Essai
mis en ligne le : mercredi 28 mars 2007
DERBI Mulhacen 650
Tentation catalane !
A mi-chemin entre Scrambler et Roadster, la Derbi Mulhacen mélange Vintage et modernité sous un design très léché. Propulsée par le monocylindre 660 cm3 Yamaha, la belle Espagnole hérite logiquement d’un caractère pétillant qui s’accorde plus du plaisir exclusif de la balade musclée que de la ville ou de la route avec sa copine…
Photos | Vidéo
Garantie et Prix
Fiche technique
Moteur : monocylindre 4T, refroidi par eau, double ACT, 4 soupapes
Cylindrée : 100 x 84 = 659,7 cm3
Puissance maxi : 47 ch à 6250 tr/mn
Couple : 55 nm à 5500 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 1 injecteur par cylindre
Embrayag:e : en bain d'huile
Boîte : 5 rapports
Cadre : tubulaire en acier
Suspension av. : fourche télescopique inversée ø , déb. 120 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur réglable, déb. 120 mm
Frein av. : 1 disque ø 320 mm, étrier 4 pistons
Frein ar. : 1 disque ø 220 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 110/80 x 18; ar. : 150/70 x 18
Réservoir essence : 12,5 litres
Longueur : mm
Hauteur de selle : 800 mm
Poids à sec : 162 kg
Cylindrée : 100 x 84 = 659,7 cm3
Puissance maxi : 47 ch à 6250 tr/mn
Couple : 55 nm à 5500 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 1 injecteur par cylindre
Embrayag:e : en bain d'huile
Boîte : 5 rapports
Cadre : tubulaire en acier
Suspension av. : fourche télescopique inversée ø , déb. 120 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur réglable, déb. 120 mm
Frein av. : 1 disque ø 320 mm, étrier 4 pistons
Frein ar. : 1 disque ø 220 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 110/80 x 18; ar. : 150/70 x 18
Réservoir essence : 12,5 litres
Longueur : mm
Hauteur de selle : 800 mm
Poids à sec : 162 kg
Equipement de série
Démarreur électrique
Starter auto
Compte-tours
Montre
Voyant essence
Voyant température eau
Totalisateur journalier
Appel de phare
Coupe-contact
Béquille latérale (coupe-contact)
Blocage direction au contacteur
Bouchon essence à clé type aviation
Selle mono ou biplace avec poignée de maintien
Starter auto
Compte-tours
Montre
Voyant essence
Voyant température eau
Totalisateur journalier
Appel de phare
Coupe-contact
Béquille latérale (coupe-contact)
Blocage direction au contacteur
Bouchon essence à clé type aviation
Selle mono ou biplace avec poignée de maintien
Constructeur / Distributeur
DERBI
Derbi Motor France
Parc Technologique, 10 av. Ampère
78180 _ Montigny le Bretonneux
Tel : 01 30 14 70 70
Fax : 01 30 14 70 55
www.derbi.com/fr
Derbi Motor France
Parc Technologique, 10 av. Ampère
78180 _ Montigny le Bretonneux
Tel : 01 30 14 70 70
Fax : 01 30 14 70 55
www.derbi.com/fr
Concurents
Connue pour ses 50 et 125 cm3 et une belle liste de trophées et titres mondiaux dans ces cylindrées, la firme espagnole fait aujourd’hui partie du groupe Piaggio, au même titre qu’Aprilia ou Guzzi. Cela n’empêche en rien le développement de la marque sur de nouveau marché et Derbi se lance donc en 2006 sur celui très disputé de la moto. Si le moteur est emprunté à la Yamaha XT660, la ligne et le style sont pour le moins originaux et font que la Derbi fait parler d’elle. Reste à savoir si le ramage vaut le plumage…
Le succès des petites motos de la marque a été fait par leur style agressif et sportif et Derbi affiche un glorieux passé sur ce chapitre. Le design de la Mulhacen a donc été particulièrement étudié et le résultat est réussit. Une réelle agressivité se dégage de la Derbi avec son phare ovoïde dans la mouvance actuelle des roadster initié par la MV Brutale, son réservoir sculptural est est également fort inspiré et cet arrière fuyant intégrant des feux rouge à diodes sous capotage translucide qui complète une vue arrière où trône l’énorme silencieux tromblon, comme à la belle époque…
D’un autre côté, l’avont adopte une grosse fourche inversée équipé d’un étrier de frein radial pinçant un disque pétales de ø 320 mm. En remontant à l’autre extrémité de la durit tréssée, on découvre un maître-cylindre radial qui annonce la couleur : on ne prendra pas la Derbi en défaut au freinage !
