Autres: Motor Infos TV - La WebTV motorisée | Moto Technologie | | |
Comparateur
 
Essai
mis en ligne le : samedi 16 mai 2009

APRILIA RSV4 Factory

RSV4, le nouveau pur-sang d’aprilia

Texte : Denis | Photos : DR | Vidéo : DMVCom
Garantie et Prix
- 2 ans pièces et M.O, km illimité
- 18999 €
           Acheter     Assurer
Fiche technique
Moteur : 4 cylindres 4T, refroidi par eau, double ACT, 4 soupapes
Cylindrée : 78 x 52,3 = 998,9 cm3
Puissance maxi : 106/180 ch à 12500 tr/mn
Couple : 115 nm à 10000 tr/mn
Mise en route :
Alimentation : injection 2 injecteurs par cylindre
Embrayage :
Boîte : 6 rapports
Cadre : double longeron en alu
Suspension av. : fourche télescopique inversée ø , déb. 120 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur réglable, déb. 130 mm
Frein av. : 2 disques ø 320 mm, 4 pistons radial
Frein ar. : 1 disque ø 220 mm, étrier double piston
Pneu av. : 120/70 x 17; ar. : 190/55 x 17
Réservoir essence : 17 litres
Longueur : 2040 mm
Hauteur de selle : 845 mm
Poids à sec : 179 kg
Equipement de série
Compte-tours analogique
Indicateur de rapport engagé
Indicateur de cartographie choisie
Montre
Chronomètre
Consommation moyenne/instantanée
Enregistreur de vitesse maxi
Température moteur
1 trip partiel
Témoin de réserve essence
Réglage de luminosité écran digital
Shift light réglable
Coupe-circuit
Changement de cartographie au démarreur
Appel de phare
Levier de frein réglable
Bouchon sur charnière
Coque + selle passager de série
Béquille latérale (coupe-contact)
Réglages de suspensions (pré-charge, détente, compression)
Constructeur / Distributeur
APRILIA
Piaggio France SAS
21, Rue Georges Boisseau
92110 CLICHY la Garenne
tél. : 01 58 74 74 00
fax : 01 58 74 74 35
www.aprilia.com
Concurents
APRILIA RSV 4 R
Voir | Comparer | Essai

Aprilia RSV4 APRC SE
Voir | Comparer | Essai

BMW S1000 RR
Voir | Comparer | Essai

DUCATI 848 Evo
Voir | Comparer | Essai

HONDA CBR 1000 RR 2012
Voir | Comparer | Essai

Kawasaki ZX-10R 2011
Voir | Comparer

MV Agusta F4
Voir | Comparer

MV Agusta F4 1000 S
Voir | Comparer

SUZUKI GSX-R 1000 2009
Voir | Comparer | Essai

VOXAN Café Racer
Voir | Comparer

YAMAHA R1 (09)
Voir | Comparer | Essai

YAMAHA YZF-R1 2012
Voir | Comparer | Essai

Un peu plus de 10 ans après le lancement de la fabuleuse RSV1000 (1998), Aprilia revient à la charge sur le segment des hypersportives avec la non moins exceptionnelle RSV4. Equipée d’un tout nouveau V4 ouvert à 65°, unique en son genre, l’Aprilia, d’abord commercialisée en version Factory dotée de suspensions Ohlins, est une moto de course (à peu près) civilisée.
Pour son grand retour sur le créneau des sportives 1000 cm3, le constructeur italien n’a pas lésiné sur les moyens mis en oeuvre. « Parti d’une feuille blanche » dixit Alain Roger, directeur de la communication d’Aprilia France, le département R et D de la firme basée à Noale a bénéficié d’un budget de 25 millions d’euros et de 3 ans pour rendre sa copie.
Avec comme objectif avoué le titre mondial en Superbike (à moyen terme), c’est plein d’ambitions que le nouvel étalon italien se présente, animé par un innovant moteur V4, qui a été le point de départ de la création de la RSV4.
Son élaboration a été guidée par trois critères : haute technologie, performances et design. Disons-le tout de suite : la RSV4 remplit avec brio son cahier des charges. Une version R, vraisemblablement équipée de suspensions Showa (ce n’est pas encore officiel) sera proposée dès le mois de septembre à un tarif tournant autour des 15 500 euros.

