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Comparateur 2 roues
 
Essai
mis en ligne le : samedi 16 septembre 2006

JINCHENG Abila

L’utilitaire pas cher, service compris

Texte : David | Photos : DMVCom
Garantie et Prix
- 2 ans pièces et M.O, km illimité
- 1650 €
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Fiche technique
Moteur : monocylindre 4T, refroidi par air, simple ACT, 2 soupapes
Cylindrée : 56,5 x 49,4 = 124 cm3
Puissance maxi : 10,9 ch à 9500 tr/mn
Couple : 8,6 nm à 7500 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique ou kick
Alimentation : 1 carburateur
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 5 rapports
Cadre : simple berceau en acier
Suspension av. : fourche télescopique ø32 , déb. mm
Suspension ar. : 2 amortisseurs réglables, déb. mm
Frein av. : 1 disque ø 260 mm, étrier double piston
Frein ar. : tambour simple came ø 130 mm,
Pneu av. : 2,75 x 18; ar. : 90/90 x 18
Réservoir essence : 14 litres
Longueur : 2100 mm
Hauteur de selle : 765 mm
Poids à sec : 112 kg
Equipement de série
Démarreur électrique
Kick
Starter au carburateur
Voyant de passage en réserve
Compte-tours
Totalisateur journalier
Blocage direction sur la fourche
Bouchon essence à clé sur charnière
Accroche casque
Béquille latérale coupe contact.
Béquille centrale
Porte-paquets
Ergots d’arrimage
Poignée de maintien
Constructeur / Distributeur
JINCHENG
La Sidam, société importatrice a fermé en 2009
Concurents
BETA Urban
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DERBI Terra 125
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DERBI Terra 125 Adventure
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HONDA CBF 125
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JINCHENG JC125
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KYMCO New Pulsar
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REVATTO RB1
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SACHS MadAss
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SKYTEAM Skymax 125
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SPIGAOU 110
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SYM XS
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TNT TZX 125
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VASTRO AS 125 DX
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YAMAHA YBR 2010
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ZERO DS
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Les 125 basiques à vocation utilitaire sont parfois sous-estimées. Pas franchement valorisantes, elles étaient souvent équipées de moteurs largement éprouvés mais anémiques voir rustiques… les basiques évoluent et ne doivent plus être considérées comme des 125 au rabais. Leur faible coût d’achat et d’entretien, leur fiabilité et leur prise en mains immédiate sont leurs meilleurs atouts. Si le marché est dominé en 2006 par la Yamaha YBR et la Kymco CK, certains constructeurs tentent de se faire une place au soleil, comme la marque chinoise Jincheng avec son nouveau modèle : l’Abila 125.
L’Abila 125 n’est pas franchement l’engin qui donne le torticolis aux passants. Discrète, elle ne dévoile pas ses charmes au premier venu. Pourtant, en y regardant de plus près, la 125 Jincheng ne manque pas d’intérêt. Son phare tout rond lui donne un agréable côté rétro à l’instar de ces gros compteurs façon machine de sport des années 70. Le réservoir est joliment dessiné et se creuse légèrement au niveau des genoux. Il est habillé d’un magnifique bouchon de réservoir type aviation du plus bel effet. Le moteur, teinté de chromes, se prolonge par un interminable pot d’échappement. Les proportions de l’Abila sont bien équilibrées même si le porte paquets casse un peu la silhouette. La finition de la machine est très correcte malgré des clignotants peu valorisants et des gaines et câbles peu seyants dépassant du guidon.
Pour donner du cachet à leur 125, les stylistes de chez Jincheng ont abusé du chrome. Rétroviseurs, phare, compteur, porte-paquets, ligne d’échappement, kick, embouts de guidon… rien n’a été oublié. Classe ou kitsch, cette abondance de clinquant fait étinceler l’Abila au moindre rayon de soleil. Au guidon, la place offerte est surprenante vu le petit gabarit de l’engin. La longue selle, le haut guidon et les repose pieds légèrement reculés permettent aux petits et grands de trouver leur marque. Le rembourrage de la selle manque cependant de fermeté et s’enfonce exagérément. Les différentes commandes tombent naturellement sous la main et les rétroviseurs offrent une visibilité correcte malgré une rotule de réglage fragile et laborieuse à manipuler.

Un moteur étonnamment vaillant…

Equipé d’un rustique monocylindre 4 temps, la Jincheng offre des performances surprenantes. Calée à fond de cinquième, l’Abila se permet d’accrocher les 105 km/chrono malgré l’absence totale de protection frontale. Le valeureux moteur se montre également étonnant lors d’une utilisation urbaine. Si pour bien s’élancer l’Abila nécessite de faire cirer l’embrayage, elle se montre bien plus exploitable sur les autres rapports. Vif, plein de couple et plutôt souple, le bloc-moteur ne souffre pas de réels défauts. Les vibrations sont bien filtrées et seuls quelques picotements des mains apparaissent à l’approche de la zone rouge.
La principale singularité de cette moto chinoise réside dans sa boîte inversée. En effet tous les rapports se montent vers le bas et se descendent vers le haut ; de quoi devenir fou lors des premiers mètres et s’emmêler les pinceaux au premier freinage d’urgence. Pourtant, une fois le mode d’emploi assimilé, jongler avec le sélecteur devient jubilatoire. En effet, descendre les vitesses à chaque accélération devient plus naturel que sur une boîte traditionnelle. En revanche, les rétrogradages font légèrement mal au-dessus du pied du fait d’un sélecteur trop fin et ne tarderont pas à user vos chaussures.

