Essai
mis en ligne le : samedi 11 octobre 2008
BETA Urban
Urbanosaure pas Beta du tout !
Auréolée de plusieurs titres mondiaux en trial, Beta est surtout connue pour ses machines tout terrain de compétition. La marque italienne s’attaque aujourd’hui au marché des trails citadins avec l’Urban 125, une machine simple qui n’oublie pas ses racines pour autant.
Photos | Vidéo
Garantie et Prix
Fiche technique
Moteur : monocylindre 4T, refroidi par air, simple ACT, 2 soupapes
Cylindrée : 54 x 54 = 124,2 cm3
Puissance maxi : 12 ch à 8500 tr/mn
Couple : 10 nm à 7000 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique ou kick
Alimentation : 1 carburateur
Embrayag:e : en bain d'huile
Boîte : 5 rapports
Cadre : simple berceau dédoublé en acier
Suspension av. : fourche hydraulique ø38 , déb. 170 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur réglable, déb. 185 mm
Frein av. : 1 disque ø 245 mm, étrier double piston
Frein ar. : 1 disque ø 220 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 80/100 x 19; ar. : 120/90 x 16
Réservoir essence : 6 litres
Longueur : 2010 mm
Hauteur de selle : 835 mm
Poids à sec : 101 kg
Cylindrée : 54 x 54 = 124,2 cm3
Puissance maxi : 12 ch à 8500 tr/mn
Couple : 10 nm à 7000 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique ou kick
Alimentation : 1 carburateur
Embrayag:e : en bain d'huile
Boîte : 5 rapports
Cadre : simple berceau dédoublé en acier
Suspension av. : fourche hydraulique ø38 , déb. 170 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur réglable, déb. 185 mm
Frein av. : 1 disque ø 245 mm, étrier double piston
Frein ar. : 1 disque ø 220 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 80/100 x 19; ar. : 120/90 x 16
Réservoir essence : 6 litres
Longueur : 2010 mm
Hauteur de selle : 835 mm
Poids à sec : 101 kg
Equipement de série
Neiman au contacteur
Témoin de surchauffe moteur
Totaliseur kilométrique, 1 partiel
Horloge
Voyant de béquille
Voyant de pression d’huile
Témoin de charge de batterie
Enregistrement de la vitesse maxi
Allumage automatique des feux
Bouchon d’essence à vis (sans clé)
Starter au guidon
Kick de secours
Niveau d’huile par jauge
Tension de chaîne par contre-écrou
Crochet accroche-casque
Repose-pieds passager repliables
Poignées de maintien
Béquille latérale
Témoin de surchauffe moteur
Totaliseur kilométrique, 1 partiel
Horloge
Voyant de béquille
Voyant de pression d’huile
Témoin de charge de batterie
Enregistrement de la vitesse maxi
Allumage automatique des feux
Bouchon d’essence à vis (sans clé)
Starter au guidon
Kick de secours
Niveau d’huile par jauge
Tension de chaîne par contre-écrou
Crochet accroche-casque
Repose-pieds passager repliables
Poignées de maintien
Béquille latérale
Options
Sacoche latérale, porte-paquet, protège mains, top case
Constructeur / Distributeur
BETA
Beta Motor Spa
Pian dell’Isola 72
50067 – Rigano Sull’Arno (FI) Italie
Tel : (39) 055 83 48 741
Fax : (39) 055 83 48 984
www.betamotor.com
Beta Motor Spa
Pian dell’Isola 72
50067 – Rigano Sull’Arno (FI) Italie
Tel : (39) 055 83 48 741
Fax : (39) 055 83 48 984
www.betamotor.com
Concurents
DERBI Senda Terra 125
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DERBI Terra 125 Adventure
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HONDA Varadero 125 2007
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JINCHENG Abila
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JINCHENG JC125
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KEEWAY SPEED
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KYMCO Pulsar E3
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REGAL RAPTOR Aventura 125
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REGAL RAPTOR Aventura RS
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RIEJU TANGO
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SACHS MadAss
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SPIGAOU DAX 125
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SYM XS
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YAMAHA YBR
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DERBI Terra 125 Adventure
HONDA Varadero 125 2007
JINCHENG Abila
JINCHENG JC125
KEEWAY SPEED
KYMCO Pulsar E3
REGAL RAPTOR Aventura 125
REGAL RAPTOR Aventura RS
RIEJU TANGO
SACHS MadAss
SPIGAOU DAX 125
SYM XS
YAMAHA YBR
Instauré par la Yamaha 250 Tricker sortie en 2005, le style trial urbain fait des émules. Après avoir inspiré Rieju avec sa Tango, et dans une moindre mesure Derbi et sa Cross City, c’est aujourd’hui au tour de Beta de proposer ce type de machine. Pourtant la partie ne sera pas facile pour le constructeur italien car aucunne de ces machines n’a eu un franc succès. Les trials sont capables de franchir des obstacles naturels sans prise de vitesse et sont à l’origine de ce concept urbain. Alors l’acquit de la marque devraient apporter à l’Urban un plus bénéfique ?
