Essai
mis en ligne le : samedi 09 juin 2007
SUZUKI GSX-R 1000
GSXR 1000 2007, l'Électrochoc !!
La course à l’armement continue chez Suzuki avec cette dernière 1000 GSXR K7. Reconnaissable avec sa double sortie d’échappement, la grosse « GEX » affiche des caractéristiques à la hausse tant en termes de puissance que d’embonpoint. Heureusement qu’une bonne dose d’électronique a fait son apparition pour modeler son caractère selon les désirs du pilote. Cette bête de course qui truste les podiums du monde entier n’a pas fini de faire trembler la planète « hypersport » !
Photos | Vidéo
Garantie et Prix
Fiche technique
Moteur : 4 cylindres 4T, refroidi par eau, double ACT, 4 soupapes
Cylindrée : 73 x 59 = 999 cm3
Puissance maxi : 106 ch à 10 800 tr/mn
Couple : 117 nm à 10000 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 2 injecteurs par cylindre
Embrayag:e : en bain d'huile
Boîte : 6 rapports
Cadre : périmétrique en alu
Suspension av. : fourche hydraulique inversée ø , déb. 120 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur réglable, déb. 130 mm
Frein av. : 2 disques ø 310 mm, étrier 4 pistons
Frein ar. : 1 disque ø 220 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 120/70 x 17; ar. : 190/50 x 17
Réservoir essence : 18 litres
Longueur : 2045 mm
Hauteur de selle : 810 mm
Poids à sec : 172 kg
Cylindrée : 73 x 59 = 999 cm3
Puissance maxi : 106 ch à 10 800 tr/mn
Couple : 117 nm à 10000 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 2 injecteurs par cylindre
Embrayag:e : en bain d'huile
Boîte : 6 rapports
Cadre : périmétrique en alu
Suspension av. : fourche hydraulique inversée ø , déb. 120 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur réglable, déb. 130 mm
Frein av. : 2 disques ø 310 mm, étrier 4 pistons
Frein ar. : 1 disque ø 220 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 120/70 x 17; ar. : 190/50 x 17
Réservoir essence : 18 litres
Longueur : 2045 mm
Hauteur de selle : 810 mm
Poids à sec : 172 kg
Equipement de série
Compte-tours analogique
Indicateur de rapport engagé
Indicateur de courbe de puissance
Température moteur
2 trips partiels
Témoin de mise en réserve
Témoin check moteur
Témoin de clé codée
Shift light réglable
Coupe-circuit
Commande de courbe de puissance au guidon
Warning
Appel de phare
Leviers de frein et d’embrayage réglables
Bouchon sur charnière
Coque + selle passager de série
Mini coffre antivol sous la selle passager
Platines repose-pieds réglable en trois positions
Crochets d’arrimage
Suspensions à double réglage de compression hydraulique
Mono amortisseur AR à bonbonne séparée
Gros cœur pas fourni !
Indicateur de rapport engagé
Indicateur de courbe de puissance
Température moteur
2 trips partiels
Témoin de mise en réserve
Témoin check moteur
Témoin de clé codée
Shift light réglable
Coupe-circuit
Commande de courbe de puissance au guidon
Warning
Appel de phare
Leviers de frein et d’embrayage réglables
Bouchon sur charnière
Coque + selle passager de série
Mini coffre antivol sous la selle passager
Platines repose-pieds réglable en trois positions
Crochets d’arrimage
Suspensions à double réglage de compression hydraulique
Mono amortisseur AR à bonbonne séparée
Gros cœur pas fourni !
Constructeur / Distributeur
SUZUKI
Suzuki France
8 av. des frères Lumière
78190 - Trappes
Tel : 01 34 82 14 00
Fax : 01 34 82 80 76
www.suzuki.fr
Suzuki France
8 av. des frères Lumière
78190 - Trappes
Tel : 01 34 82 14 00
Fax : 01 34 82 80 76
www.suzuki.fr
Concurents
APRILIA RSV 1000 R
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DUCATI 1000 SS Carénée
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DUCATI 848
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DUCATI Desmosedici RR
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HONDA CBR 1000 RR 2008
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KAWASAKI ZX-10R 2008
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MV Agusta F4 1000 S
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VOXAN Café Racer
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YAMAHA R1 2007
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DUCATI 1000 SS Carénée
DUCATI 848
DUCATI Desmosedici RR
HONDA CBR 1000 RR 2008
KAWASAKI ZX-10R 2008
MV Agusta F4 1000 S
VOXAN Café Racer
YAMAHA R1 2007
Actuellement seconde du WSBK avec au guidon le Gladiateur Max Biaggi, puis victorieuse aux 24 Heures du Mans 2007, la 1000 GSXR K7 fait l’étalage de tout son potentiel à chaque sortie sur les circuits de France et de Navarre ! Pas étonnant au vu des performances et de la facilité qu’elle est capable d’engendrer.
