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Essai
mis en ligne le : samedi 30 mai 2009

TRIUMPH Bonneville SE

Seconde jeunesse pour la Bonneville !

Texte : Julien | Photos : Gwen | Vidéo : DMV Com
Garantie et Prix
- 2 ans pièces et M.O, km illimité
- 9190 €
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Fiche technique
Moteur : bicylindre 4T, refroidi par air, double ACT, 2 soupapes
Cylindrée : 90 x 68 = 865 cm3
Puissance maxi : 67 ch à 7500 tr/mn
Couple : 69 nm à 5800 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 1 injecteur par cylindre
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 5 rapports
Cadre : simple berceau en acier
Suspension av. : fourche télescopique ø , déb. 120 mm
Suspension ar. : 2 amortisseurs réglables, déb. 100 mm
Frein av. : 1 disque ø 310 mm, étrier double piston
Frein ar. : 1 disque ø 255 mm, étrier double piston
Pneu av. : 110/90 x 17; ar. : 130/80 x 17
Réservoir essence : 16 litres
Longueur : 2215 mm
Hauteur de selle : 740 mm
Poids à sec : 200 kg
Equipement de série
Appel de phare
Allumage automatique des phares
Starter manuel
Blocage de direction sur la colonne
Démarreur électrique
Voyant de passage en réserve
Totalisateur kilométrique partiel
Bouchon d’essence sans serrure
Béquille latérale
Repose-pieds passager repliables
Leviers réglables en écartement
Compte-tours
voyant de défaut d’injection
Niveau d’huile par hublot
Constructeur / Distributeur
TRIUMPH
Triumph SAS
19 bd Georges Bidault
Croissy-Beaubourg
77437 - Marne La vallée Cdx 2
Tel : 01 64 62 38 38
Fax : 01 64 80 58 28
www.triumph.co.uk

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Moto mythique des Sixties, la Triumph Bonneville est réapparue en 2001, lançant la vague des néo-rétro. Pour ses 50 ans, la Bonneville devient ce qu’aurait pu être une évolution du modèle original, si la marque avait continué sa production dans les années 80. Une moto empreinte de nostalgie, mais qui suscite plus de plaisir que de mélancolie.
L’arrivée des machines japonaises dans les années 70 a définitivement sonné le glas des productions anglaises, pénalisées par leur manque de fiabilité. Ces mauvais souvenirs sont aujourd’hui oubliés et Triumph nous propose un voyage dans le temps sans aléas.
La nouvelle Bonneville est commercialisée dans une version standard et une version SE (+ 700 €). Cette dernière, essayée ici, se distingue par des carters moteur en alliage brossé, des badges de réservoir chromé, un compte-tours et un joli coloris 2 tons. L’évolution la plus visible pour ce millésime 2009 concerne le passage aux jantes à bâtons sur lesquelles l’alliance du noir et de l’aluminium poli se fait des plus élégantes. Le constructeur souhaitait actualiser la présentation de la « Bonnie » en lui donnant un look plus sportif. C’est chose faite avec l’adoption de silencieux « mégaphones », remplacés sur notre moto d’essai par une ligne d’échappement Arrow homologuée (1 350 €). On apprécie de trouver des détails et une finition soignée, même si l’absence de clé sur le bouchon d’essence (une option !), le blocage de direction sur la colonne ou l’espace inexistant sous la selle se font remarquer. Quoi qu’il en soit, le charme opère indéniablement sur cette moto rétro, mais absolument pas désuète !

Old School

Les 740 mm qui éloignent la selle du sol sont un gage d’accessibilité, mais les grands gabarits auront un peu de mal à loger leurs jambes. La proximité du moteur au niveau des genoux ne se ressent que si l’on reste englué dans le trafic. Le nouveau guidon tombe bien sous les mains, mais son écartement expose fatalement à la pression du vent. La visibilité dans les rétroviseurs n’appelle aucune critique. Hormis l’allumage automatique des feux et le témoin de passage en réserve, commandes et instrumentation ne cèdent pas aux sirènes du modernisme. Le graissage de la chaîne côté droit n’est pas facilité par le peu d’espace pour l’atteindre. L’assise offerte par la longue selle plate n’est pas trop ferme et convient bien à la pratique du duo. Notre machine disposait d’une selle en alcantara ; encore une option à 249 € !

