Mélusine Mallender, portrait : "Ce qui compte, c’est le voyage !"
Dans sa vie sédentaire, Mélusine est costumière de théâtre. Un statut d’intermittente qui lui permet de revêtir son habit d’aventurière entre deux contrats, car elle en convient, il lui en faut toujours plus ! De fait, après de nombreux voyages dont un treck en Patagonie, elle s’est mise à la moto, en 125 cm3 d’abord (sa Honda Varadero chérie, qui l’a menée jusqu’à Tokyo en 2010), puis, permis A en poche, en VFR-X 800 Crossrunner, que Honda France lui a mise à disposition en ce printemps 2011, après « Back to Japan ». Elle ne projetait pas de repartir si tôt, mais « quand on te propose une moto neuve pour partir à l’autre bout du monde, c’est grisant !», avoue t-elle. Attirée par l’Asie, Mélusine voulait avoir le temps de visiter les pays qu’elle n’avait pas pu traverser l’an passé. « Les routes persanes » se sont donc imposées.
Pas un truc de fille ?
Au moment du départ, elle rigolait quand on lui a dit que « en 125, c’était facile, c’est un truc de fille », mais que « la Crossrunner, ce n’est pas fait pour elle ». « Mais peu importe d’être une fille ou pas », a-t-elle coupé net ! Et effectivement, seule au guidon de Shirine (« sucré » en farsi, surnom qu’elle a donné à sa monture) durant 4 mois, sauf pour traverser l’Iran puisque les femmes n’y sont pas autorisées à conduire, elle n’a pas failli et a mené à bien son voyage, tout en sachant rester lucide. « Tu prends des risques quand tu sais que tu peux les prendre… »
Munie de quelques pièces de rechange et d’un train de pneus sur le porte-bagages, elle savait aussi que l’assistance était prête à intervenir en cas de gros pépin. La Crossrunner, bien que moins adaptée qu’un véritable trail pour ce genre d’expédition, n’en a pas eu besoin, et hormis l’usure normale, n’a souffert d’aucun souci mécanique. C’est donc en bon état que la moto est rentrée chez Honda France. Pour tous les jours, et après avoir essayé plusieurs Honda ou la Triumph Tiger, Mélu serait bien tentée par la Hornet 600. « Je n’ai pas besoin d’une moto puissante », concède-t-elle. Tout compte fait, elle avoue timidement ne pas avoir fait le deuil de sa chère 125… « Une Varadero 800 aurait été parfaite ! »
Deux sans trois ?
Son prochain voyage à moto ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, Mélusine « a fait le tour de la question ». La moto n’était qu’un prétexte, car, pour elle, « ce qui compte, c’est le voyage ». Mais repartir, ça oui, bien sûr. Tiraillée entre le désir de solitude en communion avec la nature et la volonté de partager avec les populations (les femmes en particulier) qu’elle rencontre, elle hésite… Une traversée polaire au long cours ou retourner en Mongolie, à cheval ?
Retrouvez nos interview de Mélusine après Back to Japan et le récit de ses aventures sur www.melusinemallender.fr
Pour avoir moi-même réalisé l'interview de Mélusine (et celle de l'an passé aussi), et beaucoup parlé avec elle, je peux vous affirmer que Mélusine ne s'est pas plainte une seule fois de la Crossrunner dans ce sens ! Elle a avoué que les pneus n'étaient pas les plus à même de faire de la piste, mais pour le reste, rien à redire. Il faut reconnaître peut-être là son fort tempérament et sa débrouillardise toute féminine, qui à coup sûr lui ont permis de surmonter des situations où une GS aurait été plus à son aise...
Maya
d un macho !? en Tiger qui rêve d Afrique ...
moi je lui tire mon chapeau car le 125 varadéro je l'ai eu et j'imaginerai pas voir faire autant de kilometre avec etsurtout aussi loin commme quoi !!!
J'ai changé a l'heure actuel je suis en crossruner 800x et la c'est vrai que les kilometre a son bord sont agréable .
Bravo a elle et hate de voir son film .