D’aspect, cette nouvelle mouture reste très proche de l’ancienne, outre l’adoption d’une ligne d’échappement 4/1/2 avec une chambre de tranquillisation intermédiaire et une injection d’air pour le passage à la norme Euro 3. Mais en fouillant bien dans mes souvenirs, je suis certain que l’ancienne 1000 GSXR se faisait plus discrète entre mes cuisses et mes bras. Une sensation plus proche des 600 Supersports prêchant un encombrement réduit pour une mobilité maximale. Celle-ci m’a fait l’effet d’une moto bien plus grosse, notamment à cause du réservoir peu échancré au niveau des genoux. L’équilibre, plus délicat à tenir lorsque la moto est à l’arrêt, me renseigne également sur le fait qu’elle a pris du poids (6 kilos). Cette première sensation légèrement plus « camion », m’oblige à dire que l’ancienne était plus ergonomique. Les repose-pieds très haut perchés augmentent considérablement la pliure des genoux, mais heureusement que Suzuki a prévu deux autres positions pour les platines, dites plus « relax », histoire d’éviter les crampes inopinées. En revanche, la GEX conserve ses bracelets toujours à bonne hauteur pour une conduite moins basculée sur l’avant que ses concurrentes. Un gage de confort très apprécié sur route ouverte. Son nez plus court opte pour une bulle sphérique plus haute, assurant une protection accrue à grande vitesse. Mine de rien, si l’on n’est moins mobile au guidon de ce nouveau GEX, on n’y est pas moins confortablement installé. D’autant que les leviers de frein et d’embrayage sont tous deux réglables en écartement selon la taille de vos paluches. Et justement, le gain de couple du nouveau moteur a nécessité un embrayage plus costaud, ce qui a influencé le choix d’un levier à circuit hydraulique pour conserver la souplesse d’utilisation d’autrefois. Merci Suzuki !
Les Japonais ne fléchissent jamais lorsqu’il s’agit de leurs joyaux d’hypersportives. Elles sont leur vitrine technologique, mais aussi celles qui nécessitent de se protéger contre l’espionnage industriel. Et justement Suzuki contre-attaque sévèrement avec une technologie embarquée impressionnante sur son K7. Des atouts visibles depuis le bloc compteur dont l’emballage est d’ailleurs resté identique. Et oui, juste à côté du rapport engagé naît une petite fenêtre indiquant A,B ou C. Trois lettres exprimant une courbe d’accélération différente, permutable en temps réel via deux boutons sur le commodo droit. Cet ingénieux système expérimenté en compétition (pour limiter l’usure des pneus en fin de course) adoucit l’accélération et les reprises selon votre humeur ou de l’état de l’enrobé. Idéal lorsque la pluie se mêle à votre périple, notamment en mode « C » où la souplesse des reprises limite considérablement les risques de glissade. La différence de comportement est réellement perceptible entre chaque mode. Évidemment, l’intérêt d’un tel système est d’autant plus valable lorsque la moto est en version libre. Car à 106 chevaux sur route sèche et le mode « C » enclenché, la GSXR devient presque aussi creuse qu’un 600 Supersport ! Or en version libre sur circuit, ce système permet à quiconque d’apprécier le pilotage d’une 1000 au gros couple sans pour autant se faire surprendre en sortie de courbe. Autre trait de génie, la Suzuki embarque désormais un amortisseur de direction géré électroniquement et qui se durcit avec la vitesse, comme sur les CBR. On apprécie également, les suspensions avant et arrière à double réglage de compression hydraulique. On peut ainsi ajuster les petites vitesses d’enfoncement liées aux chocs causés par la route, indépendamment des grandes vitesses d’enfoncement liées aux transferts de masses à l’accélération et au freinage. Toutes ces petites astuces font de cette GSXR une moto plus sûre et plus accessible aux moins expérimentés.
