Essai
mis en ligne le : samedi 24 mai 2008
APRILIA RX 125
Le fun pour les aprilia RX et SX !
Après la mise en vigueur des normes antipollution Euro 3, on craignait que les dernières motos 125 2-temps ne tirent leur révérence. Avec ses nouvelles RX et SX 125, Aprilia démontre que ce type de motorisation peut encore survivre, pour le plus grand plaisir des amateurs de conduite sportives. Démonstration…
Photos | Vidéo
Garantie et Prix
Fiche technique
Moteur : monocylindre 2T, refroidi par eau, admission par clapet
Cylindrée : 54 x 54,5 = 124,8 cm3
Puissance maxi : 15 ch à 9250 tr/mn
Couple : 12,2 nm à 8000 tr/mn
Mise en route : kick
Alimentation : 1 carburateur
Embrayag:e : en bain d'huile
Boîte : 6 rapports
Cadre : périmétrique en acier
Suspension av. : fourche télescopique inversée ø40 , déb. 260 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur et bras oscillant, déb. 270 mm
Frein av. : simple disque ø 260 mm, étrier double piston prallèle
Frein ar. : simple disque ø 220 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 90/90 x 21; ar. : 120/90 x 18
Réservoir essence : 10 litres
Longueur : 2165 mm
Hauteur de selle : 925 mm
Poids à sec : 116 kg
Cylindrée : 54 x 54,5 = 124,8 cm3
Puissance maxi : 15 ch à 9250 tr/mn
Couple : 12,2 nm à 8000 tr/mn
Mise en route : kick
Alimentation : 1 carburateur
Embrayag:e : en bain d'huile
Boîte : 6 rapports
Cadre : périmétrique en acier
Suspension av. : fourche télescopique inversée ø40 , déb. 260 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur et bras oscillant, déb. 270 mm
Frein av. : simple disque ø 260 mm, étrier double piston prallèle
Frein ar. : simple disque ø 220 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 90/90 x 21; ar. : 120/90 x 18
Réservoir essence : 10 litres
Longueur : 2165 mm
Hauteur de selle : 925 mm
Poids à sec : 116 kg
Equipement de série
Petit saute-vent
Kick
Appel de phare
Starter manuel
Blocage de direction au contacteur
Passage en réserve manuel
Compte-tour digital à segments
Horloge
Chronomètre
Shift light
Témoin tension batterie
Témoin d’entretien
Voyant de température moteur
Voyant d’alerte niveau huile
Bouchon d’essence à vis
Petit espace de rangement sous la selle
Béquille latérale à retour auto
Repose-pieds pilote articulés
Poignée de maintien passager
Repose-pieds arrière repliables
Accroche tendeurs
Durit de frein type aviation
Kick
Appel de phare
Starter manuel
Blocage de direction au contacteur
Passage en réserve manuel
Compte-tour digital à segments
Horloge
Chronomètre
Shift light
Témoin tension batterie
Témoin d’entretien
Voyant de température moteur
Voyant d’alerte niveau huile
Bouchon d’essence à vis
Petit espace de rangement sous la selle
Béquille latérale à retour auto
Repose-pieds pilote articulés
Poignée de maintien passager
Repose-pieds arrière repliables
Accroche tendeurs
Durit de frein type aviation
Constructeur / Distributeur
APRILIA
AWS France
21, Rue Georges Boisseau
92110 CLICHY la Garenne
tél. : 01 58 74 74 00
fax : 01 58 74 74 35
www.aprilia.com
AWS France
21, Rue Georges Boisseau
92110 CLICHY la Garenne
tél. : 01 58 74 74 00
fax : 01 58 74 74 35
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Concurents
BETA Alp
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DERBI Senda Baja R
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DERBI Senda DRD 125
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FANTIC Caballero 125
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FANTIC Caballero 125 H20
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GAS GAS Pampera
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GENERIC Trigger 125
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GENERIC Trigger 125 SM
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HOOPER TTX 125
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HUSQVARNA WRE
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HYOSUNG Karion 2007
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KEEWAY TX 125
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KTM EXC
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MALAGUTI X3M Enduro 125
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MALAGUTI X3M Motard 125
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MZ SX
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RIEJU Marathon 125
