Essai
mis en ligne le : samedi 01 novembre 2008
APRILIA NA 850 Mana
Aprilia Mana, la moto double face
Avec sa Mana, Aprilia révolutionne la moto en proposant, enfin, les avantages de l’automatisme du scooter sur une vraie moto. Facile et fonctionnelle en ville pour la semaine, joueuse et sportive pour le week-end, la Mana vous offre deux motos en une et même un coffre pour loger votre casque à l’arrêt. De quoi séduire tous ceux qui lorgnent vers le scooter sans oser franchir le pas…
Photos | Vidéo
Garantie et Prix
Fiche technique
Moteur : bicylindre 4T, refroidi par eau, simple ACT, 4 soupapes
Cylindrée : 88 x 69 = 839,3 cm3
Puissance maxi : 76,1 ch à 8000 tr/mn
Couple : 73 nm à 5000 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 1 injecteur par cylindre
Embrayag:e : centrifuge
Boîte : Auto + séquentielle 7 rapports
Cadre : treillis tubulaire
Suspension av. : fourche hydraulique inversée ø , déb. 120 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur et bras oscillant ""banane"", déb. 125 mm
Frein av. : 2 disques ø 320 mm, 4 pistons radial
Frein ar. : 1 disque ø 260 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 120/70x17; ar. : 180/55x17
Réservoir essence : 16 litres
Longueur : 2080 mm
Hauteur de selle : 800 mm
Poids à sec : 215 kg
Cylindrée : 88 x 69 = 839,3 cm3
Puissance maxi : 76,1 ch à 8000 tr/mn
Couple : 73 nm à 5000 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 1 injecteur par cylindre
Embrayag:e : centrifuge
Boîte : Auto + séquentielle 7 rapports
Cadre : treillis tubulaire
Suspension av. : fourche hydraulique inversée ø , déb. 120 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur et bras oscillant ""banane"", déb. 125 mm
Frein av. : 2 disques ø 320 mm, 4 pistons radial
Frein ar. : 1 disque ø 260 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 120/70x17; ar. : 180/55x17
Réservoir essence : 16 litres
Longueur : 2080 mm
Hauteur de selle : 800 mm
Poids à sec : 215 kg
Equipement de série
Démarreur électrique
Starter auto
Leds régime moteur
Montre
Voyant essence
Température eau à segments
Voyant défaut injection
Totalisateurs journaliers
Ordinateur de bord (V-max, V-moy, conso instan. et moy., chrono)
Température extérieure air
Appel de phare
Coupe-contact
Béquille latérale (coupure moteur)
Blocage direction au contacteur
Clé codée
Bouchon essence à vis sous selle (ouv. à clé)
Coffre à casque (intégral) éclairé
Ouv. coffre électrique au guidon
Prise 12 V (dans coffre)
Levier frein réglable
Ergots fixation bagages
Poignée de maintien
Starter auto
Leds régime moteur
Montre
Voyant essence
Température eau à segments
Voyant défaut injection
Totalisateurs journaliers
Ordinateur de bord (V-max, V-moy, conso instan. et moy., chrono)
Température extérieure air
Appel de phare
Coupe-contact
Béquille latérale (coupure moteur)
Blocage direction au contacteur
Clé codée
Bouchon essence à vis sous selle (ouv. à clé)
Coffre à casque (intégral) éclairé
Ouv. coffre électrique au guidon
Prise 12 V (dans coffre)
Levier frein réglable
Ergots fixation bagages
Poignée de maintien
Constructeur / Distributeur
APRILIA
AWS France
21, Rue Georges Boisseau
92110 CLICHY la Garenne
tél. : 01 58 74 74 00
fax : 01 58 74 74 35
www.aprilia.com
AWS France
21, Rue Georges Boisseau
92110 CLICHY la Garenne
tél. : 01 58 74 74 00
fax : 01 58 74 74 35
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Concurents
APRILIA TUONO 1000 R
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BMW R 850 R
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CAN AM Spyder SE5
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DUCATI GT 1000 Sportclassic
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HONDA CB1000R
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HONDA CBF 1000
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KAWASAKI Z 1000 07
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MOTO GUZZI Breva 850
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MV Agusta Brutale 989R
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TRIUMPH Bonneville T100
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TRIUMPH Scrambler
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TRIUMPH Speed Triple 1050
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TRIUMPH Thruxton
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VOXAN Black Magic
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VOXAN Roadster
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BMW R 850 R