Flegme britannique

Avec son calage à 360°, le bicylindre vertical de la Triumph est exempt de vibration. Derrière son habillage de carburateur factice, l’injection électronique reçoit une tirette de starter. Le levier d’embrayage à câble n’est pas trop dur et offre un réglage en écartement sur 4 positions, comme le levier de frein. Les vitesses verrouillent efficacement et avec douceur, du bout du pied car le sélecteur est assez éloigné. Le moteur délivre sa puissance de manière très progressive et dévoile des performances plutôt sages, mais pas aseptisées. Volontaire, il prend ses tours pour renforcer ses accélérations jusqu’à la zone rouge sans broncher. Néanmoins, c’est en enroulant sur les régimes intermédiaires qu’on profite le mieux. Son caractère très rond permet de reprendre à 2 000 tr/min en cinquième sans déplorer le moindre cognement. Le caractère plutôt docile mais pas placide du twin gagnerait cependant en caractère avec une arrivée plus marquée de la puissance à bas régimes.


Comportement amélioré

Avec sa roue avant passée de 19 à 17 pouces, la nouvelle Bonneville a immédiatement gagné en agilité et en facilité de placement. Cette amélioration provient également de la réduction des masses non suspendues, obtenues par les jantes à bâtons en aluminium coulé (- 8 kg). La prise en main est naturelle et rassurante. Suffisamment rigoureuse, la partie-cycle offre une bonne stabilité, confortée par des suspensions rigoureuses. Le confort est satisfaisant tant que le revêtement ne présente pas d’irrégularités trop marquées. Dans le cas contraire, le constat se gâte quelque peu à cause de la sécheresse des combinés. Prudence aussi avec la garde au sol limitée. Côté freinage, le nouveau maître-cylindre procure un très bon ressenti et délivre suffisamment de puissance. L’élément arrière s’utilise avec parcimonie pour éviter les amorces de blocage de roue. Seule une conduite vraiment sportive révèle les limites générales de la machine, mais là n’est pas vraiment sa vocation.
Conclusion
La nouvelle Bonneville remplit donc les objectifs de Triumph. L’intégration des nouvelles jantes est réussie, le dynamisme évoqué par l’esthétique est bien réel et la facilité de conduite s’en trouve renforcée. L’homogénéité est de mise, mais l’addition est un peu salée. À ce tarif, on est en droit d’attendre quelques détails un peu mieux pensés et un caractère moteur un peu plus affirmé. Hormis ce fait, ceux qui sont sous le charme ne seront pas déçus. Sous son allure classique, la Bonneville distille un réel plaisir de conduite à des allures raisonnables. Une moto bien contemporaine finalement !
Esthétique réussie
Comportement global
Qualité de finition
Prix élevé
Aspects pratiques
Moteur linéaire
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
7/10
8/10
9/10
6/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
175 km/h
5,7 sec
5370 mm
6,4 l/100 km
250 km
Note Finale :   7,5/10
Réaction(s) (4)
1 | écrit le mercredi 18 mai 2011 à 12h36 par cath
un starter deffaillant peut il perturber le demarrage de la triumph bonneville2001
2 | écrit le mercredi 17 août 2011 à 13h57 par alain78
La bonnie SE une pure moto pour qui veut rouler tranquille sans risquer de perdre son permis
je l ai acheté en juin 2011 et ai déjà parcouru 1700 km en ville et sur les petites routes de la vallée de Chevreuse c 'est que du plaisir !!
je la conseille pour ceux qui veulent faire un retour dans le temps
3 | écrit le lundi 22 août 2011 à 16h14 par Dro53
Je roule avec cette Bonneville SE depuis 3 mois (environ 1500km)...c'est ma 4ième moto et que du bonheur...(très bien pour conserver ses points du permis de conduire!!!) je n'hésite pas à l'utiliser pour de court trajets son agilité est vraiment au top...le seul reproche concerne la suspension arrière assez raide en cas de mauvais revêtement...très bonne finition et puis quel look!!!
4 | écrit le mardi 23 août 2011 à 14h19 par alain78
c est exact Dro53 les suspensions arrières sont un peu raides mais on lui pardonne tout à Miss Bonnie !! la sonorité du moteur en décélération c est jouissif !!
Elle se conduit sur le couple, toujours d'attaque pour reprendre à la sortie d un virage ...
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