Essai
mis en ligne le : samedi 05 décembre 2009
CAN AM Spyder RT SE5
CanAm invente la Goldwing à 3 roues !
Garantie et Prix
Moteur : bicylindre 4T, refroidi par eau, double ACT, 4 soupapes
Cylindrée : 97 x 68 = 998 cm3
Puissance maxi : 100 ch à 7500 tr/mn
Couple : 104 nm à 5500 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 1 injecteur par cylindre
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 5 rapports + M.A séquentielle
Cadre : Cadre à longeron enveloppant en acier
Suspension av. : Bras triangulé double avec mono-amortisseur par roue ø , déb. 151 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur réglable, déb. 145 mm
Frein av. : 2 disques ø 250 mm, étrier 4 pistons
Frein ar. : 1 disque ø 250 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 165/65 x 14; ar. : 225/50 x 15
Réservoir essence : 27 litres
Longueur : 2667 mm
Hauteur de selle : 772 mm
Poids à sec : 421 kg
Cylindrée : 97 x 68 = 998 cm3
Puissance maxi : 100 ch à 7500 tr/mn
Couple : 104 nm à 5500 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 1 injecteur par cylindre
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 5 rapports + M.A séquentielle
Cadre : Cadre à longeron enveloppant en acier
Suspension av. : Bras triangulé double avec mono-amortisseur par roue ø , déb. 151 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur réglable, déb. 145 mm
Frein av. : 2 disques ø 250 mm, étrier 4 pistons
Frein ar. : 1 disque ø 250 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 165/65 x 14; ar. : 225/50 x 15
Réservoir essence : 27 litres
Longueur : 2667 mm
Hauteur de selle : 772 mm
Poids à sec : 421 kg
Equipement de série
Clé unique (contact, coffre, réservoir)
Pare-brise réglable
Déflecteur air conducteur
Système antivol encodé DESS
Tachymètre analogique et digital
Température moteur
Température ambiante
Voyant de rapport engagé
Voyant huile
2 totalisateurs partiels
Compte-tours analogique + numérique
Tachymètre analogique + numérique
Jauge essence
Régulateur de vitesse électronique
Carte d'instruction de sécurité sur le tab. de bord
Blocage direction au contacteur
Appel de phare
Warning
Coupe-contact
Coffre à casque de 58 l à l'avant (2 casques)
2 valises latérales de 26 litres (intégral)
Top-case de 43 litres
Ouv selle pour accès rés. à essence, au contacteur
Bouchon essence à vis
Marche-pied passager repliables
Frein de parking électrique
Poignées chauffantes pilote
Selle passager avec dossier, poignées et accoudoirs
Prise 12 volts dans top-case
EBD (répartiteur de freinage électronique aux 3 roues)
ABS (antiblocage aux 3 roues)
VSS (système de stabilité du véhicule)
TCS (antipatinage électronique)
SCS (contrôle de la stabilité et atténuation du roulis)
DPS (servodirection dynamique)
Pare-brise réglable
Déflecteur air conducteur
Système antivol encodé DESS
Tachymètre analogique et digital
Température moteur
Température ambiante
Voyant de rapport engagé
Voyant huile
2 totalisateurs partiels
Compte-tours analogique + numérique
Tachymètre analogique + numérique
Jauge essence
Régulateur de vitesse électronique
Carte d'instruction de sécurité sur le tab. de bord
Blocage direction au contacteur
Appel de phare
Warning
Coupe-contact
Coffre à casque de 58 l à l'avant (2 casques)
2 valises latérales de 26 litres (intégral)
Top-case de 43 litres
Ouv selle pour accès rés. à essence, au contacteur
Bouchon essence à vis
Marche-pied passager repliables
Frein de parking électrique
Poignées chauffantes pilote
Selle passager avec dossier, poignées et accoudoirs
Prise 12 volts dans top-case
EBD (répartiteur de freinage électronique aux 3 roues)
ABS (antiblocage aux 3 roues)
VSS (système de stabilité du véhicule)
TCS (antipatinage électronique)
SCS (contrôle de la stabilité et atténuation du roulis)
DPS (servodirection dynamique)
Options
Version Techno = base +
2 cadrans supplémentaires avec Jauge essence et tempéraure moteur
Radio AM/FM avec système audio à commande au guidon avec deux haut parleurs (volume automatique en fonction de la vitesse)
Poignées chauffantes passager (réglables)
Prise pour lecteur Ipod dans coffre (avec commande au guidon)
Ouverture et fermeture du coffre avant électrique
Version «S» = base + techno +
Coffre éclairé
Prise pour système audio annexe avec prise 12 volts dans coffre