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RIEJU MRX
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SCORPA TY-S
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SKY TEAM T-Rex
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SKY TEAM V-Raptor
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SUZUKI DR 125 SM
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SUZUKI VanVan K7
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TOMOS SE 125F
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YAMAHA XT-R
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ZONGSHEN CityRun
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ZONGSHEN GY-10A
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ZONGSHEN GY-A
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DERBI Senda Baja R
DERBI Senda DRD 125
FANTIC Caballero 125
FANTIC Caballero 125 H20
GAS GAS Pampera
GENERIC Trigger 125
GENERIC Trigger 125 SM
HOOPER TTX 125
HUSQVARNA WRE
HYOSUNG Karion 2007
KEEWAY TX 125
KTM EXC
MALAGUTI X3M Enduro 125
MALAGUTI X3M Motard 125
MZ SX
RIEJU Marathon 125
RIEJU MRX
SCORPA TY-S
SKY TEAM T-Rex
SKY TEAM V-Raptor
SUZUKI DR 125 SM
SUZUKI VanVan K7
TOMOS SE 125F
YAMAHA XT-R
ZONGSHEN CityRun
ZONGSHEN GY-10A
ZONGSHEN GY-A
Si vous êtes à la recherche d’une moto 125 abordable, polyvalente et pratique au quotidien, alors, passez votre chemin ! Les Aprilia RX (trail/enduro) et SX (supermotard) 125 ne sont absolument pas conçus pour une telle utilisation et lorgnent plutôt vers une clientèle passionnée, qui privilégie le plaisir de pilotage et l’efficacité au confort quotidien. Comme leur sœur sportive, la célèbre RS 125, les deux nouveautés atteignent les sommets dans cette cylindrée 125 et se présentent presque comme des alternatives aux motos de grosses cylindrées pour ceux qui ne souhaitent pas passer leurs permis moto. Si notre législation française bride toutes les motos 125 homologué à 15 chevaux, il faut savoir que les deux Aprilia, comme la plupart des motos 2-temps, développent à l’origine une puissance bien plus élevée et bénéficient logiquement d’une conception élaborée en rapport avec ces performances. Les amateurs de sensation forte s’en réjouiront.
Bien que proche de l’ancien supermotard d’Aprilia, la MX qui a disparue l’an dernier, la SX a été totalement revue tandis que la déclinaison trail/enduro, nommée RX, n’existait même pas à l’époque. Autant dire que le moteur 2-temps Rotax demeure finalement le seul héritage de la MX, même si a fait l’objet de quelques retouches pour s’affranchir des normes Euro 3. Pour le reste, ce sont deux motos entièrement nouvelles que nous livre la firme de Noal. Les gabarits sont cossus et les lignes modernes et agressives très inspirées des grandes sœurs SXV et RXV. Côté conception, on ressent également que les Aprilia jouent dans la catégorie supérieure. La partie cycle novatrice opte pour un cadre treillis tubulaire inédit, une massive fourche inversée de 40 mm et un amortisseur arrière à bombonne de gaz séparée et à renvoie par biellette. Bref, les RX et SX n’ont rien à envier aux grandes et affichent clairement leurs ambitions. Destinée à la route ou aux pistes de Supermotard, la SX exhibe une paire de jante de 17 pouces chaussée de pneus sportifs (Pirelli Diablo). De son côté, le RX adopte une configuration « Off road » avec des roues de 18 (ar) et 21 pouces (Av) dotées de pneus à crampons. Dans les deux cas, l’équipement est assez simpliste. Comme sur la MX en son temps, le démarreur électrique manque à l’appel et il faudra donc se contenter du kick, placé du côté gauche du moteur et du starter manuel au guidon pour la mise en route du bloc 2 temps. Pas très pratique et un peu limite au quotidien ! Dans le même esprit, le bouchon d’essence à vis sans serrure est regrettable. Bref, comme soulignés ci-dessus, les RX/SX ne sont absolument pas des motos civilisées et se rapprochent plutôt d’engin de sport/loisir ou de compétition. Le tableau de bord va d’ailleurs dans ce sens. On y retrouve l’heure, un chronomètre ou encore les témoins d’entretien ou de batterie, mais le compte-tour à segment est peu lisible alors que l’absence de trips partiels et de voyant de réserve est tout aussi regrettable. Il faudra se contenter d’un passage en réserve manuel par l’intermédiaire du robinet d’essence… à l’ancienne !
