Essai
mis en ligne le : samedi 18 octobre 2008
SUZUKI GSX-R 600 2008
GSX-R600, une guerrière pleine de bonnes manières !
Garantie et Prix
Moteur : 4 cylindres 4T, refroidi par eau, double ACT, 4 soupapes
Cylindrée : = 599,4 cm3
Puissance maxi : 130 / 10 ch à / 13 500 tr/mn
Couple : 61,25 nm à tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 2 injecteurs par cylindre
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 6 rapports
Cadre : périmétrique en alu
Suspension av. : fourche hydraulique inversée ø , déb. 120 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur réglable, déb. 130 mm
Frein av. : 2 disques ø 310 mm, 4 pistons radiaux
Frein ar. : 1 disque ø 220 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 120/70x17; ar. : 180/55x17
Réservoir essence : 17 litres
Longueur : 2 040 mm
Hauteur de selle : 810 mm
Poids à sec : 160 kg
Cylindrée : = 599,4 cm3
Puissance maxi : 130 / 10 ch à / 13 500 tr/mn
Couple : 61,25 nm à tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 2 injecteurs par cylindre
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 6 rapports
Cadre : périmétrique en alu
Suspension av. : fourche hydraulique inversée ø , déb. 120 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur réglable, déb. 130 mm
Frein av. : 2 disques ø 310 mm, 4 pistons radiaux
Frein ar. : 1 disque ø 220 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 120/70x17; ar. : 180/55x17
Réservoir essence : 17 litres
Longueur : 2 040 mm
Hauteur de selle : 810 mm
Poids à sec : 160 kg
Equipement de série
Commande automatique des phares
Appel de phare
Compteur de vitesse digital
Deux totalisateurs partiels
Compte tours à aiguilles
shift-light
Horloge
Température moteur
Voyant d’essence
Voyant de pression d'huile
Indicateur de rapport engagé et du mapping sélectionné
Voyant de clé codée
Feux de détresse
Bouchon d’essence à clé sur charnière
Clignotants intégrés
Feu arrière à diodes
Contrôle du niveau d’huile par hublot
Béquille latérale (coupure moteur)
Dosseret de selle et couvre selle passager
Appel de phare
Compteur de vitesse digital
Deux totalisateurs partiels
Compte tours à aiguilles
shift-light
Horloge
Température moteur
Voyant d’essence
Voyant de pression d'huile
Indicateur de rapport engagé et du mapping sélectionné
Voyant de clé codée
Feux de détresse
Bouchon d’essence à clé sur charnière
Clignotants intégrés
Feu arrière à diodes
Contrôle du niveau d’huile par hublot
Béquille latérale (coupure moteur)
Dosseret de selle et couvre selle passager
Constructeur / Distributeur
SUZUKI
Suzuki France
8 av. des frères Lumière
78190 - Trappes
Tel : 01 34 82 14 00
Fax : 01 34 82 80 76
www.suzuki.fr
Suzuki France
8 av. des frères Lumière
78190 - Trappes
Tel : 01 34 82 14 00
Fax : 01 34 82 80 76
www.suzuki.fr
Concurents
Présentée lors du salon de Paris 2007, la petite dernière de la famille GSX-R compte bien se faire une place de choix dans la catégorie très concurrentielle des Supersports. Chaque détail compte et Suzuki a porté un soin particulier à améliorer les performances et l’efficacité de son petit bolide. Cependant, la marque japonaise ne compte pas uniquement séduire les pistards et gagner des places en Championnat du monde. L’harmonie avec un usage plus « civilisé » est préservée, et le plaisir de conduite sur route s’en ressent.
Témoignage de leur engagement en compétition, les constructeurs japonais prescrivent un rythme de travail constant à leurs ingénieurs pour améliorer les performances des machines au rythme bi-annuel. La firme d’Hamamatsu n’échappe pas à cette discipline « martiale » pour tenter de hisser sa nouvelle 600 en tête de la catégorie, même si les utilisateurs plus routiers n’ont pas été oubliés du cahier des charges.