Une fois en route, outre le fait qu’elle soit plus proéminente sous mon abdomen, elle me régale à chaque courbe et à chaque accélération. Parfaitement équilibrée, la GSXR entre en virage sans forcer et toujours dans une précision impeccable. Rien ne la perturbe, pas même un asphalte délabré. Sous l’action des freins très performants, elle s’inscrit sans verrouiller et continue de tracer sa trajectoire. Elle pardonne même les petites erreurs d’appréciation, en remettant de l’angle s’il en faut pour corriger un freinage trop tardif. Elle accepte en effet beaucoup d’angle, déjà du fait que sa garde au sol soit si généreuse, mais surtout grâce à ses masses équilibrées avec justesse qui lui permet d’offrir une grande stabilité en milieu de courbe. Le dosage précis de la cavalerie est tel qu’on se surprend à accélérer très tôt et lorsque la moto est encore très anglée. Son comportement est si sain que la GSXR vous pousse à jouer dans les virages. Encore une fois, les plus timides n’auront qu’à actionner la cartographie B ou C pour adoucir le fauve ! Dans sa version française, le quatre cylindres offre de très belles sensations dès 2000 jusqu’à 9 000 tr/mn. Au-delà, la linéarité marque une pause et l’accélération s’arrête brutalement de tracter. Le bridage ampute tout de même 79 chevaux, alors il ne faut pas s’étonner que les hauts régimes s’essoufflent autant. Heureusement que le coffre sur la première partie du compte-tours est vraiment généreux. Du reste, la Suzuki affiche toujours une vitesse maxi déraisonnable malgré ses ailes coupées. Bien protégé par la bulle sphérique, les ligne droites s’avalent dans une stabilité très rassurante, sans qu’on est l’impression de lutter contre les éléments. On apprécie également sa douce mélodie qui émane de ses deux silencieux, certes plus étouffée mais toujours aussi rauque.
Gabarit plus cossu
D’aspect, cette nouvelle mouture reste très proche de l’ancienne, outre l’adoption d’une ligne d’échappement 4/1/2 avec une chambre de tranquillisation intermédiaire et une injection d’air pour le passage à la norme Euro 3. Mais en fouillant bien dans mes souvenirs, je suis certain que l’ancienne 1000 GSXR se faisait plus discrète entre mes cuisses et mes bras. Une sensation plus proche des 600 Supersports prêchant un encombrement réduit pour une mobilité maximale. Celle-ci m’a fait l’effet d’une moto bien plus grosse, notamment à cause du réservoir peu échancré au niveau des genoux. L’équilibre, plus délicat à tenir lorsque la moto est à l’arrêt, me renseigne également sur le fait qu’elle a pris du poids (6 kilos). Cette première sensation légèrement plus « camion », m’oblige à dire que l’ancienne était plus ergonomique. Les repose-pieds très haut perchés augmentent considérablement la pliure des genoux, mais heureusement que Suzuki a prévu deux autres positions pour les platines, dites plus « relax », histoire d’éviter les crampes inopinées. En revanche, la GEX conserve ses bracelets toujours à bonne hauteur pour une conduite moins basculée sur l’avant que ses concurrentes. Un gage de confort très apprécié sur route ouverte. Son nez plus court opte pour une bulle sphérique plus haute, assurant une protection accrue à grande vitesse. Mine de rien, si l’on n’est moins mobile au guidon de ce nouveau GEX, on n’y est pas moins confortablement installé. D’autant que les leviers de frein et d’embrayage sont tous deux réglables en écartement selon la taille de vos paluches. Et justement, le gain de couple du nouveau moteur a nécessité un embrayage plus costaud, ce qui a influencé le choix d’un levier à circuit hydraulique pour conserver la souplesse d’utilisation d’autrefois. Merci Suzuki !
Armée jusqu’aux dents !