Une fois en selle, l’ergonomie est ouvertement orientée vers le sport. Comme souvent sur les trail et surpermotard, la selle est assez haute, mais le débattement important des suspensions permet de se sentir à l’aise une fois en selle. Seules l’escalade et la mise en route du moteur au kick seront un peu difficiles pour les petites tailles ; en particulier sur le trail dont la hauteur de selle est plus élevée. La forme assez plate de l’assise permet de se positionner en avant ou en arrière à sa guise tandis que le large guidon offre un effet de levier important en gage de maniabilité. Enfin, la finesse d’ensemble renforce l’impression de légèreté et d’hypersensibilité des Aprilia. Il faut dire qu’avec 115 kg (SX) et 116 kg (RX) à sec, les deux nouveautés ne pèsent pas lourd sur la balance, un facteur qui contribue aussi à accroître leurs performances et la sensation de vivacité.
Dès la mise en route du moteur, la sonorité aigu et pétillante du monocylindre 2-temps vous plonge dans l’ambiance. Avec ce type de motorisation, la conduite est d’emblée très sportive. La puissance est disponible très haut dans les tours et arrive de manière assez explosive, ce qui garantie des sensations remarquables malgré la faible cylindrée. Cette présentation se déroulant en Italie, nous avons logiquement testé les versions « débridées » des RX et SX. Avec leur 22 chevaux, ces dernières offrent tout simplement ce qui se fait de mieux en matière de performances dans la catégorie. Le moteur commence à tracter dès 7 000 tr/min et s’envole véritablement entre 9 000 et 11 000 tr/min. Que soit sur la route ou sur la terre, les accélérations sont franchement impressionnantes et ne semblent jamais s’arrêter. Malheureusement, aucune version 15 chevaux n’était disponible durant ce test. Espérons donc que le bridage français laissera les sensations intactes car la MX pâtissait en son temps d’un bridage très castrateur dans la seconde partie du compte-tour. On note toutefois qu’Aprilia a pris le soin de rallonger la transmission sur les versions françaises (1 dent de plus au pignon de sortie de boîte) pour améliorer la vitesse maxi. Quoi qu’il en soit, il faut tout de même souligner que si ce bloc très pointu est un vrai régal en conduite sportive (testé ici sur circuit et sur terrain de cross/enduro), il pêchera sans doute davantage en utilisation urbaine, la souplesse n’étant vraiment pas son point fort sous la barre des 5 000 tr/min. La boîte est logiquement très sollicitée en ville ou pour relancer la mécanique. Autant dire qu’on apprécie la précision du verrouillage des rapports à sa juste valeur même si le sélecteur se montre parfois un peu ferme à actionner. Précisons également que les moteurs 2-temps réclament un remplissage régulier du réservoir d’huile, celle-ci étant consommée au même titre que l’essence. Les coûts à l’usage sont donc un peu plus élevés. Enfin, les odeurs et la fumée qui s’en dégagent ne sont pas forcément agréables au quotidien.