CAN AM Spyder SE5
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HONDA CB1000R
HONDA CBF 1000
KAWASAKI Z 1000 07
MOTO GUZZI Breva 850
MV Agusta Brutale 989R
TRIUMPH Bonneville T100
TRIUMPH Scrambler
TRIUMPH Speed Triple 1050
TRIUMPH Thruxton
VOXAN Black Magic
VOXAN Roadster
Il aura fallu presque un an entre la présentation au Salon de Milan 2006 et le lancement de cette Mana, première moto automatique. Il nous tardait de pouvoir répondre à la question qui était de savoir si l’on avait un scooter déguisé en moto ou une moto à part entière. Le style de la Mana restait alléchant avec son cadre treillis tubulaire et ses équipements de sportive avec fourche inversée et frein radiaux, mais Aprilia avait aussi de gros antécédents en scooter et donc il fallait savoir qui l’emportait dans ce concept de moto polyvalente. Aprilia a toujours eu la passion dans ses veines et ne pouvait décevoir avec un produit qui ne serait pas attrayant. Cette attente d’un an a permis de parfaitement mettre au point la transmission et la cartographie de cette moto. Car non seulement, on peut choisir son mode de transmission, auto ou manuel, mais aussi moduler la courbe de puissance suivant son usage : sport, touring ou pluie…
Le moteur est un V2 calé à 90° de 850 cm3 refroidit par eau qui reprend la même base que celui du Gilera GP800. Sur cette architecture, Aprilia a défini son propre cahier des charges avec une transmission par variateur, puis une chaîne finale, pour conserver un style moto. Entre les deux, une gestion électronique de l’écartement des flasques du variateur suivant le mode choisi. En mode manuel séquentiel, le pilote passe les pseudos rapports au régime qu’il décide. Il est aidé par des diodes vertes et rouges qui signalent la montée en régime et l’approche de la zone rouge. Un moteur électrique verrouille la position d’écartement des flasques du variateur, comme sur le scooter Suzuki Burgman 650 pour définir un rapport de transmission fixe. On peut passer les rapports soit à main gauche avec les poussoirs + et -, soit au pied avec un sélecteur qui n’en a que l’apparence et qui n’est qu’un contacteur puisqu’il n’y a pas de boîte de vitesses ! On a donc pas la même consistance au bout du pied. Ce n’est pas très grave, car vous abandonnerez vite ce mode au fil des kilomètres. C’est amusant, mais c’est tellement agréable en automatique. Finalement, le sélecteur est plus là pour ne pas rebuter les puristes, car une moto sans sélecteur ne serait pas une vraie moto pour les « ayatollahs » du deux roues. Yamaha avait fait de même sur sa FJR1300 AS dotée d’un embrayage piloté et d’une commande de boîte au guidon, mais aussi au pied.
Bref, passons sur cette sélectmania, pour aborder les modes automatiques, où l’électronique va gérer la vivacité de l’accélération suivant le régime moteur, la vitesse de la moto et l’ouverture des gaz. Et cela suivant trois modes qui vous sont proposés : Sport, Touring et Pluie. Si le mode pluie s’apparente plus à une conduite scooter, avec des prises de régime modestes et un silence totale de fonctionnement, le mode sport est un régal avec des accélérations diablement probantes et une réponse immédiate à l’ouverture des gaz. Le plus impressionnant est de disposer d’un vrai frein moteur, phénomène inconnu avec un variateur de scooter. Le mode Touring est plus adapté à la ville ou au duo, mais vraiment il faut essayer cette Mana pour se convaincre du bonheur que procure cette transmission qui ne souffre d’aucun reproche. On regrette même d’avoir attendu si longtemps pour en profiter, tant l’agrément est permanent dans toutes les conditions de roulage.
En ville, le système auto fait vite la démonstration de son efficacité et de sa facilité d’utilisation, il faut donc voir sur la route ce que cela donne. Dès la sortie de la ville de Turin, les derniers contreforts des Alpes nous permettent de statuer rapidement avec des lacets de montagne et quelques belles enfilades. La Mana est taillée comme un Roadster sportif avec un centre de gravité assez bas, les suspensions sont souples pour le confort, mais ne nuisent pas au comportement routier. L’avant est collé au bitume et un peu lourd mais permet de bien inscrire la Mana dans les courbes. La fourche inversée vient parfois à talonner sur les freinages très appuyés grâce au double disque avec étriers radiaux 4 pistons. On aurait bien vu un ABS, pour ôter tout souci au pilote, mais ce sera à partir de juillet 2008 qu’il sera proposé en option.