Un gabarit compact

Moto de compétition avant tout, le design de la RSV4 a été relégué au second plan par rapport à l’impératif de performances, et les designers ont donc dû composer en fonction de la base moteur et châssis, prioritaire. Malgré ces contraintes, le résultat est de toute beauté : le style est agressif mais pas trop, et les lignes sont taillées à la serpe. L’affiliation avec la RSV1000 est nette au niveau de la tête de fourche, à trois optiques, mais la RSV4 arbore un look plus épuré, avec une coque arrière minimaliste et fuyante, et un carénage moins englobant, qui laisse largement apparaître le cadre double poutre en aluminium et le V4, étroit et compact.
L’Aprilia frappe en effet par son gabarit, plus proche d’une 600 cm3 : assez courte, tassée et relativement fine au niveau du réservoir, elle est de plus légère, avec ses 179 kg à sec annoncés par le constructeur. Cette faible masse, la RSV4 la doit en partie à son cadre affichant 10,1 kg sur la balance, et à son bras oscillant pesant 5,1 kg. La chasse au poids est passée par de nombreuses astuces tel que réduire la bande de freinage des disques, sans que cela ne nuise aux performances.

Haute technologie

Le cœur du nouveau missile de Noale est évidemment constitué par le quatre cylindres en V, entièrement fait maison. Après avoir étudié différentes architectures, les ingénieurs sont finalement parti sur un V4, ouvert à 65° afin de pouvoir ramener le poids au centre du moteur. Le positionnement dans le cadre et la répartition des masses ont aussi été deux éléments centraux dans la conception de cette RSV4. Le choix d’ouvrir l’angle du V a également permis de dégager de l’espace pour optimiser les conduits d’admission et le rendement du moteur, lequel est rendu constant par le carter monobloc avec corps du cylindre intégrés. Les 4 soupapes par cylindre sont directement commandées par l’arbre à came actionné par un système mixte chaîne/engrenages.
La gestion des gaz est confié au système Ride by Wire (accélérateur électronique) cher à la marque qui, associé à un embrayage avec anti-broutement mécanique, réduit fortement tout risque de dribbling au rétrogradage. Le Ride by Wire est composé de deux câbles entraînant un petit moteur qui, après avoir fait la demande à l’unité centrale, ouvre les papillons en prenant en compte de nombreux paramètres tels que l’adhérence, la vitesse, le rapport engagé, etc. Cette technologie ouvre de nombreuses possibilités sur le contrôle de la distribution du couple, et a abouti sur la RSV4 à une triple cartographie, actionnable au guidon.

Trois cartographies

Concrètement, on passe d’un mode à l’autre (moteur lancé et point mort enclenché) en appuyant sur le démarreur électrique. Le premier, le mode R (pour Road), fait baisser la puissance de 180 à 140 ch (Aprilia ne sait pas encore dans quelle proportion la puissance sera affectée en mode R sur la version française, bridée). Bien qu’amputé d’une partie de sa cavalerie dans cette configuration, le V4 fait déjà preuve d’une belle vigueur, acceptant de reprendre énergiquement dès 5000 tr/min.
Le temps de chauffer les pneus (Pirelli Diablo Supercorsa SP) de la belle sur le circuit technique d’Alès, et nous repartons en mode S (Sport), qui régule l’arrivée du couple sur les trois premiers rapports par rapport au dernier mode, le T (Track). Et malgré l’énorme couple de 115 Nm à 10000 tr/min, l’Italienne se révèle exploitable, en grande partie aussi grâce à sa poignée d’accélération souple et progressive. En mode S donc, le V4 révèle un fort potentiel et se montre plein dès 6000 tr/min, rageur à partir de 9000 tr/min, et s’assagit à partir de 12000 tr/min, jusqu’au rupteur qui intervient à 14000 tr/min. On regrette que le compte-tours soit dépourvu d’une zone rouge, mais la plage de régime efficace est si large que l’on s’en passe aisément.
Le dernier mode, le T, n’est pas fondamentalement différent du S, mais il délivre la puissance un peu plus tôt et plus brutalement. Il faut par exemple  prendre garde de ne pas tenir le guidon trop fermement lors des accélérations car l’Aprilia amorce dès lors un léger guidonnage. On conseillera donc ce mode aux pilotes expérimentés, rompus à la piste, car il faut indéniablement un lourd bagage technique pour profiter au mieux de ce mode T. Signe des gènes sportifs de la RSV4, la boîte de vitesses à cassette est facilement extractible, et sa précision ainsi que son onctuosité sont de précieux alliées pour le pilote. Seul le point mort se montre un peu réticent, mais rien de grave.


