Dossier
mis en ligne le : lundi 25 juillet 2011
Spécial Vacances : A chacun son Spigaou !
Pour être « tendance » dans les années 70, il y avait des Honda Dax, des Yamaha Chappy, des Suzuki Van Van... Ces sympathiques engins, purement dédiés aux loisirs, ont peu à peu disparu des concessions de leurs constructeurs respectifs. Frédéric Pesseguier, un sympathique Marseillais « avé son fort accent », à l'origine revendeur des Sky Team, a décidé de reprendre les choses en main et de faire produire, toujours en Chine, son propre véhicule. Que dis-je, ses propres véhicules... Bienvenue aux commandes des Spigaou !
Le 125 GT, haut de gamme des Spigaou
Le premier constat est que la ligne du Spigaou est 100 % identique au Honda Dax de l'époque, une ligne qui est à elle seule responsable du grand succès de ces véhicules. Le moteur avec son cylindre placé quasi à l'horizontale n'est évidemment pas sans participer au look craquant de ces véhicules, tout comme, concernant les « Dax », le cadre coque en acier à l'intérieur duquel se trouve le réservoir. Tiens, en parlant de réservoir, Frédéric a passé la contenance de 2,4 à 5,6 litres et y a installé une sonde pour indiquer que le véhicule passe en réserve, ce qui a doublé l'autonomie lorsque le 125 GT est mené tambours battants. Un style de conduite qu'il est d'ailleurs difficile de ne pas adopter, tant les performances du 125 GT sont admirables. Mais avant cela, le vacancier que vous êtes aura pris soin, une fois le véhicule sorti du camping-car ou de la caravane, de déplier le guidon et de le serrer. Une manœuvre qui, à tout casser, vous prendra 18 secondes et demi... Ensuite, démarrage. La sonorité, sans être agressive, est toutefois marquée et, elle aussi, très sympathique : on sent qu'il y a de la vie dans ce 125.
Confortable et agile
La position de conduite, sans aller jusqu'à être naturelle, est néanmoins très confortable. La selle est si basse que même les petits gabarits auront les pieds bien à plat au sol. De plus, elle est suffisamment large et épaisse pour assurer confort, tandis que sa longueur permet le transport d'un passager. Ce dernier dispose par ailleurs de reposes-pieds repliables, mais non suspendus. Le pilote attrape facilement le guidon tandis que ses reposes-pieds lui replient copieusement les jambes. Les commandes de frein arrière et de sélection des vitesses se trouvent ensuite instinctivement. Allez, il est temps d'enclencher la première. Cette dernière est « en bas », de même que les trois suivantes. C'est un peu déroutant, cela demande une période d'accoutumance. Et pour rétrograder, justement, le sélecteur est à double branche. Il faut donc s'habituer à monter les rapports du bout du pied, puis à les descendre avec le talon. En quelques kilomètres, on se fait à la manœuvre. Un exercice d'autant facilité qu'il n'y a pas à gérer de système d'embrayage : depuis le point mort, on passe la vitesse, on accélère et c'est parti. Et le moins que l'on puisse dire est que ça part vite, le monocylindre Lifan affichant une nervosité telle qu'il n'est pas rare de faire lever la roue avant (de quelques centimètres) à l'accélération. Ce modèle est aussi optimisé côté partie-cycle avec des jantes de 12 pouces, de gros freins à disque, un bras oscillant en alu et des suspensions dignes de ce nom. Autant dire que le comportement est surprenant de sûreté.
Le 110, plus facile
Si le 125 cm3 et sa boîte de vitesses vous rebutent, il existe donc également une version 110 cm3 muni d'une boîte automatique à deux rapports. Là, les prestations dynamiques sont à peu près identiques à la version 125, mais on ne se fait pas surprendre par trop de nervosité comme avec la version à boîte. En effet, bien que nerveux au démarrage, le 110 ne provoquera pas de délestage de la roue avant à l'accélération tandis que le passage du second rapport s'effectue avec une grande douceur, ce qui augmente encore le confort d'utilisation sans nuire aux performances. A notre avis, cette version représente peut-être le meilleur compromis entre la facilité d'utilisation, le confort et l'efficacité. Ainsi, lorsqu'on ralentit, il n'y a par exemple aucun risque de bloquer la roue arrière alors que le moteur rétrograde, l'opération s'effectuant à basse vitesse, presque à l'arrêt. Cette version est aussi moins « tape à l'oeil » que la version GT, avec moins de chromes mais tout autant de charme. Autre différence, les roues sont en 10 pouces (au lieu de 12 sur le 125 GT), ce qui donne au 110 une maniabilité encore accrue. Côté capital séduction, les Spigaou assurent donc un max !