Sur route, la Mana prend de l’angle et se conduit avec efficacité que l’on soit en mode manuel ou auto sport. Le frein moteur et la réponse immédiate à la poignée de gaz, vous feront même opter rapidement pour le mode auto, tant les reprises sont faciles et promptes. Aucune perte de temps, même si le changement de rapports se fait sans couper les gaz, vu qu’il n’y a pas de boîte de vitesses traditionnelle à pignons.
À noter que le mode manuel est également géré car il est inutile de rétrograder au feu rouge. La Mana redescend automatiquement les rapports inférieurs dès que le régime est trop bas pour ne pas caler et revient en première à l’arrêt. À ce sujet, comme il n’y a pas de point mort, la Mana reçoit un frein de stationnement bien pratique pour stationner sur des terrains en pente car il n’y a qu’une béquille latérale. Celle-ci est munie d’une sécurité qui coupe le moteur si l’on vient à accélérer, mais on peut laisser tourner le moteur au ralenti stationné sur la béquille. On a même essayé de changer de mode en roulant et bien, la Mana s’exécute sans piper mot.
Le troisième héritage du scooter est le coffre ; non pas sous la selle, mais à la place du réservoir, au-dessus du moteur. Gilera avait opté pour ce principe dans les années 90 sur sa CX 125 et BMW, plus récemment, sur sa 650 Scarver. Ici, le coffre s’ouvre depuis un poussoir électrique au guidon et il est muni d’un vérin. On y trouve une prise 12 volts ainsi qu’un éclairage, et un casque intégral y rentre sans problème. Faute de place au-dessus du moteur, le filtre à air se retrouve donc apparent et adopte un look à la Harley avec un petit carter chromé reprenant des inscriptions circulaires. Et le réservoir, me direz-vous ? Il se retrouve sous la selle passager. Cette dernière bascule vers l’avant pour accéder au bouchon du réservoir de 16 litres. Le passager n’est pas mal installé avec une selle longue, des repose-pieds pas trop haut perchés et un arceau pour se tenir.
Avec sa Mana, Aprilia réussit non seulement à convertir le plus inconditionnel des motards à l’automatisme et au fonctionnel, sans nuire toutefois au comportement sportif, ni à l’esthétique et c’est çà le plus fort. Rien ne distingue la Mana d’un Roadster sport dernier cri : cadre treillis, bras oscillant alu, amortisseur arrière désaxé, fourche inversée, freins à pinces radiales, etc. Même son style élégant, garde tout le caractère d’une moto italienne pure et dure. Seule l’absence de levier d’embrayage et de compte-tours vient trahir son automatisme…
Le tableau de bord ne comporte, en effet, pas de compte-tours mais juste quatre diodes signalant l’arrivée vers la zone rouge. Pour le reste tout y est, de la température d’air à la vitesse, mais aussi la consommation instantanée et moyenne, sans oublier la montre. La partie centrale digitale indique le mode de transmission et, en mode séquentiel, le rapport de 1 à 7. La maintenance donne un changement de la courroie du variateur tous les 20 000 km.
Lors de ce test, nous n’avons pas pu atteindre la vitesse maxi (elle est donnée pour 200 km/h réels) mais le comportement jusqu’à 180 km/h compteur est sans remarque négative avec une moto précise et stable.
La dernière moto automatique remonte aux années 70 avec les Honda CB750 et 400 et à la Moto Guzzi Convert. Des machines disposant d’une transmission par convertisseur à deux rapports (court et long) et qui ont vite rejoint les musées de leur marque faute d’intérêt et de puissance. Il en va tout autrement aujourd’hui où le scooter convertit de plus en plus de motards au quotidien avec ceux qui achètent un scooter 125 pour la semaine et gardent une moto fun pour les balades, où ceux qui optent pour le Yamaha T-max. La Mana vise ces deux marchés, mais aussi tous les motards qui n’ont pas encore osé franchir le pas. Elle a pour atout d’être une vraie moto Sport et son pilote sera traité d’égal à égal par les autres motards et pas classé dans la catégorie « renégats » comme s’il était passé au scooter !
