réhaussés), d’autant qu’elle est à peine plus lourde. J’essaye de peaufiner mon déhanché en même temps que mes esquisses de trajectoire.

A la sortie du pif-paf et juste devant l’objectif d’Eric, je sens même le repose-pied gauche qui frotte, ce qui ne manque pas de me faire élargir la courbe. En fait, je n’ai pas vraiment pris plus d’angle, mais la Ninja étant moins typée sport que la GPR, les pieds sont placés plus bas. Le gain de puissance est perceptible, quoique léger, mon temps au tour certainement s’améliore (ce n’était pas difficile…), il y a vraiment de quoi prendre du plaisir avec cette 250, dont les commandes sont très agréables. Je trouve cependant qu’elle est moins précise que la 125 et son caractère moteur moins pointu en fait plus une compagne du quotidien qu’une petite sportive. Mais j’en redemande au prochain et dernier tour ! Une petite pause café, un entretien avec l’un des organisateurs de la FFM et on y retourne.


16 h 30 Quatrième et dernier briefing : freinage


C’est peut-être le briefing le plus important, mais malheureusement il sera écourté car l’heure tourne et nous avons pris un peu de retard sur le planing. Laurent aura tout de même le temps de nous parler des 3 balises placés à 150, 100 et 50 mètres avant l’entrée des courbes comme repères pour le freinage.

On apprend aussi qu’il est préférable de n’utiliser que le frein avant pour ne pas asseoir la moto avant de tourner et garder ainsi le poids sur l’avant, dont la roue détermine la trajectoire. On pourra à la rigueur se servir de la pédale arrière juste un poil en complément mais surtout après avoir pressé le levier de la main droite. Quelques mots sur le rétrogradage et, en tant qu'à faire, sur le passage des vitesses à la volée, et l’on vient nous dire qu’il faut y aller.

J’avoue que je suis un peu fatiguée pour cette dernière session, donc je ne prends pas de risques et tente de confirmer mes petits progrès, tandis que la Kawa se trouve quelques faux points morts. Une chute, la première de ce groupe et la seconde seulement de la journée, heureusement sans gravité, vient écourter le roulage. Fourbue mais heureuse, je ressors mon carnet pour aller récolter les sensations de ma coéquipière débutante en Hornet 600, avant de capter Laurent Brian pour terminer en beauté.

Remerciements : merci à Furygan pour le prêt de la combinaison Furygan Prime lors de ces journées Portes Ouvertes.

Réaction(s) (2)
1 | écrit le jeudi 13 mai 2010 à 17h24 par MeD
Bonjour, ceux sont les seules photos que vous ayez de la journée ?
2 | écrit le vendredi 14 mai 2010 à 09h40 par Rédaction (Maya)
Bonjour,
Il y a bien sûr d'autres photos, mais j'ai retenu celles qui me semblaient les plus pertinentes. Qu'auriez-vous souhaité par exemple ?
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