Preuve en est, la plage d’utilisation se montre très honnêtement remplie dès les mi-régimes, grâce à une légère augmentation des masses du vilebrequin. L’arrivée de la puissance s’en trouve un peu plus lissée, mais gagne en facilité et en agrément au quotidien. Le gros de la cavalerie arrive à 10 000tr/min pour s’envoler jusqu’à 14 000tr/min, où la courbe de puissance en 106 cv s’essouffle. En dessous, le quatre cylindre se montre moins creux que celui de ses concurrents et permet d’enrouler à partir de 5 000tr/min, plutôt agréable lorsque les conditions de circulation imposent des vitesses peu élevées. Les montées en régime véloce font rapidement atteindre la première charge de puissance vers 7 000tr/min, où le changement de sonorité de l’échappement marque alors une transition. Les rapports de la boîte, toujours souple et précise chez Suzuki, ont été raccourcis pour limiter la perte de régime à la montée des rapports. La boîte se voit secondée par un embrayage qui allège la pression sur les disques au rétrogradage, ceci afin d’éviter les blocages de roue. La cartographie d’injection sélectionnable au guidon, avec le Suzuki Drive Mode Selector (SDMS) inauguré sur la 1000, équipe à présent la benjamine des Gex. Le mode A délivre toutes les performances moteur, le B, quant à lui, lisse la courbe de couple et rend l’arrivée de la puissance plus progressive. La pleine puissance est délivrée lorsque l’on dépasse les ¾ d’ouverture des gaz. Appréciable sur revêtements glissants, et sécurisant quand il s’agit de doubler. Enfin, le mode C limite le couple et la puissance, tant et si bien que les performances s’en trouvent fortement diminuées. Un mode réservé aux débutants ou sous la pluie. Côté rendement, le taux de compression passe à 12,8 à 1 (12,5 auparavant) grâce à une chambre de combustion modifiée et de nouveaux pistons en alliage d’aluminium. L’inclinaison très faible des soupapes en titane par rapport à l’axe des cylindres améliore la combustion. Ceci a également été possible avec l’adoption de nouveaux doubles injecteurs à huit trous en lieu et place des quatre précédemment, sensés favoriser le mélange air/essence. Le second injecteur n’agit qu’à haut régime pour faire face à l’augmentation de la pression dans la boîte à air.
Pour exploiter au mieux la vaillance de la motorisation, les ingénieurs ont également planché sur la partie cycle. La GSX-R répond au doigt et à l’œil de son pilote et le sentiment de confiance est total au guidon, même quand le rythme s’accélère. Les nouvelles jantes allégées favorisent la vivacité et facilitent les mises sur l’angle. Le cadre voit sa rigidité accrue, et la moto avale les grandes courbes avec sérénité sur les voies rapides. Sur piste, le train avant procure un guidage instinctif et le comportement en entrée de virage est neutre. La « petite » GSX-R fait donc preuve d’une stabilité sans faille sur l’angle, et accepte les corrections de trajectoire au dernier moment. En revanche lors des sorties de courbes en pleine charge, l’amortisseur de la Suzuki (réglage de série) pompe un peu et pénalise la motricité. La direction perd alors en précision et la machine tend à élargir sa trajectoire. Néanmoins, ce phénomène devrait être aisément corrigé en resserrant la compression hydraulique. Les suspensions sont entièrement réglables en pré-charge, détente et compression, et l’amortisseur arrière dispose d’un double réglage pour les compressions. Le réglage sur les compressions importantes (grands débattements) dues au transfert de masse à l’accélération et au freinage se fait indépendamment de celui des compressions courtes liées à l’absorption des imperfections du bitume. Le confort d’amortissement se révèle plutôt honorable pour une machine pensée pour le sport, même si les routes bosselées assombrissent quelque peu ce constat. Dans ces circonstances, on pourra compter sur l’amortisseur de direction hydraulique contrôlé électriquement pour prévenir les risques de guidonnage. L’amortisseur se durcit avec l’augmentation de la vitesse, mais la direction reste libre à faible allure pour ne pas alourdir la maniabilité. Côté freinage, la GSX-R devance à nouveau ses concurrentes avec un équipement que nous avons unanimement apprécié. Le système entièrement radial (maître-cylindre et étrier) procure un mordant instantané, une puissance conséquente et un dosage impeccable. La réduction du diamètre de la pompe de maître-cylindre contribue à rendre la puissance plus importante au levier, si bien que les décélérations deviennent aussi jouissives que les envolées mécaniques !