voir aussi le site dédié d'aprilia pour cette moto
www.apriliamana.fr
Pas de boîte de vitesses
Le moteur est un V2 calé à 90° de 850 cm3 refroidit par eau qui reprend la même base que celui du Gilera GP800. Sur cette architecture, Aprilia a défini son propre cahier des charges avec une transmission par variateur, puis une chaîne finale, pour conserver un style moto. Entre les deux, une gestion électronique de l’écartement des flasques du variateur suivant le mode choisi. En mode manuel séquentiel, le pilote passe les pseudos rapports au régime qu’il décide. Il est aidé par des diodes vertes et rouges qui signalent la montée en régime et l’approche de la zone rouge. Un moteur électrique verrouille la position d’écartement des flasques du variateur, comme sur le scooter Suzuki Burgman 650 pour définir un rapport de transmission fixe. On peut passer les rapports soit à main gauche avec les poussoirs + et -, soit au pied avec un sélecteur qui n’en a que l’apparence et qui n’est qu’un contacteur puisqu’il n’y a pas de boîte de vitesses ! On a donc pas la même consistance au bout du pied. Ce n’est pas très grave, car vous abandonnerez vite ce mode au fil des kilomètres. C’est amusant, mais c’est tellement agréable en automatique. Finalement, le sélecteur est plus là pour ne pas rebuter les puristes, car une moto sans sélecteur ne serait pas une vraie moto pour les « ayatollahs » du deux roues. Yamaha avait fait de même sur sa FJR1300 AS dotée d’un embrayage piloté et d’une commande de boîte au guidon, mais aussi au pied.
Une réactivité immédiate
Bref, passons sur cette sélectmania, pour aborder les modes automatiques, où l’électronique va gérer la vivacité de l’accélération suivant le régime moteur, la vitesse de la moto et l’ouverture des gaz. Et cela suivant trois modes qui vous sont proposés : Sport, Touring et Pluie. Si le mode pluie s’apparente plus à une conduite scooter, avec des prises de régime modestes et un silence totale de fonctionnement, le mode sport est un régal avec des accélérations diablement probantes et une réponse immédiate à l’ouverture des gaz. Le plus impressionnant est de disposer d’un vrai frein moteur, phénomène inconnu avec un variateur de scooter. Le mode Touring est plus adapté à la ville ou au duo, mais vraiment il faut essayer cette Mana pour se convaincre du bonheur que procure cette transmission qui ne souffre d’aucun reproche. On regrette même d’avoir attendu si longtemps pour en profiter, tant l’agrément est permanent dans toutes les conditions de roulage.
Toujours performant
En ville, le système auto fait vite la démonstration de son efficacité et de sa facilité d’utilisation, il faut donc voir sur la route ce que cela donne. Dès la sortie de la ville de Turin, les derniers contreforts des Alpes nous permettent de statuer rapidement avec des lacets de montagne et quelques belles enfilades. La Mana est taillée comme un Roadster sportif avec un centre de gravité assez bas, les suspensions sont souples pour le confort, mais ne nuisent pas au comportement routier. L’avant est collé au bitume et un peu lourd mais permet de bien inscrire la Mana dans les courbes. La fourche inversée vient parfois à talonner sur les freinages très appuyés grâce au double disque avec étriers radiaux 4 pistons. On aurait bien vu un ABS, pour ôter tout souci au pilote, mais ce sera à partir de juillet 2008 qu’il sera proposé en option.
Sur route, la Mana prend de l’angle et se conduit avec efficacité que l’on soit en mode manuel ou auto sport. Le frein moteur et la réponse immédiate à la poignée de gaz, vous feront même opter rapidement pour le mode auto, tant les reprises sont faciles et promptes. Aucune perte de temps, même si le changement de rapports se fait sans couper les gaz, vu qu’il n’y a pas de boîte de vitesses traditionnelle à pignons.
Fonctionnelle à tous les niveaux
À noter que le mode manuel est également géré car il est inutile de rétrograder au feu rouge. La Mana redescend automatiquement les rapports inférieurs dès que le régime est trop bas pour ne pas caler et revient en première à l’arrêt. À ce sujet, comme il n’y a pas de point mort, la Mana reçoit un frein de stationnement bien pratique pour stationner sur des terrains en pente car il n’y a qu’une béquille latérale. Celle-ci est munie d’une sécurité qui coupe le moteur si l’on vient à accélérer, mais on peut laisser tourner le moteur au ralenti stationné sur la béquille. On a même essayé de changer de mode en roulant et bien, la Mana s’exécute sans piper mot.
Le troisième héritage du scooter est le coffre ; non pas sous la selle, mais à la place du réservoir, au-dessus du moteur. Gilera avait opté pour ce principe dans les années 90 sur sa CX 125 et BMW, plus récemment, sur sa 650 Scarver. Ici, le coffre s’ouvre depuis un poussoir électrique au guidon et il est muni d’un vérin. On y trouve une prise 12 volts ainsi qu’un éclairage, et un casque intégral y rentre sans problème. Faute de place au-dessus du moteur, le filtre à air se retrouve donc apparent et adopte un look à la Harley avec un petit carter chromé reprenant des inscriptions circulaires. Et le réservoir, me direz-vous ? Il se retrouve sous la selle passager. Cette dernière bascule vers l’avant pour accéder au bouchon du réservoir de 16 litres. Le passager n’est pas mal installé avec une selle longue, des repose-pieds pas trop haut perchés et un arceau pour se tenir.