Si le moteur est performant, alors que dire de la partie cycle ! Sur la piste, la SX s’en donne à cœur joie. L’agilité et la précision de son train avant allié à la rigueur du châssis et à la qualité des pneumatiques permettent d’incliner l’engin sans retenue et en toute confiance. Une simple pression sur le large guidon permet à l’italienne de s’inscrire en virage. Seule la position de conduite est un peu difficile à trouver lorsque le rythme accélère, tout au moins pour les habitués des motos traditionnelles où l’on déhanche. Ici, il convient au contraire de rester sur la partie avant de la selle et de sortir le pied pour maîtriser d’éventuel glisse, une gymnastique un peu particulière pour les non-initiés. La SX profite également d’un dispositif de freinage très mordant, une force avec les modèles 2-temps où l’absence de frein moteur impose des freinages à la fois puissant et précis. Enfin, les suspensions parfaitement ajustées offre un comportement très progressif en entrée et en sortie de virage sans à-coup ou dandinement prononcé. Bref, vous l’aurez compris, il est bien difficile de trouver des défauts à la SX en termes de comportement routier. Évidemment, le modèle trail/enduro est un peu moins à l’aise sur le bitume. Ses pneus fins et crantés mettent moins en confiance en virage, au freinage ou à haute vitesse. Pour autant, la RX offre une polyvalence route/terre que certains apprécieront. Et contrairement à d’autres trails assez sage, l’Aprilia se présente comme une moto capable d’avaler les portions très accidentées sans rechigner en TT grâce à ses bonnes suspensions, à sa finesse d’ensemble et à sa légèreté. Très proche d’une véritable moto d’enduro, on se régale vraiment à son guidon. Il faudra tout juste se méfier lors de « gros » sauts car la fourche a parfois tendance à claquer en cas de réception trop sur l’avant.
Moderne, mais peu pratique
Bien que proche de l’ancien supermotard d’Aprilia, la MX qui a disparue l’an dernier, la SX a été totalement revue tandis que la déclinaison trail/enduro, nommée RX, n’existait même pas à l’époque. Autant dire que le moteur 2-temps Rotax demeure finalement le seul héritage de la MX, même si a fait l’objet de quelques retouches pour s’affranchir des normes Euro 3. Pour le reste, ce sont deux motos entièrement nouvelles que nous livre la firme de Noal. Les gabarits sont cossus et les lignes modernes et agressives très inspirées des grandes sœurs SXV et RXV. Côté conception, on ressent également que les Aprilia jouent dans la catégorie supérieure. La partie cycle novatrice opte pour un cadre treillis tubulaire inédit, une massive fourche inversée de 40 mm et un amortisseur arrière à bombonne de gaz séparée et à renvoie par biellette. Bref, les RX et SX n’ont rien à envier aux grandes et affichent clairement leurs ambitions. Destinée à la route ou aux pistes de Supermotard, la SX exhibe une paire de jante de 17 pouces chaussée de pneus sportifs (Pirelli Diablo). De son côté, le RX adopte une configuration « Off road » avec des roues de 18 (ar) et 21 pouces (Av) dotées de pneus à crampons. Dans les deux cas, l’équipement est assez simpliste. Comme sur la MX en son temps, le démarreur électrique manque à l’appel et il faudra donc se contenter du kick, placé du côté gauche du moteur et du starter manuel au guidon pour la mise en route du bloc 2 temps. Pas très pratique et un peu limite au quotidien ! Dans le même esprit, le bouchon d’essence à vis sans serrure est regrettable. Bref, comme soulignés ci-dessus, les RX/SX ne sont absolument pas des motos civilisées et se rapprochent plutôt d’engin de sport/loisir ou de compétition. Le tableau de bord va d’ailleurs dans ce sens. On y retrouve l’heure, un chronomètre ou encore les témoins d’entretien ou de batterie, mais le compte-tour à segment est peu lisible alors que l’absence de trips partiels et de voyant de réserve est tout aussi regrettable. Il faudra se contenter d’un passage en réserve manuel par l’intermédiaire du robinet d’essence… à l’ancienne !
