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Essai
mis en ligne le : vendredi 07 janvier 2011

ROYAL ENFIELD Bullet 500 Classic

Royal Enfield Bullet Classic : Le vintage en héritage

Texte : Maya
Garantie et Prix
- 1 an pièces et M.O
- 5950 €
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Fiche technique
Moteur : monocylindre 4T, refroidi par air, simple ACT, 2 soupapes
Cylindrée : 84 x 90 = 499 cm3
Puissance maxi : 28 ch à 5250 tr/mn
Couple : 41,3 nm à 4000 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 1 injecteur par cylindre
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 5 rapports
Cadre : ouvert en acier
Suspension av. : fourche hydraulique ø , déb. 150 mm
Suspension ar. : 2 amortisseurs réglables, déb. 130 mm
Frein av. : 1 disque ø 180 mm, étrier double piston
Frein ar. : tambour ø 150 mm,
Pneu av. : 90/90 x 18; ar. : 110/80 x 18
Réservoir essence : 14,5 litres
Longueur : 2160 mm
Hauteur de selle : 820 mm
Poids à sec : 187 kg
Equipement de série
Selle monoplace à ressorts
Compte-tours analogique
Molette de ralenti au guidon
Bouchon de réservoir à clé et à charnière
Témoin de réserve d'essence
Témoin de batterie
Béquille centrale et latérale (à coupe-circuit)
Blocage de direction sur la colonne
Démarreur électrique uniquement
Options
Pot Off Road : 199 euros TTC
Selle passager pour Classic : 169 euros TTC
Selle passager à ressorts : 129,90 euros TTC
Peinture réservoir
Constructeur / Distributeur
ROYAL ENFIELD
Heritage Import
35 quai du Halage
94290 – Villeneuve le Roi
Tel : 01 45 97 48 76
Fax : 01 45 97 46 67
www.royalenfield.fr

Concurents
ROYAL ENFIELD Bullett 500 EFI Electra
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Sortie en 2009 après une étude marketing qui a révélé la volonté du public de la voir coller au plus près au modèle original, la Royal Enfield Bullet Classic revendique son héritage vintage plus qu’aucune autre « nouvelle ancienne ». Vraie rétro donc, mais aussi vraie moderne, car elle a tout de même au passage bénéficié de quelques modifications destinées à la rendre utilisable au quotidien par le plus grand nombre. Les puristes crieront au scandale, il n’empêche que l’inimitable Classic a conservé le bon goût des choses simples…

La marque britannique Royal Enfield ouvre en 1955 à Madras sa première usine pour produire la Bullet, afin de satisfaire aux besoins du marché local, et dont les modèles seront appelés Enfield India jusqu’en 2003, malgré le rachat de l’usine et du nom Royal Enfield en 1994 par l’Indien Eicher. En Europe, depuis le début des années 2000, la déferlante vintage se régale de néo-rétros : il en faut peu à la Bullet des années 1950 pour se parer des atours modernes propres à séduire les nostalgiques en quête d’une authenticité qui ne salisse pas trop les doigts.

Vraie rétro

Stylisée par les Anglais de Xenophya Design, la Bullet Classic 2009 reprend à peu de choses près le châssis du modèle de 1949 et ses formes « so vintage ». Qui ne laissent personne indifférent si l’on en croit les regards curieux et respectueux de ceux qui croisent son chemin. Forcément, elle ne ressemble à aucune autre et laisse dans son sillage un doux parfum de « moto de papa », l’instrumentation réduite faisant foi. Pas impressionnante pour un sou, la Bullet se laissera aborder par les novices sans rechigner, grâce à une faible hauteur de selle, son poids contenu et une ergonomie à l’ancienne très naturelle. Cadre ouvert en acier, fourche télescopique, amortisseurs double ressort arrière et frein arrière à tambour : une structure basique cohérente avec la motorisation qu'elle accueille. Le monocylindre de 500 cm3 à la puissance maxi limitée de 28 ch à 5200 tr/min vous réjouira par sa sonorité caractéristique et son couple à bas régime, propice aux tranquilles balades dominicales, version sensations vraies. A ce rythme, la tenue de route reste saine, et seule une direction un peu lourde pourra gêner (mais nous avions une Bullet d’essai avec un pneu avant mixte). A cet égard, des suspensions mieux accordées, une fourche moins dure et des amortisseurs moins souples, permettraient peut-être d’accélérer un peu le rythme à l’occasion. Mais les combinés arrière nous ont surpris par le confort qu'ils procurent. La boîte, quant à elle, demande à passer rapidement les rapports sur le couple pour garantir un verrouillage optimal. Délicieusement rétro ou un peu agaçant selon les goûts du pilote. Tout prétendant devra en effet savoir que la Bullet Classic réclame davantage d’attention, avec un certain goût pour la mécanique, que les néo-rétros concurrentes.

Vraie moderne

Elle se rapproche cependant de celles-ci par quelques éléments qui sacrifient à la modernité. En premier lieu, l’apparition de l’injection sur le mono, pour satisfaire aux normes antipollution, mais qui lui fait gagner au passage 5 ch, ce dont on ne se plaint pas. Notez que le bruit du pot d’échappement, s’il reste évocateur, sait se faire discret. Ensuite, un sélecteur de vitesses qui migre à gauche, la disparition du kick au profit du seul démarreur électrique et enfin l’arrivée d’un disque à l’avant en lieu et place de l’anémique tambour, la rapprochent un peu plus des standards actuels. De fait, même si ce n’est pas sa vocation première et bien qu’elle soit dénuée d’aspects pratiques, elle s’accommode parfaitement d’un usage quotidien, grâce à une fiabilité en net progrès. De plus, sa cavalerie disponible limitée est néanmoins suffisante pour évoluer sur voie rapide. A condition de garder à l’esprit qu’elle nécessite un peu plus d’anticipation dans le trafic. En effet, la puissance et l’agrément du freinage, bien qu’améliorés, n’ont rien de comparable avec la plupart des utilitaires actuelles. Vraie moderne, elle l’est aussi par son appétit de moineau, et vous vous réjouirez de ne passer à la pompe que tous les 400 km, grâce à son réservoir de 14 l et ses 3,5 l/100 km. De plus, par ces temps de répression, elle sera la compagne idéale de votre permis à points.