Amateur de lignes pures et dépouillées, cette Beta est faite pour vous ! On perçoit immédiatement les origines trial de l’engin. L’étroitesse de l’ensemble surprend tout autant que sa ligne ultrafine, du garde-boue avant à l’arrière de la selle. Son petit feu arrière à diodes ou la forme de son optique avant lui confèrent un air contemporain qui va de mise avec son positionnement urbain. Le confort de selle est un peu ferme, et son étroitesse se rappellera à vous si l’étape est trop longue. La position de conduite nécessite de se reculer vers l’arrière pour être confortablement installé. Ainsi on évite aux jambes d’être trop repliées vers l’arrière. Le problème est qu’on vient alors empiéter sur l’espace passager. Quoi qu’il en soit, il ne sera jamais à la fête sur son strapontin, la selle s’amincissant beaucoup en son extrémité, et les repose-pieds étant situés en hauteur. L’ergonomie générale des commandes est bonne, mais l’attaque de la pédale de frein dévoile un positionnement un peu haut. Pour finir, le bouchon d’essence ne ferme pas à clé. Un détail qui fâche sur cette moto pourtant destinée à la ville et ou les plaisantins sont légions. On trouve un équipement correct avec un kick de secours, un accroche-casque à clé et deux vraies poignées de maintien pour le passager, mais au quotidien, un petit porte-paquets n’aurait pas fait de mal. Le compteur minimaliste hérite d’une jauge à essence et d’un trip partiel, mais le compte-tours brille par son absence, comme souvent sur les trails urbains.
Avec son carburateur, l’Urban fait de la résistance à la généralisation de l’injection. Les démarrages demandent donc de l’aide au starter, qu’on apprécie de trouver au guidon. La sonorité de l’échappement diffuse un grondement grave agréable, mais pas excessif. De petites détonations se font entendre à la décélération, accentuant le côté sportif et signifiant un mélange pauvre destiné à passer euro-3. La boîte parfaitement étagée, se manie avec autant de souplesse que l’embrayage, et le conducteur profite alors du peps du monocylindre sur les 5 rapports. La démultiplication finale a été rallongée par rapport à celle du trail/enduro de la marque (Alp 125) pour une utilisation routière. La Beta en tire vraiment profit et avec sa vitesse de pointe de 106 km/h réels, elle devance ainsi sa concurrente Tango, pourtant équipe, elle aussi du moteur Yamaha 4 temps. Les démarrages ne sont pas en reste et l’Italienne se montre tonitruante entre deux feux tricolores. Les vibrations sont bien filtrées et se ressentent tout juste dans les repose-pieds à haute vitesse, sans être insupportables pour autant. Seule la présence de dominos non isolés sur le faisceau électrique surprend car la marque italienne connaît pourtant les conditions difficiles du tout terrain, dommage qu’elle oublie celles du quotidien.
Grâce à ses pneus au profil très étroit et son diamètre de braquage très réduit, la petite Beta se montre fort agile. Son poids plume de 101 kg à sec enfonce le clou de cette habileté naturelle. Néanmoins, le profil des pneus mixtes occasionne une mise sur l’angle en deux temps. La moto entame une première inclinaison entrecoupée d’un léger délai avant de poursuivre sa manœuvre. Rien de rédhibitoire, mais on préférerait un maniement plus fluide et alerte. Le guidon plat concourt à la facilité de guidage, mais il gagnerait à être raccourci en largeur pour éviter le contact avec les rétroviseurs lors des remontées de files. Côté amortissement, la course très importante des suspensions avale correctement les défauts de revêtement en tout genre. La stabilité sur l’angle est satisfaisante et il faudra tout juste se méfier d’un train avant sensible au-delà de 100 km/h (louvoiements légers), un trait commun à de nombreux trails urbains ou pas. Enfin, le système de freinage s’avère convaincant. Bien que puissant, l’élément arrière à disque se révèle dosable et ne provoque aucun blocage de roue intempestif sur le sec. En revanche, il faudra se méfier sur sol glissant. Le frein avant jouit d’un constat proche, mais le mordant de l’étrier aurait mérité un peu plus de force.