Ambiance sportive
Une fois en selle, l’ergonomie est ouvertement orientée vers le sport. Comme souvent sur les trail et surpermotard, la selle est assez haute, mais le débattement important des suspensions permet de se sentir à l’aise une fois en selle. Seules l’escalade et la mise en route du moteur au kick seront un peu difficiles pour les petites tailles ; en particulier sur le trail dont la hauteur de selle est plus élevée. La forme assez plate de l’assise permet de se positionner en avant ou en arrière à sa guise tandis que le large guidon offre un effet de levier important en gage de maniabilité. Enfin, la finesse d’ensemble renforce l’impression de légèreté et d’hypersensibilité des Aprilia. Il faut dire qu’avec 115 kg (SX) et 116 kg (RX) à sec, les deux nouveautés ne pèsent pas lourd sur la balance, un facteur qui contribue aussi à accroître leurs performances et la sensation de vivacité.
Moteur performant, mais pointu
Dès la mise en route du moteur, la sonorité aigu et pétillante du monocylindre 2-temps vous plonge dans l’ambiance. Avec ce type de motorisation, la conduite est d’emblée très sportive. La puissance est disponible très haut dans les tours et arrive de manière assez explosive, ce qui garantie des sensations remarquables malgré la faible cylindrée. Cette présentation se déroulant en Italie, nous avons logiquement testé les versions « débridées » des RX et SX. Avec leur 22 chevaux, ces dernières offrent tout simplement ce qui se fait de mieux en matière de performances dans la catégorie. Le moteur commence à tracter dès 7 000 tr/min et s’envole véritablement entre 9 000 et 11 000 tr/min. Que soit sur la route ou sur la terre, les accélérations sont franchement impressionnantes et ne semblent jamais s’arrêter. Malheureusement, aucune version 15 chevaux n’était disponible durant ce test. Espérons donc que le bridage français laissera les sensations intactes car la MX pâtissait en son temps d’un bridage très castrateur dans la seconde partie du compte-tour. On note toutefois qu’Aprilia a pris le soin de rallonger la transmission sur les versions françaises (1 dent de plus au pignon de sortie de boîte) pour améliorer la vitesse maxi. Quoi qu’il en soit, il faut tout de même souligner que si ce bloc très pointu est un vrai régal en conduite sportive (testé ici sur circuit et sur terrain de cross/enduro), il pêchera sans doute davantage en utilisation urbaine, la souplesse n’étant vraiment pas son point fort sous la barre des 5 000 tr/min. La boîte est logiquement très sollicitée en ville ou pour relancer la mécanique. Autant dire qu’on apprécie la précision du verrouillage des rapports à sa juste valeur même si le sélecteur se montre parfois un peu ferme à actionner. Précisons également que les moteurs 2-temps réclament un remplissage régulier du réservoir d’huile, celle-ci étant consommée au même titre que l’essence. Les coûts à l’usage sont donc un peu plus élevés. Enfin, les odeurs et la fumée qui s’en dégagent ne sont pas forcément agréables au quotidien.