Aucun signe extérieur de concession au fonctionnel
Avec sa Mana, Aprilia réussit non seulement à convertir le plus inconditionnel des motards à l’automatisme et au fonctionnel, sans nuire toutefois au comportement sportif, ni à l’esthétique et c’est çà le plus fort. Rien ne distingue la Mana d’un Roadster sport dernier cri : cadre treillis, bras oscillant alu, amortisseur arrière désaxé, fourche inversée, freins à pinces radiales, etc. Même son style élégant, garde tout le caractère d’une moto italienne pure et dure. Seule l’absence de levier d’embrayage et de compte-tours vient trahir son automatisme…
Le tableau de bord ne comporte, en effet, pas de compte-tours mais juste quatre diodes signalant l’arrivée vers la zone rouge. Pour le reste tout y est, de la température d’air à la vitesse, mais aussi la consommation instantanée et moyenne, sans oublier la montre. La partie centrale digitale indique le mode de transmission et, en mode séquentiel, le rapport de 1 à 7. La maintenance donne un changement de la courroie du variateur tous les 20 000 km.
Lors de ce test, nous n’avons pas pu atteindre la vitesse maxi (elle est donnée pour 200 km/h réels) mais le comportement jusqu’à 180 km/h compteur est sans remarque négative avec une moto précise et stable.
30 ans d’attente
La dernière moto automatique remonte aux années 70 avec les Honda CB750 et 400 et à la Moto Guzzi Convert. Des machines disposant d’une transmission par convertisseur à deux rapports (court et long) et qui ont vite rejoint les musées de leur marque faute d’intérêt et de puissance. Il en va tout autrement aujourd’hui où le scooter convertit de plus en plus de motards au quotidien avec ceux qui achètent un scooter 125 pour la semaine et gardent une moto fun pour les balades, où ceux qui optent pour le Yamaha T-max. La Mana vise ces deux marchés, mais aussi tous les motards qui n’ont pas encore osé franchir le pas. Elle a pour atout d’être une vraie moto Sport et son pilote sera traité d’égal à égal par les autres motards et pas classé dans la catégorie « renégats » comme s’il était passé au scooter !
voir aussi le site dédié d'aprilia pour cette moto
www.apriliamana.fr
Aprilia ouvre une nouvelle voie et un nouveau marché pour elle, car la marque est surtout connue en moto pour ses machines sportives (RSV 1000). Ce qui est sûr c’est que l’essayer c’est l’adopter, car cette prise de contact nous a vraiment convaincus de son intérêt et de ses qualités. La Mana répond, à 200%, à l’usage que l’on a d’une moto : la semaine en ville pour aller travailler et le week-end pour les balades sportives. Deux motos en une et même le tarif est convenable ! Alors…
| Transmission Comportement Style italien Facilité d’utilisation Coffre à casque 3 modes de puissance |
| Hauteur de selle juste |
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
9/10
9/10
9/10
9/10
9/10
9/10
9/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
196 km/h
5,9 sec
5550 mm
7,3 l/100 km
220 km
5,9 sec
5550 mm
7,3 l/100 km
220 km
Réaction(s) (3)
1 | écrit le samedi 03 novembre 2007 à 11h15 par by coeur
Merci pour votre essai de cette nouvelle aprilia Mana.
bien vu comme nouveau concept ! mais du coté pratique, j'aurai personnellemnt apprécié un jauge carburant et un petit tete de fourche. reste aussi à voir la fiabilité de l'ensemble moteur et gestion electronique et le coût final de l'entretien des transmissions... pour etre tout a fait convaincu.
bien vu comme nouveau concept ! mais du coté pratique, j'aurai personnellemnt apprécié un jauge carburant et un petit tete de fourche. reste aussi à voir la fiabilité de l'ensemble moteur et gestion electronique et le coût final de l'entretien des transmissions... pour etre tout a fait convaincu.
2 | écrit le mercredi 23 janvier 2008 à 12h57 par jeannot
je la trouve jolie et au meme prix qu'un 500tmax ça laisse a reflechir ne manque plus qu'a attendre la sortie et le prix de la DN 01 de chez Honda...avant de faire son choix il parait que c pour le printemps.
a + Jeannot
a + Jeannot
3 | écrit le jeudi 27 mars 2008 à 08h55 par max
enfin! la seule chose qui manque c'est un saute vent...
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