La Mulhacen est une symbiose de Vintage d’anglaise et de Supermotard qui aurait pu faire un bâtard ou un monstre, mais qui dégage finalement beaucoup de carisme et d’agressivité. Le seul sentiment en la regardant posée sur sa béquille latérale est son gabarit qui la ferait presque passer pour une 125 aux yeux des motards. D’autant plus que la marque Derbi est encore inconnue en grosse cylindrée et que cette Mulhacen 659 ne fait guère plus imposante qu’une 125 Varadero. Mais gageons que d’autres productions aussi réussies donneront bien vite ses lettres de noblesse à Derbi dans ce monde de brutes.
Et brute, la Mulhacen l’est quelque peu. On retrouve dans son cadre poutre, le rugueux moteur de la Yamaha XT660 également utilisé sur la MT03, très proche conceptuellement de la Mulhacen. En effet, ce moteur exprime son potentiel à la moindre sollicitation de la poignée de gaz. C’est agréable en conduite sportive et solitaire, mais moins en ville ou en duo. Bon, il est vrai que sur ce chapitre la Derbi a choisi son camp avec une selle monoplace d’origine. Cela donne une ligne arrière superbement profilé, d’autant que la selle rouge tranche sur le blanc nacré de la coque arrière. Dans un paquet cadeau, on vous livre une selle passager, qui remplace le capotage arrière et vous permet d’emmener quelqu’un de proche. Il faudra aimer la promiscuité car entre la place minuscule, la poignée de maintien –pas inutile- et les repose-pieds haut perchés, la séparation pourra se faire rapidement si les liens n’existent pas entre pilote et passager…
En ville, outre le moteur trop brutal qui ne peut évoluer sur un filet de gaz, la Derbi affiche un rayon de braquage de semi-remorque. Et comme le freinage est plus que mordant, il n’est pas évident de se faufiler dans la circulation urbaine aux heures de pointe. Pourtant tout avait bien commencé. La moto n’est pas très haute et propose une position de conduite naturelle même si l’on est surpris par la largeur du guidon qui écarte les bras. Les genoux trouvent place dans les formes échancrées du réservoir qui rappellent celui des MV Agusta F4. Pour faire un run c’est parfait, mais pour se promener ou parader sur les boulevards la Mulhacen n’est pas très à l’aise.
C’est sur les routes sinueuses et en montagne que la Derdi 659 exprime son plein potentiel. L’absence de protection et la faible autonomie –lorsque le voyant de réserve s’allume, on ne loge que 8 litres de carburant…- ne permettent pas de longs parcours autoroutiers. Il est même bien difficile de rouler à plus de 130 km/h avec ce très large guidon emprunté à une Supermotard. Pourtant le moteur délivrant 48 chevaux peut l’emmener bien plus vite (175 km/h). Le compteur est d’ailleurs très lisible avec ce compte-tours à segments de forme semi-elliptique et les fonctions montre, partiel, régime, à l’affichage commandé par poussoir au guidon. La Derbi propose donc une instrumentation originale et aussi séduisante que son plumage, même si elle n’est pas très complète. Bénéficiant d’un poids contenu de 162 kg, la Mulhacen est très agile et se place avec facilité. Le freinage mordant pare à toute surprise et le moteur grimpe goulûment vers les hauts régimes dans un bruit sourd à la moindre réaccélération. La machine invite donc à une conduite musclée dont elle ne se sort pas trop mal même si son châssis ne se montre pas des plus rigides en usage poussé. Elle révèle alors son caractère joueur et procure bien des plaisirs pourvu que l’on maîtrise un peu son sujet car on bloque facilement les freins sur un imprévu et l’on apprécie alors la présence de ce grand guidon dont on ne comprenait pas bien l’utilité jusqu’alors.
*Le terme Mulhacén provient de Muley Hacén, avant dernier roi de Grenade, qui selon la légende fut enterré au sommet du pic le plus élevé de la Sierra Nevada et lui donna son nom.
www.mulhacen.derbi.com
« Un design recherché »
Le succès des petites motos de la marque a été fait par leur style agressif et sportif et Derbi affiche un glorieux passé sur ce chapitre. Le design de la Mulhacen a donc été particulièrement étudié et le résultat est réussit. Une réelle agressivité se dégage de la Derbi avec son phare ovoïde dans la mouvance actuelle des roadster initié par la MV Brutale, son réservoir sculptural est est également fort inspiré et cet arrière fuyant intégrant des feux rouge à diodes sous capotage translucide qui complète une vue arrière où trône l’énorme silencieux tromblon, comme à la belle époque…
D’un autre côté, l’avont adopte une grosse fourche inversée équipé d’un étrier de frein radial pinçant un disque pétales de ø 320 mm. En remontant à l’autre extrémité de la durit tréssée, on découvre un maître-cylindre radial qui annonce la couleur : on ne prendra pas la Derbi en défaut au freinage !