Tenue de route redoutable pour la SX
Si le moteur est performant, alors que dire de la partie cycle ! Sur la piste, la SX s’en donne à cœur joie. L’agilité et la précision de son train avant allié à la rigueur du châssis et à la qualité des pneumatiques permettent d’incliner l’engin sans retenue et en toute confiance. Une simple pression sur le large guidon permet à l’italienne de s’inscrire en virage. Seule la position de conduite est un peu difficile à trouver lorsque le rythme accélère, tout au moins pour les habitués des motos traditionnelles où l’on déhanche. Ici, il convient au contraire de rester sur la partie avant de la selle et de sortir le pied pour maîtriser d’éventuel glisse, une gymnastique un peu particulière pour les non-initiés. La SX profite également d’un dispositif de freinage très mordant, une force avec les modèles 2-temps où l’absence de frein moteur impose des freinages à la fois puissant et précis. Enfin, les suspensions parfaitement ajustées offre un comportement très progressif en entrée et en sortie de virage sans à-coup ou dandinement prononcé. Bref, vous l’aurez compris, il est bien difficile de trouver des défauts à la SX en termes de comportement routier. Évidemment, le modèle trail/enduro est un peu moins à l’aise sur le bitume. Ses pneus fins et crantés mettent moins en confiance en virage, au freinage ou à haute vitesse. Pour autant, la RX offre une polyvalence route/terre que certains apprécieront. Et contrairement à d’autres trails assez sage, l’Aprilia se présente comme une moto capable d’avaler les portions très accidentées sans rechigner en TT grâce à ses bonnes suspensions, à sa finesse d’ensemble et à sa légèreté. Très proche d’une véritable moto d’enduro, on se régale vraiment à son guidon. Il faudra tout juste se méfier lors de « gros » sauts car la fourche a parfois tendance à claquer en cas de réception trop sur l’avant.
Au final, il est difficile de savoir si ces deux Aprilia sont des motos de loisir homologuées pour la route, ou des motos de routes utilisables pour le loisir. Toujours est-il que le plaisir de pilotage qu’elles procurent est vraiment inégalable. Évidemment, les qualités des deux italiennes ont également leurs contreparties (confort, démarrage au kick…) et sont aussi très cher payées. Mais après tout, les motos ne sont pas uniquement des engins utilitaires, et certains titulaires du permis B (auto) sont aussi à la recherche d’engin de caractère et ne souhaitent pas forcément passer le permis « moto » pour autant. Pour tous ceux-là, ces deux machines d’exception demeurent le choix ultime. Le modèle SX sera plutôt privilégié en zone urbaine tandis que la RX fera le bonheur des provinciaux proche des circuits d’enduro. Reste à savoir si l’exclusivité des Aprilia n’en découragera pas certains. Mais une chose est certaine : de moins en moins de modèles 2-temps existent sur le marché du neuf, ce qui vaut bien quelques sacrifices.
| Caractère moteur Plaisir de pilotage Rigueur partie-cycle Look réussi |
| Confort Pas de démarreur électrique Prix élevé Hauteur de selle |
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
9/10
9/10
9/10
6/10
9/10
9/10
6/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
115 km/h
7,8 sec
4100 mm
5,9 l/100 km
170 km
7,8 sec
4100 mm
5,9 l/100 km
170 km
Réaction(s) (5)
1 | écrit le jeudi 05 juin 2008 à 07h06 par twostroke
je suis content que le deux temps poursuive sa carrière alors qu'on le disait mort avec euro3! Et même si cela consomme plus, le plaisir sur ce genre d'engin est bien supérieur au 4 temps!
2 | écrit le vendredi 06 juin 2008 à 18h24 par kami
22 chevaux seulement? Ne s'agit-il pas du moteur de la RS qui développe environ 30 chevaux dans sa version Euro 3?
Je profite de ce message pour féliciter la rédaction, merci pour vos essais et vidéos (surtout de 125 vu que c'est ce qui m'intéresse le + ! ).
Je profite de ce message pour féliciter la rédaction, merci pour vos essais et vidéos (surtout de 125 vu que c'est ce qui m'intéresse le + ! ).
3 | écrit le vendredi 06 juin 2008 à 18h34 par redaction
Non, c'est le moteur de la MX qui n' pas de valves à l'échappement contrairemet au RS;
4 | écrit le vendredi 06 juin 2008 à 21h19 par kami
Ah bah mince j'ai toujours cru que les moteurs de MX et RS étaient identiques.
Du coup 22 chevaux c'est pas énorme un DTX faisait autant voir mieux avec une ligne d'échappement.
Du coup 22 chevaux c'est pas énorme un DTX faisait autant voir mieux avec une ligne d'échappement.
5 | écrit le lundi 01 septembre 2008 à 16h33 par florian
nn c est le moteur de la rs
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