Les Japonais ne fléchissent jamais lorsqu’il s’agit de leurs joyaux d’hypersportives. Elles sont leur vitrine technologique, mais aussi celles qui nécessitent de se protéger contre l’espionnage industriel. Et justement Suzuki contre-attaque sévèrement avec une technologie embarquée impressionnante sur son K7. Des atouts visibles depuis le bloc compteur dont l’emballage est d’ailleurs resté identique. Et oui, juste à côté du rapport engagé naît une petite fenêtre indiquant A,B ou C. Trois lettres exprimant une courbe d’accélération différente, permutable en temps réel via deux boutons sur le commodo droit. Cet ingénieux système expérimenté en compétition (pour limiter l’usure des pneus en fin de course) adoucit l’accélération et les reprises selon votre humeur ou de l’état de l’enrobé. Idéal lorsque la pluie se mêle à votre périple, notamment en mode « C » où la souplesse des reprises limite considérablement les risques de glissade. La différence de comportement est réellement perceptible entre chaque mode. Évidemment, l’intérêt d’un tel système est d’autant plus valable lorsque la moto est en version libre. Car à 106 chevaux sur route sèche et le mode « C » enclenché, la GSXR devient presque aussi creuse qu’un 600 Supersport ! Or en version libre sur circuit, ce système permet à quiconque d’apprécier le pilotage d’une 1000 au gros couple sans pour autant se faire surprendre en sortie de courbe. Autre trait de génie, la Suzuki embarque désormais un amortisseur de direction géré électroniquement et qui se durcit avec la vitesse, comme sur les CBR. On apprécie également, les suspensions avant et arrière à double réglage de compression hydraulique. On peut ainsi ajuster les petites vitesses d’enfoncement liées aux chocs causés par la route, indépendamment des grandes vitesses d’enfoncement liées aux transferts de masses à l’accélération et au freinage. Toutes ces petites astuces font de cette GSXR une moto plus sûre et plus accessible aux moins expérimentés.
Le juste équilibre
Une fois en route, outre le fait qu’elle soit plus proéminente sous mon abdomen, elle me régale à chaque courbe et à chaque accélération. Parfaitement équilibrée, la GSXR entre en virage sans forcer et toujours dans une précision impeccable. Rien ne la perturbe, pas même un asphalte délabré. Sous l’action des freins très performants, elle s’inscrit sans verrouiller et continue de tracer sa trajectoire. Elle pardonne même les petites erreurs d’appréciation, en remettant de l’angle s’il en faut pour corriger un freinage trop tardif. Elle accepte en effet beaucoup d’angle, déjà du fait que sa garde au sol soit si généreuse, mais surtout grâce à ses masses équilibrées avec justesse qui lui permet d’offrir une grande stabilité en milieu de courbe. Le dosage précis de la cavalerie est tel qu’on se surprend à accélérer très tôt et lorsque la moto est encore très anglée. Son comportement est si sain que la GSXR vous pousse à jouer dans les virages. Encore une fois, les plus timides n’auront qu’à actionner la cartographie B ou C pour adoucir le fauve ! Dans sa version française, le quatre cylindres offre de très belles sensations dès 2000 jusqu’à 9 000 tr/mn. Au-delà, la linéarité marque une pause et l’accélération s’arrête brutalement de tracter. Le bridage ampute tout de même 79 chevaux, alors il ne faut pas s’étonner que les hauts régimes s’essoufflent autant. Heureusement que le coffre sur la première partie du compte-tours est vraiment généreux. Du reste, la Suzuki affiche toujours une vitesse maxi déraisonnable malgré ses ailes coupées. Bien protégé par la bulle sphérique, les ligne droites s’avalent dans une stabilité très rassurante, sans qu’on est l’impression de lutter contre les éléments. On apprécie également sa douce mélodie qui émane de ses deux silencieux, certes plus étouffée mais toujours aussi rauque.
Dans l’ensemble la 1000 GSXR n’a rien perdu de son « mojo », même si esthétiquement, ses deux silencieux restent controversés. Elle prend du poids et de l’encombrement, mais cela ne lui enlève rien à sa son équilibre impeccable qui lui vaut d’être facile en virage. Facile, c’est le mot qui lui conviendra le mieux, tant la virilité des accélérations peut être contrôlée grâce à l’électronique embarquée. Nul doute que la 1000 GSXR 2007 reste l’une des meilleures, voire la meilleure de sa catégorie.
| Tenue de route Facilité d’exploitation Freinage |
| Caractère bridé Plus lourde Réservoir proéminent |
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
9/10
9/10
7/10
8/10
9/10
7/10
8/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
250 km/h
nc
nc
7,3 l/100 km
240 km
nc
nc
7,3 l/100 km
240 km

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