Un Yamaha Chappy replica
Et puis, si vous n'avez pas votre permis de conduire, ou si vous ne voulez pas passer par la case formation, il y a aussi le Spigaou « Chappy 50 », accessible dès 14 ans après obtention du BSR. Ici, point de risque de se faire des frayeurs en accélération puisque le véhicule est légalement bridé à 45 km/h. Ce n'est évidemment pas un foudre de guerre avec ses 2,2 chevaux et il ne faut donc pas compter sur lui pour faire un chrono entre deux étapes. Il conviendra cependant très bien à un usage purement loisir, si par exemple, durant vos vacances, vous avez besoin d'un véhicule d'appoint pour aller chercher les croissants. De même, il saura à coup sûr séduire les adolescents, devenant alors un formidable compagnon pour, par exemple, draguer les filles.... 150 km d'autonomie sont annoncés pour ce dernier, tandis qu'une version 110 cm3 à boîte entièrement automatique est également disponible. Là, grâce au 7,6 chevaux de son monocylindre, les performances grimpent à près de 75 km/h. Vous l'aurez compris, il n'y a donc pas une, mais plusieurs façons de choisir son Spigaou : automatique, semi-automatique, à boîte de vitesses manuelle, en diverses cylindrées, façon Dax ou façon Chappy... Le plus difficile sera d'arrêter son choix. Et qu'il est bon, à une époque où les verrous se ferment les uns après les autres, de disposer de véhicules offrant la possibilité de se déplacer de façon à la fois décalée et anachronique. Vive l'originalité !!!
Merci Frédéric !
Oui, un grand merci à Monsieur Pesseguier pour sa volonté à perpétuer l'existence de ces petites motos. Au total, pas moins de 7 Spigaou sont à l'heure actuelle proposés à la vente : deux Chappy (50 et 110) et 5 Dax (50, 110 et 125) avec deux séries spéciales (le Vintage et le GT) pour des tarifs on ne peut plus démocratiques allant de 1099 à 1890 euros. Avouez qu'à ce tarif, difficile de résister aux charmes des Dax et Chappy, non ?
Le premier constat est que la ligne du Spigaou est 100 % identique au Honda Dax de l'époque, une ligne qui est à elle seule responsable du grand succès de ces véhicules. Le moteur avec son cylindre placé quasi à l'horizontale n'est évidemment pas sans participer au look craquant de ces véhicules, tout comme, concernant les « Dax », le cadre coque en acier à l'intérieur duquel se trouve le réservoir. Tiens, en parlant de réservoir, Frédéric a passé la contenance de 2,4 à 5,6 litres et y a installé une sonde pour indiquer que le véhicule passe en réserve, ce qui a doublé l'autonomie lorsque le 125 GT est mené tambours battants. Un style de conduite qu'il est d'ailleurs difficile de ne pas adopter, tant les performances du 125 GT sont admirables. Mais avant cela, le vacancier que vous êtes aura pris soin, une fois le véhicule sorti du camping-car ou de la caravane, de déplier le guidon et de le serrer. Une manœuvre qui, à tout casser, vous prendra 18 secondes et demi... Ensuite, démarrage. La sonorité, sans être agressive, est toutefois marquée et, elle aussi, très sympathique : on sent qu'il y a de la vie dans ce 125.
Confortable et agile
La position de conduite, sans aller jusqu'à être naturelle, est néanmoins très confortable. La selle est si basse que même les petits gabarits auront les pieds bien à plat au sol. De plus, elle est suffisamment large et épaisse pour assurer confort, tandis que sa longueur permet le transport d'un passager. Ce dernier dispose par ailleurs de reposes-pieds repliables, mais non suspendus. Le pilote attrape facilement le guidon tandis que ses reposes-pieds lui replient copieusement les jambes. Les commandes de frein arrière et de sélection des vitesses se trouvent ensuite instinctivement. Allez, il est temps d'enclencher la première. Cette dernière est « en bas », de même que les trois suivantes. C'est un peu déroutant, cela demande une période d'accoutumance. Et pour rétrograder, justement, le sélecteur est à double branche. Il faut donc s'habituer à monter les rapports du bout du pied, puis à les descendre avec le talon. En quelques kilomètres, on se fait à la manœuvre. Un exercice d'autant facilité qu'il n'y a pas à gérer de système d'embrayage : depuis le point mort, on passe la vitesse, on accélère et c'est parti. Et le moins que l'on puisse dire est que ça part vite, le monocylindre Lifan affichant une nervosité telle qu'il n'est pas rare de faire lever la roue avant (de quelques centimètres) à l'accélération. Ce modèle est aussi optimisé côté partie-cycle avec des jantes de 12 pouces, de gros freins à disque, un bras oscillant en alu et des suspensions dignes de ce nom. Autant dire que le comportement est surprenant de sûreté.
