MV Agusta Brutale 1090 RR
La Brutale livrée avec adoucissant !
Cylindrée : 76 x 55 = 1078 cm3
Puissance maxi : 100 ch à 8500 tr/mn
Couple : 103 nm à 5500 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 1 injecteur par cylindre
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 6 rapports
Cadre : treillis tubulaire
Suspension av. : fourche inversée à cartouche ø , déb. 130 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur réglable, déb. 120 mm
Frein av. : 2 disques ø 310 mm, étrier 4 pistons
Frein ar. : 1 disque ø 210 mm, étrier 4 pistons
Pneu av. : 120/70-17; ar. : 190/55-17
Réservoir essence : 23 litres
Longueur : 2093 mm
Hauteur de selle : 830 mm
Poids à sec : 190 kg
Blocage de direction au contacteur à clé
Feux de détresse
Appel de phare
Tableau de bord digital multi-fonctions
Compteur digital
Compte-tours analogique
Traction control
Bouchon d'essence à clé
Repose-pieds passager repliables
Béquille latérale
Leviers de frein réglables
Reposes-pieds pilote réglables
Coffre sous selle
MV Agusta Motor Spa
Via G. Macchi 144
Schiranna
21100 – Varese (VA) Italie
Tel : (39) 03 32 25 41 11
FAX : (39) 03 32 32 93 78
www.cagiva.it
BENELLI TNT 1130 Café-Racer 2009
BMW K 1300 R
BMW R 1200 R
BUELL 1125 CR
BUELL Lightning CityX XB12 SX
BUELL XB12 X Ulysses
DUCATI Diavel
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DUCATI Monster 1100 EVO
DUCATI Streetfighter S
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HARLEY-DAVIDSON XR 1200
HARLEY-DAVIDSON XR 1200 X
HONDA CB 1300S Fairing ABS
MORINI 9 1/2
MORINI Corsaro
MOTO GUZZI 1200 Griso 8V
MV Agusta Brutale 1078R
SUZUKI B-King 1300
SUZUKI GSF 1250 Bandit 2010
Triumph Speed Triple 1050
YAMAHA MT 01
YAMAHA V-Max
YAMAHA XJR 1300
Cadre rigidifié, bras oscillant allongé et allégé de 1,2 kg, setting spécifique des suspensions, bas moteur allégé et redessiné, circuit de refroidissement optimisé, sélection modifiée pour plus de douceur, nouvelle configuration de la gestion des gaz avec traction control réglable sur 8 positions, amortisseur de direction intégré au té supérieur... Tout est nouveau, du moins à 85 % selon MV Agusta. La ligne change peu, bien que la carrosserie soit redessinée de manière plus anguleuse, tandis qu'un nouveau tableau de bord apparaît ainsi que des rétroviseurs intégrant les clignotants. Ce qui change aussi, c'est la finition car bien que très bonne, elle apparaît aussi moins léchée par rapport aux habitudes que l'on connait du constructeur. À 18 500 euros le ticket, ça fait un peu mal.
Au guidon, on se sent enfin libre de ses mouvements. On est moins basculé sur l'avant tandis que la hauteur de 830 mm de la selle la rend accessible aux pilotes de 1,70m . Reposes-pieds pilote, sélecteur de vitesses, pédale de frein, leviers de frein et d'embrayage sont bien sûr réglables. Une position très confortable donc, mais aussi parfaite quand se pointe l'envie de sortir les fesses de la selle. Mais pour le moment, c'est le confort général de la moto qui surprend : les pavés de l'avenue de la Grande Armée sont avalés comme s'ils n'existaient pas -ce qui frappe instantanément n'importe quel autre propriétaire de Brutale- tandis que la mécanique se montre ultra docile avec un dosage vraiment très précis des gaz et une absence totale d'à-coups de fonctionnement ! Là encore, c'est inédit. La facilité à prendre la machine en main est déconcertante, on évolue dans un monde de douceur, un peu comme si on était sur... une japonaise !
Il y a en effet beaucoup de points communs entre cette MV Agusta et certains roadsters fabriqués au Pays du Soleil Levant. Même confort de conduite, même douceur des commandes, même aisance naturelle pour placer la moto du regard en courbe... Le travail des suspensions y est pour beaucoup, de même que les nouvelles valeurs d'empattement (+ 28 mm) et de chasse ( + 2 mm) qui offrent une bien plus grande stabilité sur l'angle. Quel travail effectué sur le châssis qui, jusque là, était réputé pour sa nervosité !!! Là, on navigue presque les yeux fermés. Juste retour des choses, la direction se montre un peu lourde s'il faut changer rapidement d'angle. Rien à signaler côté freinage, si ce n'est l'excellence de l'association des étriers Brembo et du maitre cylindre Nissin : puissant, endurant et d'une très grande précision, on en redemande. Enfin, il y a la souplesse inouïe du son bloc 16 soupapes qui autorise de descendre flâner à 2 000 tr/min en sixième, soit 50 km/h, et qui accepte de repartir sans temps mort et sans hoqueter ! Souple, stable, confortable, instinctive... Voilà des qualificatifs rarement employés à propos d'une MV Agusta...
Les vitesses passent effectivement comme dans du beurre, un vrai plaisir à l'usage. Tant mieux car l'embrayage -du moins sur notre machine d'essai- était excessivement ferme. Le moteur pousse, évidemment, très fort. En troisième, il n'est pas rare de voir l'avant de la machine se lever à l'accélération. Mais le côté brutal, le fameux coup de pied au cul, a disparu de la zone de fonctionnement. Ça pousse partout, tout le temps, c'est très puissant, mais l'électronique qui s'occupe de rendre les choses utilisables le fait au détriment des sensations. L'énervement a laissé place à l'efficacité et à la maîtrise de la situation, la Brutale n'est plus le vilain garnement qui demande à être maté fermement. Mais n'allez pas conclure pour autant qu'elle est à la portée du premier venu. Car même s'ils sont très bien élevés, il faut s'occuper des 144 chevaux et de leur poussée féroce et ininterrompue jusqu'au 11 600 tr/min du rupteur. Ce qui donne déjà largement matière à se distraire... Sans compter que la partie-cycle ne donne pas de signes de faiblesse : frein, suspension et châssis affichent une superbe qu'il sera impossible de prendre en défaut sur route. Dommage, la piste en figure pas au menu du jour. Dommage, vraiment...
| Prise en main Partie-cycle - confort Moteur Boite de vitesses Performances |
| Finition en retrait Moins... brutale |
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
9/10
9/10
9/10
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
NM sec
NM mm
NM l/100 km
NM km