Une partie cycle courageuse mais perfectible

Pour arrêter cette petite boule de nerfs, un frein à disque avant et un frein à tambour arrière sont réquisitionnés. L’ensemble manque clairement de puissance et de mordant, mais affiche une réelle douceur et une constante progressivité. En revanche la pédale de frein arrière située trop en hauteur nécessite de décoller le talon du repose-pied. C’est du côté de l’amortissement que la Jincheng montre quelques faiblesses. Si la fourche avant absorbe convenablement les chocs, les 2 amortisseurs arrière sont totalement dépassés. Faisant plus office de ressorts, ils rebondissent sèchement à la moindre aspérité. Ce défaut nuit plus au confort qu’à l’efficacité générale de la machine. En effet, la petite Jincheng se prend en main très facilement. Le gabarit et le poids de l’Abila permettent de se faufiler aisément et d’appréhender les virages avec confiance. A allure plus soutenue, un léger effet de « torsion » à la colonne de direction peut surprendre en entrée de virage mais il ne s’avère jamais dangereux.


Un équipement pas si basique…

Sous ses côtés rudimentaires, cette 125 offre un équipement intéressant. Côté tableau de bord, l’Abila propose un compte-tours, un totalisateur journalier, un voyant de passage en réserve et un voyant de plein phare. Elle est équipée d’une béquille centrale et d’une béquille latérale. Gage de sécurité, cette dernière empêche la mise en route du moteur si elle est dépliée. Le réservoir est habillé d’un élégant bouchon fermant à clé et monté sur charnière. Le passage en réserve s’effectue via un robinet sur le côté gauche qui accueille également la commande de starter. Un accroche casque avec serrure se trouve à l’arrière gauche du véhicule tandis que des ergots métalliques permettent d’arrimer des tendeurs pour transporter des charges sur la selle ou le porte paquets. Ce dernier, peu esthétique, offre une large place et fait office de poignées de maintien pour le passager.
La Jincheng dispose également d’un démarreur électrique relayé par un kick en cas de souci. Malheureusement ce dernier est mal placé et à chaque coup de jarret, le pied vient s’écraser violemment sur le repose pieds. Tous ces équipements ne viennent pas saler l’addition plutôt light de l’Abila. A 1850 euros, elle est légèrement moins chère que la Yamaha YBR et si les productions chinoises ne vous effraient pas, l’Abila 125 est un choix judicieux.

Conclusion
Attachante, volontaire et pas chère, l’Abila de Jincheng mérite que l’on s’y attarde. Certes son niveau de finition n’atteint pas les productions japonaises, mais la différence se gomme doucement. L’écart de prix se justifie aussi par un réseau moins développé et une volonté de s’implanter. Distribué par la Sidam, un spécialiste des marques chinoises qui propose un service après-ventes sérieux, Jincheng est dans ce cas. Et, même si l’on doit s’attendre à une fiabilité qui n’est pas encore du niveau des japonaises, là encore l’écart se réduit année après année. La 125 Abila est le parfait exemple de cette évolution.
Moteur vivant
Facilité de prise en main
Design sympa
Suspensions peu performantes
Chrome en excès
Frein arrière faible
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
8/10
7/10
7/10
8/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
105 km/h
9,1 sec
3630 mm
3,9 l/100 km
350 km
Note Finale :   7,5/10
Réaction(s) (3)
1 | écrit le jeudi 26 avril 2007 à 21h57 par Redger
acheter récemment, une très bonne petite moto qui manque malgré tout de confort du à des suspensions complètements dépassés, la vitesse de pointe est correcte, supérieur même à d'autres motos du même style (vitesse de pointe à 130 compteur, 115 par gps). la finition est correcte mais il faut faire attention attention aux plastiques chromés qui s'écaille vite, globalement je suis satisfait de mon achat car elle est très pratique en ville et agréable sur route.
2 | écrit le vendredi 18 mai 2007 à 12h28 par jimmy88
j'ai acheter cette moto il y a quelques mois et je dois dire que j'en suis assez content, le confort est moyen du à ses suspensions trop souple malgré les cinqs réglages disponibles, la vitesse de pointe est correcte pour ce type de moto (environ 110 km/h) mais elle souffre d'un manque de puissance en côte, elle est facile à prendre en main et sa selle basse ravira les personnes de plus petite taille (mon amie est heureuse car elle ne pouvait pas piloter mon trail) comme le plus grande (je mesure 1 m 85 et je suis à l'aise).

point positif :

- consommation correcte (environ 400 km avant réserve)
- vitesse de pointe (110 km/h)
- témoin de réserve
- look correcte
- porte paquet pratique
- béquille latérale coupe moteur

point négatif :

- pas de jauge à essence
- confort moyen
- plastique chromés arrière (se raye facilement et le chrome se fait la malle)
- pas d'emplacement sous la selle
3 | écrit le vendredi 17 août 2007 à 19h07 par jeff
Super interessante affaire cote prix/prestations et charme rétro.
Les Chinois sont vraiment sur la bonne voie
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