Deux haut parleurs arrière (réglables par passager)
Housse de coffre avant
Housse de stationnement
Jantes chromées fumées
Suspension arrière ajustable électriquement (7 paliers)
Peinture spécifique «noir intemporel»
2 cadrans supplémentaires avec Jauge essence et tempéraure moteur
Radio AM/FM avec système audio à commande au guidon avec deux haut parleurs (volume automatique en fonction de la vitesse)
Poignées chauffantes passager (réglables)
Prise pour lecteur Ipod dans coffre (avec commande au guidon)
Ouverture et fermeture du coffre avant électrique
Version «S» = base + techno +
Coffre éclairé
Prise pour système audio annexe avec prise 12 volts dans coffre
Deux haut parleurs arrière (réglables par passager)
Housse de coffre avant
Housse de stationnement
Jantes chromées fumées
Suspension arrière ajustable électriquement (7 paliers)
Peinture spécifique «noir intemporel»
Concurents
APRILIA Mana 850
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APRILIA TUONO 1000 R
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BENELLI TNT 899
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BENELLI TNT 899 Café-Racer
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BMW F 800 R
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BUELL Lightning CityX XB9 SX
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CAN AM Spyder SE5
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DUCATI GT 1000 Sportclassic
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HONDA CB1000R
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HONDA CBF 1000
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HONDA CBF 1000 C-ABS
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MV Agusta Brutale 989R
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TRIUMPH Bonneville SE
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TRIUMPH Bonneville T100
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TRIUMPH Scrambler
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TRIUMPH Thruxton
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VOXAN Black Magic
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VOXAN Roadster
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VOXAN VX10
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YAMAHA FZ8
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YAMAHA FZ8 S Fazer
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APRILIA TUONO 1000 R
BENELLI TNT 899
BENELLI TNT 899 Café-Racer
BMW F 800 R
BUELL Lightning CityX XB9 SX
CAN AM Spyder SE5
DUCATI GT 1000 Sportclassic
HONDA CB1000R
HONDA CBF 1000
HONDA CBF 1000 C-ABS
MV Agusta Brutale 989R
TRIUMPH Bonneville SE
TRIUMPH Bonneville T100
TRIUMPH Scrambler
TRIUMPH Thruxton
VOXAN Black Magic
VOXAN Roadster
VOXAN VX10
YAMAHA FZ8
YAMAHA FZ8 S Fazer
En 2007, la marque nord-américaine CanAm, connue pour ses quads, investi le segment du trois roues misant sur une législation qui permet de rouler sans limite de cylindrée ou de puissance sur ces engins classés en tricycle et donc conduisibles avec le permis auto. Deux ans après le lancement de son trois roues sport nommé Spyder RS, voici une déclinaison GT qui devient réellement probante pour ce tricycle qui n’a rien de commun avec un Piaggio MP3 LT si ce n’est le nombre de roues et le libre accès avec le permis auto !
Car finalement à qui s’adresse le Spyder, aussi encombrant qu’une voiture et aussi peu protecteur qu’une moto? Cela rappellera à certains le side-car et finalement nous n’en sommes pas très loin dans le concept et me^me le budget. Le Spyder séduit à coup sûr car déjà plus de 1600 tripodes CanAm roulent en France. Si de nombreux motards ont joué la sécurité avec cet engin, il a également suscité l’intérêt des automobilistes peu enclins à chevaucher un deux roues, mais attiré par l’esprit de liberté de la moto. Sans oublier ceux qui ne veulent plus passer le permis pour avoir droit à une plus de 125 cm3… Vous me direz qu’il y a le MP3 400 qui offre cet avantage, mais avec le Piaggio, on reste plus dans un concept urbain que ne propose pas du tout le Spyder avec son train avant dépassant le mètre cinquante alors que le Piaggio est sous les 900 mm ! Le Spyder est un engin de loisirs pur comme l’est désormais une moto de grosse cylindrée.
