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Essai
mis en ligne le : samedi 08 mai 2010

APRILIA Shiver 750

Evolution intelligente pour la Shiver

Texte : David | Photos : DR | Vidéo : DMV Com
Garantie et Prix
- 2 ans pièces et M.O, km illimité
- 7799 €
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Fiche technique
Moteur : bicylindre 4T, refroidi par eau, double ACT, 4 soupapes
Cylindrée : 92 x 56,4 = 749,9 cm3
Puissance maxi : 95 ch à 9 000 tr/mn
Couple : 82,5 nm à 7 000 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 1 injecteur par cylindre
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 6 rapports
Cadre : treillis tubulaire/aluminium
Suspension av. : fourche hydraulique inversée ø43 , déb. 120 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur réglable, déb. 130 mm
Frein av. : 2 disques ø 320 mm, 4 pistons radiaux
Frein ar. : 1 disque ø 240 mm, étrier double piston
Pneu av. : 120/70x17; ar. : 180/55x17
Réservoir essence : 15 litres
Longueur : 2265 mm
Hauteur de selle : 800 mm
Poids à sec : 204 kg
Equipement de série
Coupe-contact
Blocage de direction
Appel de phare
Garde aux leviers réglable
Compte-tours analogique
Témoin de passage en réserve
Voyant de pression d'huile
Voyant d'injection
Voyant ABS
Voyant de béquille latérale
Tableau de bord avec ordinateur
Trip partiel
Consommation instantanée et moyenne.
Température extérieure
Mode de cartographie (R,T ou S)
Montre
Voyant de rapport engagé
Jauge de température d'huile
Béquille latérale (coupe-contact)
Repose-pieds arrière repliables
Poignées de maintien passager
Options
ABS (600 euros)
Constructeur / Distributeur
APRILIA
Piaggio France SAS
21, Rue Georges Boisseau
92110 CLICHY la Garenne
tél. : 01 58 74 74 00
fax : 01 58 74 74 35
www.aprilia.com
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Si, au premier coup d'oeil, il est bien difficile de remarquer les évolutions qu'a subi la nouvelle Aprilia 750 Shiver, il faut cependant avouer que les modifications apportées pour la version 2010 sont plus que pertinentes. En effet, si la Shiver, apparue en 2008, était une moto bien née, elle n'en était pas pour autant exempte de défauts. Aprilia a donc revu sa copie plus en profondeur qu'il n'y paraît pour ce nouveau millésime et propose désormais une machine qui frôle la perfection. Ce que des conditions d'essai particulièrement exécrables vont permettre de mettre en exergue...

Nice, sa baie des anges, sa promenade des Anglais, son arrière-pays aux routes sinueuses à souhait et, surtout, son climat propice aux belles balades à moto. Pas de chance, c'est tempête, inondation et pluie diluvienne qui nous accueillent… Pas grave, le ciel peut bien me tomber sur la tête, je ne suis pas en sucre . D'autant que les promesses que me tient cette nouvelle Shiver me collent le moral au beau fixe. En effet, selon Aprilia, tous les défauts de jeunesse de la Shiver ont été gommés. Alors avant d'enfiler mes palmes -je veux dire mes bottes- et partir pour un crawl d'essai, faisons donc le tour des modifications apportées à la nouveauté.

 

 

On efface tout et on recommence ?

Commençons par ce qui se voit le plus, à savoir l'esthétique, paramètre ô combien important lorsqu'il s'agit de jeter son dévolu sur une machine, qui plus est lorsque celle-ci est annoncée comme une concurrente directe de la Kawasaki Z 750. Ce qui se traduit en premier lieu par de nouveaux coloris nettement plus flashy, mais aussi par l'adjonction d'un saute-vent aux formes agressives (et offrant, par la même occasion, une meilleure protection) et, sur cette version ABS, par l'ajout d'un petit sabot moteur dissimulant les composants de l'ABS. L'oeil averti remarquera aussi l'adoption de disques de frein avant et arrière de type wave, tandis que l'oeil expert ne manquera par d'observer le nouveau cadre sur lequel les platines latérales ont été complètement revues. Dans le même temps, les platines de repose pieds du pilote sont nouvelles tandis que celles destinées au passager sont désormais ancrés sur la nouvelle boucle arrière du cadre (fixées sur les platines pilotes précédemment).