La Mulhacen est une symbiose de Vintage d’anglaise et de Supermotard qui aurait pu faire un bâtard ou un monstre, mais qui dégage finalement beaucoup de carisme et d’agressivité. Le seul sentiment en la regardant posée sur sa béquille latérale est son gabarit qui la ferait presque passer pour une 125 aux yeux des motards. D’autant plus que la marque Derbi est encore inconnue en grosse cylindrée et que cette Mulhacen 659 ne fait guère plus imposante qu’une 125 Varadero. Mais gageons que d’autres productions aussi réussies donneront bien vite ses lettres de noblesse à Derbi dans ce monde de brutes.
« Une boule de nerf »
Et brute, la Mulhacen l’est quelque peu. On retrouve dans son cadre poutre, le rugueux moteur de la Yamaha XT660 également utilisé sur la MT03, très proche conceptuellement de la Mulhacen. En effet, ce moteur exprime son potentiel à la moindre sollicitation de la poignée de gaz. C’est agréable en conduite sportive et solitaire, mais moins en ville ou en duo. Bon, il est vrai que sur ce chapitre la Derbi a choisi son camp avec une selle monoplace d’origine. Cela donne une ligne arrière superbement profilé, d’autant que la selle rouge tranche sur le blanc nacré de la coque arrière. Dans un paquet cadeau, on vous livre une selle passager, qui remplace le capotage arrière et vous permet d’emmener quelqu’un de proche. Il faudra aimer la promiscuité car entre la place minuscule, la poignée de maintien –pas inutile- et les repose-pieds haut perchés, la séparation pourra se faire rapidement si les liens n’existent pas entre pilote et passager…
En ville, outre le moteur trop brutal qui ne peut évoluer sur un filet de gaz, la Derbi affiche un rayon de braquage de semi-remorque. Et comme le freinage est plus que mordant, il n’est pas évident de se faufiler dans la circulation urbaine aux heures de pointe. Pourtant tout avait bien commencé. La moto n’est pas très haute et propose une position de conduite naturelle même si l’on est surpris par la largeur du guidon qui écarte les bras. Les genoux trouvent place dans les formes échancrées du réservoir qui rappellent celui des MV Agusta F4. Pour faire un run c’est parfait, mais pour se promener ou parader sur les boulevards la Mulhacen n’est pas très à l’aise.
« vive la montagne »
C’est sur les routes sinueuses et en montagne que la Derdi 659 exprime son plein potentiel. L’absence de protection et la faible autonomie –lorsque le voyant de réserve s’allume, on ne loge que 8 litres de carburant…- ne permettent pas de longs parcours autoroutiers. Il est même bien difficile de rouler à plus de 130 km/h avec ce très large guidon emprunté à une Supermotard. Pourtant le moteur délivrant 48 chevaux peut l’emmener bien plus vite (175 km/h). Le compteur est d’ailleurs très lisible avec ce compte-tours à segments de forme semi-elliptique et les fonctions montre, partiel, régime, à l’affichage commandé par poussoir au guidon. La Derbi propose donc une instrumentation originale et aussi séduisante que son plumage, même si elle n’est pas très complète. Bénéficiant d’un poids contenu de 162 kg, la Mulhacen est très agile et se place avec facilité. Le freinage mordant pare à toute surprise et le moteur grimpe goulûment vers les hauts régimes dans un bruit sourd à la moindre réaccélération. La machine invite donc à une conduite musclée dont elle ne se sort pas trop mal même si son châssis ne se montre pas des plus rigides en usage poussé. Elle révèle alors son caractère joueur et procure bien des plaisirs pourvu que l’on maîtrise un peu son sujet car on bloque facilement les freins sur un imprévu et l’on apprécie alors la présence de ce grand guidon dont on ne comprenait pas bien l’utilité jusqu’alors.
*Le terme Mulhacén provient de Muley Hacén, avant dernier roi de Grenade, qui selon la légende fut enterré au sommet du pic le plus élevé de la Sierra Nevada et lui donna son nom.
www.mulhacen.derbi.com
On retrouve dans cette première grosse moto de Derbi le caractère pétillant et sexy des machines espagnoles de petites cylindrées. Superbement dessinée, la Mulhacen séduit l’œil et dégage une brutalité qui se retrouve dans son moteur monocylindre Yamaha assez rugueux d’utilisation. Reste que le tarif élevé de cette production espagnole et son usage limité risquent de limiter sa diffusion aux seuls branchés et fashion victime de la Côte.
| Moteur réactif Position de conduite Esthétique Freinage |
| Rayon de braquage Autonomie Brutalité |
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
7/10
7/10
9/10
7/10
7/10
9/10
7/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
175 km/h
nc
5550 mm
7,5 l/100 km
nc
nc
5550 mm
7,5 l/100 km
nc

Réaction(s) (1)
1 | écrit le mardi 08 avril 2008 à 11h28 par
Occasions moto
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