L’équilibre idéal

Afin de proposer le meilleur compromis entre agilité et stabilité, le V4 a été placé au plus haut dans le cadre. Avec une selle, légèrement en pente, culminant à 845 mm, le pilote est placé haut également, tout comme les repose-pieds, très reculés. La position de conduite ne fait aucune concession en ce qui concerne le confort : basculé sur l’avant, les poignets en appui sur les demi-bracelets, le pilote appréciera en revanche les formes fines du réservoir qui permet de bien serrer les genoux et faire corps avec la machine en ligne droite durant les phases d’accélération et de freinage, et de se mouvoir facilement en courbes et lors des changements d’angle.
Une fois trouvé ses marques, l’Aprilia se laisse finalement dompter plus rapidement qu’on ne pourrait le croire, sa vivacité étant aussi accrue par un empattement modéré. Le train avant se place précisément où se porte le regard, il est incisif et directeur et pardonne de petites erreurs de trajectoires. N’en déduisez pas non plus que la RSV4 est docile, ses suspensions, réglables, sont fermes, et exploiter le potentiel nécessite une très bonne condition physique ainsi qu’une expérience affirmée du pilotage sur circuit. Mais il faut reconnaître que l’Aprilia est un peu moins sauvage qu’elle n’y parait, et l’on peut notamment compter sur un freinage diabolique de précision et de puissance. Il suffit de lécher le levier de frein (réglable) avec deux doigts pour commencer à sentir le mordant exceptionnel que procurent les disques pincés par des étriers Brembo radial à quatre pistons.
Le transfert des masses est minime compte tenu de la fermeté de la fourche Öhlins, et on peut s’appuyer sur un disque arrière également puissant et dosable pour équilibrer la moto ou la placer soigneusement en entrée de virage.
Si la RSV4 s’est montré relativement exploitable sur circuit, gageons qu’il n’en sera pas de même sur route, car l’Aprilia reste une machine exclusive, comme le prouve le maigre niveau d’aspects pratiques. Ne comptez pas sur un quelconque espace de rangement, et envisager un trajet avec un passager devra être mûrement réfléchi… Signalons tout de même les réglages de suspensions facilement réalisables, tout comme le démontage des clignotants et des rétroviseurs. Côté planche de bord, le gros compte-tours analogique est assisté de témoins lumineux (dont un de passage en réserve) et d’un écran digital lisible, qui comporte entre autres un indicateur de rapport engagé et un autre de cartographie choisie.
Conclusion
Moto exclusive compte tenu de son prix important et de sa moindre polyvalence, la RSV4 est dans cette livrée Factory destinée aux plus sportifs et aux plus expérimentés des pilotes. Vouée à chasser le chronomètre avant tout, elle réussit le tour de force d’allier l’agrément, les sensations et les performances, le tout présenté dans un style inimitable. Face à la concurrence, l’Aprilia est incontestablement pleine d’arguments.
Moteur performant et compact
Tenue de route
Freinage
Prix
Polyvalence
Utilité des trois modes en version bridée ?
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
9/10
10/10
8/10
8/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
+ 250 km/h
nc
nc
7,8 l/100 km
215 km
Note Finale :   8,8/10
Réaction(s) (1)
1 | écrit le mercredi 08 décembre 2010 à 21h15 par junitri
expliqué moi comment vous faites pour faire 215 km avc un reservoir de 15 l reel et indiqué par le constructeur 17 donc faux alors que la vraie rsv4 consomme 11 l soit environ 150 km voila pourquoi je me separe du gouffre pour reprendre mon ancienne daytona 675 triumph qui elle consomme 5,5 l et reserve a 240 km et plein 300 y a pas photo a 1eur50 le litre vive la france
Réagir sur cet essai :
Pseudo :

Email : (ne sera pas affiché sur le site, mais un mail de validation vous sera envoyé)

Votre commentaire :

Smiley: :evilgrin: :waii: :unhappy: :tongue: :surprised: :smile: :happy: :wink:
Recopiez le code ci-contre (chiffres uniquement):
Occasions moto
Boutique
.: Tags :.
Partenaires
65 visiteurs actuellement sur le site.