Épure minimaliste
Amateur de lignes pures et dépouillées, cette Beta est faite pour vous ! On perçoit immédiatement les origines trial de l’engin. L’étroitesse de l’ensemble surprend tout autant que sa ligne ultrafine, du garde-boue avant à l’arrière de la selle. Son petit feu arrière à diodes ou la forme de son optique avant lui confèrent un air contemporain qui va de mise avec son positionnement urbain. Le confort de selle est un peu ferme, et son étroitesse se rappellera à vous si l’étape est trop longue. La position de conduite nécessite de se reculer vers l’arrière pour être confortablement installé. Ainsi on évite aux jambes d’être trop repliées vers l’arrière. Le problème est qu’on vient alors empiéter sur l’espace passager. Quoi qu’il en soit, il ne sera jamais à la fête sur son strapontin, la selle s’amincissant beaucoup en son extrémité, et les repose-pieds étant situés en hauteur. L’ergonomie générale des commandes est bonne, mais l’attaque de la pédale de frein dévoile un positionnement un peu haut. Pour finir, le bouchon d’essence ne ferme pas à clé. Un détail qui fâche sur cette moto pourtant destinée à la ville et ou les plaisantins sont légions. On trouve un équipement correct avec un kick de secours, un accroche-casque à clé et deux vraies poignées de maintien pour le passager, mais au quotidien, un petit porte-paquets n’aurait pas fait de mal. Le compteur minimaliste hérite d’une jauge à essence et d’un trip partiel, mais le compte-tours brille par son absence, comme souvent sur les trails urbains.
Un moteur qui fait recette
Avec son carburateur, l’Urban fait de la résistance à la généralisation de l’injection. Les démarrages demandent donc de l’aide au starter, qu’on apprécie de trouver au guidon. La sonorité de l’échappement diffuse un grondement grave agréable, mais pas excessif. De petites détonations se font entendre à la décélération, accentuant le côté sportif et signifiant un mélange pauvre destiné à passer euro-3. La boîte parfaitement étagée, se manie avec autant de souplesse que l’embrayage, et le conducteur profite alors du peps du monocylindre sur les 5 rapports. La démultiplication finale a été rallongée par rapport à celle du trail/enduro de la marque (Alp 125) pour une utilisation routière. La Beta en tire vraiment profit et avec sa vitesse de pointe de 106 km/h réels, elle devance ainsi sa concurrente Tango, pourtant équipe, elle aussi du moteur Yamaha 4 temps. Les démarrages ne sont pas en reste et l’Italienne se montre tonitruante entre deux feux tricolores. Les vibrations sont bien filtrées et se ressentent tout juste dans les repose-pieds à haute vitesse, sans être insupportables pour autant. Seule la présence de dominos non isolés sur le faisceau électrique surprend car la marque italienne connaît pourtant les conditions difficiles du tout terrain, dommage qu’elle oublie celles du quotidien.
Agile mais pas incisive
Grâce à ses pneus au profil très étroit et son diamètre de braquage très réduit, la petite Beta se montre fort agile. Son poids plume de 101 kg à sec enfonce le clou de cette habileté naturelle. Néanmoins, le profil des pneus mixtes occasionne une mise sur l’angle en deux temps. La moto entame une première inclinaison entrecoupée d’un léger délai avant de poursuivre sa manœuvre. Rien de rédhibitoire, mais on préférerait un maniement plus fluide et alerte. Le guidon plat concourt à la facilité de guidage, mais il gagnerait à être raccourci en largeur pour éviter le contact avec les rétroviseurs lors des remontées de files. Côté amortissement, la course très importante des suspensions avale correctement les défauts de revêtement en tout genre. La stabilité sur l’angle est satisfaisante et il faudra tout juste se méfier d’un train avant sensible au-delà de 100 km/h (louvoiements légers), un trait commun à de nombreux trails urbains ou pas. Enfin, le système de freinage s’avère convaincant. Bien que puissant, l’élément arrière à disque se révèle dosable et ne provoque aucun blocage de roue intempestif sur le sec. En revanche, il faudra se méfier sur sol glissant. Le frein avant jouit d’un constat proche, mais le mordant de l’étrier aurait mérité un peu plus de force.
La Beta Urban 125 est plus chère que ses concurrentes de quelques euros, mais elle est aussi plus performante, notamment en vitesse de pointe. Son concept la rend très efficace en ville, mais révèle très vite ses limites, notamment pour la conduite en duo ou pour les longs trajets. L’Urban joue donc plus dans un registre ludique que fonctionnel et séduira plus pour le week-end que pour le quotidien.
| Moteur vigoureux Maniabilité Prise en main |
| Duo Bouchon d’essence sans clé Pas de porte-bagages |
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
8/10
8/10
8/10
6/10
8/10
8/10
6/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
106 km/h
8,1 sec
2870 mm
3,4 l/100 km
175 km
8,1 sec
2870 mm
3,4 l/100 km
175 km
Réaction(s) (0)
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