X-Ray

Enfin, pour le reste des modifications, il faut carrément passer la machine aux rayons X. Cette analyse révèle une fourche au diamètre inchangé mais dont les ressorts, les clapets et l'huile sont redéfinis ainsi qu'un bras oscillant cloisonné pour plus de rigidité et accueillant une jante dont la largeur passe de 6 à 5,5 pouces pour offrir une meilleure vivacité. En revanche, la largeur du pneumatique reste inchangée à 180 mm. Mais le plus gros changement technique revient à l'adoption d'une toute nouvelle définition du système de commande des gaz « ride by wire » dont les données s'inspirent directement du modèle adopté sur la RSV-4. Excusez du peu. Dernière modification, et non des moindres, la position de conduite a été revue avec une hauteur de selle inférieure d'un centimètre, une largeur réduite de près de 7 cm et un nouveau positionnement du guidon plus en arrière. Et là, nul besoin de disposer d'un doctorat en technologie pour s'en rendre compte, il suffit de mesurer environ 1,75 mètre, de monter en selle et de s'apercevoir qu'il n'y a plus aucune gène au niveau des cuisses et que vos deux pieds sont bien à plat au sol.

Ce qu'elle fait à l'intérieur se voit à l'extérieur

Annoncer une somme de modifications, c'est bien. En remarquer immédiatement les effets, c'est mieux. Et pour le coup, Aprilia ne s'est pas raté. En premier lieu, la position de conduite qui se montre tout simplement parfaite. Assis confortablement, le buste bien droit, les jambes naturellement repliées, il faut vraiment être tatillon ou afficher un physique hors normes pour trouver à redire. Ensuite, c'est au tour du nouveau ride by wire de faire sont petit effet. Auparavant critiqué par son manque de réactivité -notamment avec une coupure des gaz peu franche et de nombreuses hésitations de fonctionnement- il faut bien reconnaître que l'inspiration « RSV-4 » a porté ses fruits. La réponse est désormais immédiate, la coupure des gaz instantanée et le dosage à la poignée est idéal. Tout juste  subsistent de très légers à-coups lorsqu'on évolue sur un filet de gaz.

Toujours à la "mode"

Enfin, on peut choisir entre 3 modes de fonctionnement : « R » comme Rain (il pleut, ça tombe bien...), « S » comme Sport et « T » comme Touring. Le changement s'opère simplement en appuyant sur le bouton du démarreur une fois le moteur lancé, et les trois modes de fonctionnement sont bien distincts. Téméraire, je choisis d'abord le mode Sport qui se révèle à l'usage un peu brutal, notamment lors de la remise des gaz. C'est bon pour les sensations, mais on lui préfèrera d'une manière générale le mode Touring qui permet à la Shiver de délivrer les 95 chevaux de sa puissance avec force, détermination et constance tout en rajoutant une petite louche de peps dans les plus hauts régimes. Enfin, puisque les conditions s'y prêtent, il eut été dommage de ne pas profiter du mode Rain. Et là, la tendance est plus mitigé, car si ce mode permet d'ouvrir les gaz en grand sans la moindre arrière pensée alors que le bitume est détrempé, il trahit une absence totale de reprise et des accélérations franchement molles, ce qui peut même se révéler délicat en cas de dépassement. on préfèrera néanmoins adopter le mode Touring et gérer à la poignée l'arrivée de la puissance pour pouvoir doubler en toute sécurité. Je conserverai donc ce dernier mode tout au long de ma plongée en eaux douces...

Zéro défaut ?