La plage d’utilisation du moteur fait la part belle à la disponibilité et le confort à bord manifeste les mêmes vertus. La selle basse qui culmine à 810 mm en fait la plus abordable des 600 sport. De ce fait, la position de conduite même si elle reste sportive ne penche pas exagérément sur l’avant, à l’image de la R6. Les repose-pieds réglables en trois positions seront appréciés, notamment des plus grands pour loger leurs jambes. La protection n’est pas en reste, avec une bulle assez haute à la courbure prononcée. L’optimisation de la machine ne s’est donc pas faîte au détriment de l’accessibilité, un bon point pour ceux qui roulent quotidiennement sur route. L’instrumentation évolue peu, avec un nouveau fond de compte-tours et l’apparition d’une fenêtre indiquant la cartographie sélectionnée, au côté de celle indiquant le rapport engagé. Ceux qui affectionnaient l’esthétique du modèle précédent ne seront pas déçus. Les flancs de carénage conservent leur forme cisaillée et c’est surtout le dessin de la face avant et de l’échappement qui évolue. L’optique avant s’élargit, les feux de route se dédoublant à présent autour de l’ampoule de code. Les prises d’air forcé s’agrandissent pour prendre place sous l’optique et l’allure gagne en agressivité. L’échappement court du précédent modèle est remplacé par un élément plus allongé de section triangulaire. Recentré dans la partie arrière de la moto et réalisé en titane, il diffuse une sonorité rauque et feutrée bien agréable, mais plus discrète qu’auparavant. Pour finir, la partie arrière de la GSX-R s’aplatit un peu au niveau des flancs de selle et affine les formes de ses feux.
Ménager tous les clients
Preuve en est, la plage d’utilisation se montre très honnêtement remplie dès les mi-régimes, grâce à une légère augmentation des masses du vilebrequin. L’arrivée de la puissance s’en trouve un peu plus lissée, mais gagne en facilité et en agrément au quotidien. Le gros de la cavalerie arrive à 10 000tr/min pour s’envoler jusqu’à 14 000tr/min, où la courbe de puissance en 106 cv s’essouffle. En dessous, le quatre cylindre se montre moins creux que celui de ses concurrents et permet d’enrouler à partir de 5 000tr/min, plutôt agréable lorsque les conditions de circulation imposent des vitesses peu élevées. Les montées en régime véloce font rapidement atteindre la première charge de puissance vers 7 000tr/min, où le changement de sonorité de l’échappement marque alors une transition. Les rapports de la boîte, toujours souple et précise chez Suzuki, ont été raccourcis pour limiter la perte de régime à la montée des rapports. La boîte se voit secondée par un embrayage qui allège la pression sur les disques au rétrogradage, ceci afin d’éviter les blocages de roue. La cartographie d’injection sélectionnable au guidon, avec le Suzuki Drive Mode Selector (SDMS) inauguré sur la 1000, équipe à présent la benjamine des Gex. Le mode A délivre toutes les performances moteur, le B, quant à lui, lisse la courbe de couple et rend l’arrivée de la puissance plus progressive. La pleine puissance est délivrée lorsque l’on dépasse les ¾ d’ouverture des gaz. Appréciable sur revêtements glissants, et sécurisant quand il s’agit de doubler. Enfin, le mode C limite le couple et la puissance, tant et si bien que les performances s’en trouvent fortement diminuées. Un mode réservé aux débutants ou sous la pluie. Côté rendement, le taux de compression passe à 12,8 à 1 (12,5 auparavant) grâce à une chambre de combustion modifiée et de nouveaux pistons en alliage d’aluminium. L’inclinaison très faible des soupapes en titane par rapport à l’axe des cylindres améliore la combustion. Ceci a également été possible avec l’adoption de nouveaux doubles injecteurs à huit trous en lieu et place des quatre précédemment, sensés favoriser le mélange air/essence. Le second injecteur n’agit qu’à haut régime pour faire face à l’augmentation de la pression dans la boîte à air.
Un frein d’enfer !