Si le Spyder RS ressemble à un scorpion avec son train avant large et son arrière effilé fusant vers le haut, le RT est finalement plus équilibré au niveau visuel et s’apparente vraiment à une Honda Goldwing ou à une Harley Electra Glide avec leurs pare-brise, top-case, valises et marche-pied… Et puis nous sommes dans les mêmes ordres de poids -autour de 400 kg- mais cela se montrera ici bien moins handicapant que sur une moto. Avant de partir tester l’engin sur les routes provençales, effectuons un petit tour du propriétaire pour constater que bien des points ont évolué.
La face avant est devenue massive avec ses quatre bloc optiques, ses rétroviseurs incorporants les clignotants et son pare-brise électrique. On y retrouve le coffre avant, un peu plus grand et largement secondé par les vastes rangements arrière comprenant un top-case de 43 litres et deux valises latérales de 26 litres, logeant chacune un casque intégral. Au total, en ajoutant le vide poche avant, on dispose de 155 litres d’emport… presque un coffre de voiture ! On voit donc que l’on n’est plus dans le positionnement sport du RS, mais dans celui Touring et du voyage en couple.
Rien qu’en regardant la large selle avec son appui lombaire pour le pilote et le fauteuil pour le passager, on a vraiment envie de s’installer dessus. De même, les repose-pieds du RS deviennent de vrai marche-pied pour le passager sur le RT. Ce dernier a même droit à des poignées chauffantes, comme le pilote, et un réglage personnel de la radio et de l’intercom. Pour le conducteur, tout change également avec une nouvelle instrumentation composée d’un grand bloc digital central avec ordinateur de bord entouré du compteur et du compte-tours avec deux cadrans annexes pour la température moteur et le niveau de carburant. L’ordinateur de bord affiche la vitesse, le régime moteur, l’heure, les totalisateurs, la température extérieure, le rapport engagé et permet de gérer la radio, l’amortisseur arrière avec des commandes au guidon gauche ou sur la platine centrale. Le commodos gauche permet également de régler la hauteur du pare-brise électriquement et de passer la marche arrière. Ouf !
La main droite ne va pas s’ennuyer non plus avec, le régulateur de vitesse, les feux de détresse et le coupe-contact.
Il est tant de mettre le contact et d’appuyer sur le démarreur. Un petit temps sera nécessaire ainsi qu’une pression sur le poussoir de l’ordinateur de bord pour libérer le démarrage. Désormais le frein de parking est électrique et se commande par un poussoir. il faut juste ne pas oublier de le mettre avant de couper le contact.
On pourrait penser que sous ce nouveau plumage, le Spyder RT reprend intégralement les éléments du RS. Et bien non, car à commencer par le moteur, ce RT évolue dans le sens du confort et de la facilité de conduite. Le V2 Rotax de 998 cm3 a été rendu plus onctueux et souple pour enlever cet aspect brutal sensible à la conduite du RS. La puissance baisse de 6 chevaux à 100 mais 1000 tours/min plus bas avec un couple maxi identique mais situé à un régime inférieur de 750 tours/min. Pour ajouter à l’agrément de conduite, CanAm installe une poignée de gaz électronique. Les débattements de suspension avant ont été accru et l’amortisseur arrière reçoit un réglage électrique sur 7 positions. On dispose ainsi, avec le RT, d’un changement radical de comportement avec un engin moins rétif et plus facile.
Cela se sent dès les premiers mètres et pourtant le RT affiche 100 kilos de plus sur la balance que son frère RS. Le Spyder exige toujours un petit apprentissage pour débuter, mais on sent plus rassuré sur ce modèle grâce à une position de conduite plus droite qui impose moins de pression sur les bras. En tout cas le Spyder RT se place plus facilement sur la trajectoire et absorbe mieux les inégalités de la chaussée. Le passage en courbe exige toujours un placement approprié du corps pour compenser l’effet centrifuge, vu qu’ici l’engin ne s’incline pas en virage comme un MP3. On est donc dans une même perception identique au karting. Les accélérations sont excellentes, mais on constate tout de même un déclenchement rapide du limiteur de couple qui ne permet pas de sortir très fort des virages. C’est un peu frustrant car le Spyder permet de rentrer vite en courbe et se freine tout seul à la sortie ne pouvant remettre les gaz lorsqu’il est pleine appui. Pourtant l’anti-patinage a été amélioré avec la possibilité de rouler dans des sols meubles que ne permettait pas le RS.