Pour une fois, je me réjouis pourtant de ces conditions météo exécrables car elle permettent de mettre en avant les qualités du dispositif ABS de la Shiver ainsi que son homogénéité générale qui lui autorise de rouler en ne s'occupant que des limites d'adhérence des pneumatiques (ici, des Dunlop Sportmax). Et si l'avant et l'arrière se déroberont une paire de fois, la partie-cyle de la Shiver mettra en évidence une machine très saine qui me permet de rattraper assez facilement ces petites glissades. Mieux, le travail effectué sur les suspensions, notamment à l'avant, a permis de supprimer l'un des plus gros défauts de la Shiver, à savoir une fourche trop molle et qui avant même tendance à vriller sur les gros freinages. Oubliez cet aspect, on peut désormais taper dans les freins sans désunir la machine et donc profiter au maximum de la puissance du double disque avant. Et pour ne rien gâcher de ce tableau, le dosage au levier offre un excellent feeling. On ne peut pas en dire autant de son homologue arrière où, comme sur la plupart des machines, la puissance tarde à arriver pour ensuite débarquer d'un coup et provoquer le blocage. L'occasion de remarquer, une fois encore, que l'ABS joue parfaitement son rôle.

A revoir

Du caractère à revendre, une partie cycle ultra-saine, une position de conduite confortable et une meilleure protection... La Shiver cru 2010 n'aurait donc pas de défaut ? Presque, car je remarquerai à quelques reprises une boîte de vitesses qui s'accommode parfois mal d'un passage des rapports à la volée, ce qui se traduit par une envolée du compte-tours et un claquement désagréable avant que le rapport supérieur ne soit effectivement verrouillé. En revanche, aucun problème lorsqu'on décompose le mouvement en s'aidant de l'embrayage, ce dernier faisant d'ailleurs preuve d'une progressivité sans reproche et d'une grande douceur au niveau de sa commande. De même, on déplorait déjà un important rayon de braquage sur la précédente version, paramètre qui perdure sur le millésime 2010. Enfin, au chapitre des aspects pratiques, il faut savoir que si la selle se démonte simplement par une serrure, vous ne pourrez absolument rien disposer en dessous. La combinaison de pluie devra donc prendre sa place dans un sac à dos. Pour ma part, optimiste, j'avais laissé la mienne à l'hôtel. Erreur...

Conclusion
Le bilan de cet essai est donc plus que positif puisqu'Aprilia a parfaitement réussi à supprimer les imperfections que l'on pouvait reprocher à la première mouture de la Shiver. Sa ligne est toujours aussi agréable à regarder (les italiens sont vraiment champions en termes de design), ses nouveaux coloris et ses petits rajouts esthétiques apportent le petit grain de folie qui, selon certains, pouvaient manquer et ses qualités dynamiques sont telles que l'on souhaite désormais l'essayer sur sol sec afin d'en tirer la quintessence. Et à ce petit jeu, on soupçonne d'ores et déjà que la Shiver saura sans peine à remontrer à la concurrence. Il reste que son tarif la place dans le haut du panier, car à 8 399 euros en version ABS (7 799 euros sans ABS), la Shiver n'est pas forcément donnée.
Evolution réussie
Moteur vivant et joueur
Freinage ABS
Ergonomie
Confort
Encore quelques à-coups de fonctionnement
Boîte parfois imprécise
Klaxon farceur...
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
9/10
9/10
9/10
7/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
210 km/h
n.m. sec
5890 mm
6,0 l/100 km
250 km
Note Finale :   8,5/10
Réaction(s) (2)
1 | écrit le lundi 27 septembre 2010 à 05h51 par rene
J'ai dû me faire avoir par le temps (comme d'hab sur ce site) quand j'ai voulu commenter au moment de l'article. Je voulais juste dire que cette moto me parait bien conçue, et encore plus avec cette nouvelle mouture plus sexy que la précédente. Confortable et légère, elle semble avoir quasiment tout juste au niveau moteur et partie cycle. Sans doute qu'elle fait partie de mes "possibles". Reste à l'essayer pour confirmer la bonne impression.
2 | écrit le lundi 27 septembre 2010 à 05h54 par rene
Il y a encore une erreur au niveau du poids, compter 189kgs à sec (source aprilia.com).
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