Le 110, plus facile
Si le 125 cm3 et sa boîte de vitesses vous rebutent, il existe donc également une version 110 cm3 muni d'une boîte automatique à deux rapports. Là, les prestations dynamiques sont à peu près identiques à la version 125, mais on ne se fait pas surprendre par trop de nervosité comme avec la version à boîte. En effet, bien que nerveux au démarrage, le 110 ne provoquera pas de délestage de la roue avant à l'accélération tandis que le passage du second rapport s'effectue avec une grande douceur, ce qui augmente encore le confort d'utilisation sans nuire aux performances. A notre avis, cette version représente peut-être le meilleur compromis entre la facilité d'utilisation, le confort et l'efficacité. Ainsi, lorsqu'on ralentit, il n'y a par exemple aucun risque de bloquer la roue arrière alors que le moteur rétrograde, l'opération s'effectuant à basse vitesse, presque à l'arrêt. Cette version est aussi moins « tape à l'oeil » que la version GT, avec moins de chromes mais tout autant de charme. Autre différence, les roues sont en 10 pouces (au lieu de 12 sur le 125 GT), ce qui donne au 110 une maniabilité encore accrue. Côté capital séduction, les Spigaou assurent donc un max !
Un Yamaha Chappy replica
Et puis, si vous n'avez pas votre permis de conduire, ou si vous ne voulez pas passer par la case formation, il y a aussi le Spigaou « Chappy 50 », accessible dès 14 ans après obtention du BSR. Ici, point de risque de se faire des frayeurs en accélération puisque le véhicule est légalement bridé à 45 km/h. Ce n'est évidemment pas un foudre de guerre avec ses 2,2 chevaux et il ne faut donc pas compter sur lui pour faire un chrono entre deux étapes. Il conviendra cependant très bien à un usage purement loisir, si par exemple, durant vos vacances, vous avez besoin d'un véhicule d'appoint pour aller chercher les croissants. De même, il saura à coup sûr séduire les adolescents, devenant alors un formidable compagnon pour, par exemple, draguer les filles.... 150 km d'autonomie sont annoncés pour ce dernier, tandis qu'une version 110 cm3 à boîte entièrement automatique est également disponible. Là, grâce au 7,6 chevaux de son monocylindre, les performances grimpent à près de 75 km/h. Vous l'aurez compris, il n'y a donc pas une, mais plusieurs façons de choisir son Spigaou : automatique, semi-automatique, à boîte de vitesses manuelle, en diverses cylindrées, façon Dax ou façon Chappy... Le plus difficile sera d'arrêter son choix. Et qu'il est bon, à une époque où les verrous se ferment les uns après les autres, de disposer de véhicules offrant la possibilité de se déplacer de façon à la fois décalée et anachronique. Vive l'originalité !!!
Merci Frédéric !
Oui, un grand merci à Monsieur Pesseguier pour sa volonté à perpétuer l'existence de ces petites motos. Au total, pas moins de 7 Spigaou sont à l'heure actuelle proposés à la vente : deux Chappy (50 et 110) et 5 Dax (50, 110 et 125) avec deux séries spéciales (le Vintage et le GT) pour des tarifs on ne peut plus démocratiques allant de 1099 à 1890 euros. Avouez qu'à ce tarif, difficile de résister aux charmes des Dax et Chappy, non ?
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Réaction(s) (1)
1 | écrit le lundi 25 juillet 2011 à 09h30 par Vauclusian batboy
D'usage exclusivement urbain, ces 2 roues chinois fun et rigolos ont trouvé à Marseille un bon représentant et une finition enfin digne!
les "petites roues" ne me plaisaient guère, mais ce modèle 125GT est réellement superbe, la crème des copies Dax actuelles!!!
Son train Ar, ses freins et jantes sont de très belles pièces!!!
Bravo les Marseillais
les "petites roues" ne me plaisaient guère, mais ce modèle 125GT est réellement superbe, la crème des copies Dax actuelles!!!
Son train Ar, ses freins et jantes sont de très belles pièces!!!
Bravo les Marseillais
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