Pour exploiter au mieux la vaillance de la motorisation, les ingénieurs ont également planché sur la partie cycle. La GSX-R répond au doigt et à l’œil de son pilote et le sentiment de confiance est total au guidon, même quand le rythme s’accélère. Les nouvelles jantes allégées favorisent la vivacité et facilitent les mises sur l’angle. Le cadre voit sa rigidité accrue, et la moto avale les grandes courbes avec sérénité sur les voies rapides. Sur piste, le train avant procure un guidage instinctif et le comportement en entrée de virage est neutre. La « petite » GSX-R fait donc preuve d’une stabilité sans faille sur l’angle, et accepte les corrections de trajectoire au dernier moment. En revanche lors des sorties de courbes en pleine charge, l’amortisseur de la Suzuki (réglage de série) pompe un peu et pénalise la motricité. La direction perd alors en précision et la machine tend à élargir sa trajectoire. Néanmoins, ce phénomène devrait être aisément corrigé en resserrant la compression hydraulique. Les suspensions sont entièrement réglables en pré-charge, détente et compression, et l’amortisseur arrière dispose d’un double réglage pour les compressions. Le réglage sur les compressions importantes (grands débattements) dues au transfert de masse à l’accélération et au freinage se fait indépendamment de celui des compressions courtes liées à l’absorption des imperfections du bitume. Le confort d’amortissement se révèle plutôt honorable pour une machine pensée pour le sport, même si les routes bosselées assombrissent quelque peu ce constat. Dans ces circonstances, on pourra compter sur l’amortisseur de direction hydraulique contrôlé électriquement pour prévenir les risques de guidonnage. L’amortisseur se durcit avec l’augmentation de la vitesse, mais la direction reste libre à faible allure pour ne pas alourdir la maniabilité. Côté freinage, la GSX-R devance à nouveau ses concurrentes avec un équipement que nous avons unanimement apprécié. Le système entièrement radial (maître-cylindre et étrier) procure un mordant instantané, une puissance conséquente et un dosage impeccable. La réduction du diamètre de la pompe de maître-cylindre contribue à rendre la puissance plus importante au levier, si bien que les décélérations deviennent aussi jouissives que les envolées mécaniques !

Confort sportif
La plage d’utilisation du moteur fait la part belle à la disponibilité et le confort à bord manifeste les mêmes vertus. La selle basse qui culmine à 810 mm en fait la plus abordable des 600 sport. De ce fait, la position de conduite même si elle reste sportive ne penche pas exagérément sur l’avant, à l’image de la R6. Les repose-pieds réglables en trois positions seront appréciés, notamment des plus grands pour loger leurs jambes. La protection n’est pas en reste, avec une bulle assez haute à la courbure prononcée. L’optimisation de la machine ne s’est donc pas faîte au détriment de l’accessibilité, un bon point pour ceux qui roulent quotidiennement sur route. L’instrumentation évolue peu, avec un nouveau fond de compte-tours et l’apparition d’une fenêtre indiquant la cartographie sélectionnée, au côté de celle indiquant le rapport engagé. Ceux qui affectionnaient l’esthétique du modèle précédent ne seront pas déçus. Les flancs de carénage conservent leur forme cisaillée et c’est surtout le dessin de la face avant et de l’échappement qui évolue. L’optique avant s’élargit, les feux de route se dédoublant à présent autour de l’ampoule de code. Les prises d’air forcé s’agrandissent pour prendre place sous l’optique et l’allure gagne en agressivité. L’échappement court du précédent modèle est remplacé par un élément plus allongé de section triangulaire. Recentré dans la partie arrière de la moto et réalisé en titane, il diffuse une sonorité rauque et feutrée bien agréable, mais plus discrète qu’auparavant. Pour finir, la partie arrière de la GSX-R s’aplatit un peu au niveau des flancs de selle et affine les formes de ses feux.
Pari réussi pour Suzuki qui nous propose une moto très efficace, mais pas si radicale. À son bord, la position n’est pas trop contraignante et le confort décent. La partie cycle facile et intuitive met son pilote en confiance. Jouer de la boîte et de l’allonge interminable est un régal. En conduite plus coulée, on profite alors des meilleures reprises de la catégorie, grâce au coffre du moteur assez rempli pour une 600 quatre cylindres. Et comme si ces qualités ne suffisaient pas, Suzuki enfonce le clou avec un prix de vente, inférieur à toutes ses concurrentes nippones. Tous ces atouts devraient donc conforter la GSX-R 600 dans son leadership sur le marché français !
| Moteur très exploitable Freinage magistral Prix |
| Suspensions trop souple Finition perfectible |
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
9/10
8/10
8/10
8/10
8/10
8/10
8/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
nc
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