Le freinage n’est plus aussi impressionnant, mais demande toujours un peu d’habitude avec le regroupement intégral au pied droit. Les trois disques sont couplés avec un anti-blocage que l’on déclenche finalement assez facilement surtout à l’arrière. La répartition devrait être revue avec des masses certainement différente à la fois à vide et en charge.
Nous avons essayé cette version RT en boîte manuelle, mais il est également disponible en boîte séquentielle sans embrayage, plus conviviale, pour 1500€ de plus. Il est évident que vu la clientèle Spyder, la version boîte auto retiendra la majorité des suffrages. A noter également que le passage de la marche arrière a été simplifié. Il suffit de mettre en première, d’appuyer sur le bouton au guidon gauche et de passer encore un rapport vers le bas pour enclencher la marche arrière. Pour repartir de l’avant, il suffit de repasser un rapport vers le haut et vous vous retrouverez en 1ère.
Ce Spyder RT que nous avons essayé était en finition «S», troisième niveau de finition (voir fiche équipement de série) comportant le plein d’équipement.
Un gabarit impressionnant !
Si le Spyder RS ressemble à un scorpion avec son train avant large et son arrière effilé fusant vers le haut, le RT est finalement plus équilibré au niveau visuel et s’apparente vraiment à une Honda Goldwing ou à une Harley Electra Glide avec leurs pare-brise, top-case, valises et marche-pied… Et puis nous sommes dans les mêmes ordres de poids -autour de 400 kg- mais cela se montrera ici bien moins handicapant que sur une moto. Avant de partir tester l’engin sur les routes provençales, effectuons un petit tour du propriétaire pour constater que bien des points ont évolué.
La face avant est devenue massive avec ses quatre bloc optiques, ses rétroviseurs incorporants les clignotants et son pare-brise électrique. On y retrouve le coffre avant, un peu plus grand et largement secondé par les vastes rangements arrière comprenant un top-case de 43 litres et deux valises latérales de 26 litres, logeant chacune un casque intégral. Au total, en ajoutant le vide poche avant, on dispose de 155 litres d’emport… presque un coffre de voiture ! On voit donc que l’on n’est plus dans le positionnement sport du RS, mais dans celui Touring et du voyage en couple.
Plus accueillant que le RS
Rien qu’en regardant la large selle avec son appui lombaire pour le pilote et le fauteuil pour le passager, on a vraiment envie de s’installer dessus. De même, les repose-pieds du RS deviennent de vrai marche-pied pour le passager sur le RT. Ce dernier a même droit à des poignées chauffantes, comme le pilote, et un réglage personnel de la radio et de l’intercom. Pour le conducteur, tout change également avec une nouvelle instrumentation composée d’un grand bloc digital central avec ordinateur de bord entouré du compteur et du compte-tours avec deux cadrans annexes pour la température moteur et le niveau de carburant. L’ordinateur de bord affiche la vitesse, le régime moteur, l’heure, les totalisateurs, la température extérieure, le rapport engagé et permet de gérer la radio, l’amortisseur arrière avec des commandes au guidon gauche ou sur la platine centrale. Le commodos gauche permet également de régler la hauteur du pare-brise électriquement et de passer la marche arrière. Ouf !
La main droite ne va pas s’ennuyer non plus avec, le régulateur de vitesse, les feux de détresse et le coupe-contact.
Il est tant de mettre le contact et d’appuyer sur le démarreur. Un petit temps sera nécessaire ainsi qu’une pression sur le poussoir de l’ordinateur de bord pour libérer le démarrage. Désormais le frein de parking est électrique et se commande par un poussoir. il faut juste ne pas oublier de le mettre avant de couper le contact.
Le ramage évolue également
On pourrait penser que sous ce nouveau plumage, le Spyder RT reprend intégralement les éléments du RS. Et bien non, car à commencer par le moteur, ce RT évolue dans le sens du confort et de la facilité de conduite. Le V2 Rotax de 998 cm3 a été rendu plus onctueux et souple pour enlever cet aspect brutal sensible à la conduite du RS. La puissance baisse de 6 chevaux à 100 mais 1000 tours/min plus bas avec un couple maxi identique mais situé à un régime inférieur de 750 tours/min. Pour ajouter à l’agrément de conduite, CanAm installe une poignée de gaz électronique. Les débattements de suspension avant ont été accru et l’amortisseur arrière reçoit un réglage électrique sur 7 positions. On dispose ainsi, avec le RT, d’un changement radical de comportement avec un engin moins rétif et plus facile.
Cela se sent dès les premiers mètres et pourtant le RT affiche 100 kilos de plus sur la balance que son frère RS. Le Spyder exige toujours un petit apprentissage pour débuter, mais on sent plus rassuré sur ce modèle grâce à une position de conduite plus droite qui impose moins de pression sur les bras. En tout cas le Spyder RT se place plus facilement sur la trajectoire et absorbe mieux les inégalités de la chaussée. Le passage en courbe exige toujours un placement approprié du corps pour compenser l’effet centrifuge, vu qu’ici l’engin ne s’incline pas en virage comme un MP3. On est donc dans une même perception identique au karting. Les accélérations sont excellentes, mais on constate tout de même un déclenchement rapide du limiteur de couple qui ne permet pas de sortir très fort des virages. C’est un peu frustrant car le Spyder permet de rentrer vite en courbe et se freine tout seul à la sortie ne pouvant remettre les gaz lorsqu’il est pleine appui. Pourtant l’anti-patinage a été amélioré avec la possibilité de rouler dans des sols meubles que ne permettait pas le RS.

Boîte manuelle ou séquentielle
Le freinage n’est plus aussi impressionnant, mais demande toujours un peu d’habitude avec le regroupement intégral au pied droit. Les trois disques sont couplés avec un anti-blocage que l’on déclenche finalement assez facilement surtout à l’arrière. La répartition devrait être revue avec des masses certainement différente à la fois à vide et en charge.
Nous avons essayé cette version RT en boîte manuelle, mais il est également disponible en boîte séquentielle sans embrayage, plus conviviale, pour 1500€ de plus. Il est évident que vu la clientèle Spyder, la version boîte auto retiendra la majorité des suffrages. A noter également que le passage de la marche arrière a été simplifié. Il suffit de mettre en première, d’appuyer sur le bouton au guidon gauche et de passer encore un rapport vers le bas pour enclencher la marche arrière. Pour repartir de l’avant, il suffit de repasser un rapport vers le haut et vous vous retrouverez en 1ère.
Ce Spyder RT que nous avons essayé était en finition «S», troisième niveau de finition (voir fiche équipement de série) comportant le plein d’équipement.
Avec le RT, CamAm impose définitivement son concept de trois roues alors que le Spyder RS pouvait sembler être un jouet d’adulte, le RT est une véritable invitation au voyage et à vivre la liberté en duo. Son accès à tous les possesseurs du permis auto, fera oublier à beaucoup son tarif élevé, identique toutefois à une Harley Electra Glide et moins cher qu’une Honda Goldwing 1800. On sait que dans ce domaine, c’est l’exclusivité de pouvoir rouler avec un engin de 100 ch qui fait son attrait et son succès, mais ici CanAm propose une vraie philosophie de voyage qui permet d’emmener Madame dans le plus grand des confort et avec la sécurité d’une roue supplémentaire.
| Stabilité Comportement routier Moteur onctueux Rangement Confort Permis B |
| Prix Rayon de braquage Largeur handicapante en ville |
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
9/10
9/10
9/10
9/10
9/10
9/10
9/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
190 km/h
6,9 sec
8500 mm
8,3 l/100 km
310 km
6,9 sec
8500 mm
8,3 l/100 km
310 km
Réaction(s) (3)
1 | écrit le dimanche 06 décembre 2009 à 18h48 par rene
Entre 4 et 2 roues: une grosse machine à emballer la gueuzzzze! Pour les grosses bourses uniquement! Voir Capri en CanAm et mourir...
2 | écrit le lundi 07 décembre 2009 à 11h20 par DJP
Il ne manque plus qu'une roue pour en faire une bonne voiture
3 | écrit le lundi 07 décembre 2009 à 11h29 par DJP
Positivons (j'ai eu un moteur Rotax=TB) Le Spyder a enfin une esthétique réussie . Ce qui lui manque: du gnac , 3 roues motrices, et 180 cv ( dispo sur certains trikes).
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