INTERVIEW BONUS !

Notre Bullet Classic d’essai nous a été gentiment prêtée par Monique Esterbet, cliente de Héritage Import, importateur et distributeur exclusif de Royal Enfield en France. Nous l'en remercions vivement. Elle a de plus bien voulu répondre à quelques questions pour moto-infos.com.

- Quelle(s) moto(s) avez-vous possédée(s) avant la Bullet ?

J'ai acheté à Trophy Motos une Deluxe fonte, boîte 5 vitesses en octobre 2007. C'était ma première moto, et je l'ai gardée 2 ans.

- Pourquoi avoir choisi la Bullet Classic ?

J'aimais beaucoup ma première moto, mais j'ai craqué sur le look bien particulier de la Classic : elle a vraiment l'air d'une moto ancienne et restaurée. Et je préférais avoir des freins à disque à l'avant.

- Quel usage en faites-vous ?

Je fais tous mes déplacements avec dès que le temps le permet : cette année, de mars à mi-novembre, j'ai roulé en Royal. Travail, loisirs... Je ne prends plus ma voiture durant cette période, sauf pour les courses !

- Si vous changiez de moto, quel modèle choisiriez-vous ?
J'aimerais rouler avec un modèle de Royal Enfield que l'on trouve au Ladakh (région du nord de l’Inde, ndlr) : la Thunderbird. C'est une 350 cm3, mais j'adore son look. Dommage, elle n'est pas importée en France...
 

Conclusion
A mi-chemin entre un vrai modèle ancien et une néo-rétro, la Bullet Classic 2009 s’affirme avec légitimité sur le segment et revendique une authenticité confirmée par la pérennité de ses méthodes et lieux de fabrication. Plus accessible que d’autres modèles de constructeurs mythiques, elle n’a rien perdu de son âme originelle malgré sa « modernisation ». Personnalisable à l'infini, à son guidon, chaque tour de roue est un voyage.
Vraie rétro
Vraie moderne
Look inimitable
Polyvalence
Puissance limitée
Freinage à anticiper
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
7/10
7/10
10/10
7/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
132 km/h
nc
nc
3,5 l/100 km
400 km
Note Finale :   7,8/10
Réaction(s) (4)
1 | écrit le dimanche 16 janvier 2011 à 23h01 par Tickoune
Merci pour ce bel essai!
Une superbe machine, qui petit à petit adapte des technologies plus au goût du jour, mais sans jamais perdre le charme de son passé. Ce doit vraiment être un plaisir d'arpenter les petites routes à son guidon, au son du monocylindre! La rétine est toujours sollicitée lorsque je croise une de ses soeurs (rarement, mais ça renforce le côtè exclusif) et ce serait vraiment tentant d'essayer un jour... Et ça n'attire pas que les anciens en quête de retrouvailles, j'ai 20 ans ...
2 | écrit le mardi 18 janvier 2011 à 21h50 par rene
Tu as raison Tikoune, le dernier modèle est une jolie moto, j'ai eu l'occasion d'en voir une de près il y a quelques mois chez un tout petit concessionnaire qui distribue cette marque. C'est une moto valorisante, même si elle parait un peu chère neuve. Pour un prix approchant on peut avoir un roadster 600 moderne genre suzuki gsr. Deux plaisirs opposés, ou alors qu'on conjugue si on a les moyens d'avoir 2 motos. Un roadster sportif d'un côté ou alors une grosse routière et de l'autre, une moto qui offre des sensations dans un rythme apaisé...
3 | écrit le mercredi 19 janvier 2011 à 19h24 par Tickoune
Certes son prix la place en comparaison avec des motos bien plus modernes, puissantes et au comportement dynamique bien plus poussé. Néanmoins, je pense (ça n'engage que moi) que la clientèle de cette machine désire une moto rétro, et donc on doit plutôt comparer à des machines comme la triumph bonneville, la kawasaki W... Ces motos, plus chères, sont tout de même dotées de moteur plus modernes
ainsi que d'une partie-cycle plus conforme aux exigences d'aujourd'hui. Les vraies "rivales" seraient plus les Ural russes, avec la difficulté de trouver un revendeur proche.
Après je suis d'accord qu'un tarif moins élevé permettrait sûrement d'attirer plus d'amateurs curieux de chevaucher autre chose. Une machine moderne de même prix (très bon exemple que la GSR citée, en moins sportifs je pense à la Gladius ou à la XJ6) est bien plus commode et polyvalente (chevaux pour griser le pilote, aptitude à passer sans sourciller de la ville à toute autre route). Mais c'est une question de choix, de philosophie, il faut voir ce que l'on attend de sa moto et ce que l'on peut se permettre de laisser de côtè.
Pour finir, tant qu'à avoir des performances limitées, pourquoi ne pas envisager des plus petites cylindrées? Comme des 250 rétro, une conception simple avec des mécaniques pas forcément très poussées. Un mono qui fait poum-poum dans un pot saucisson, une selle façon fauteuil, un look simple et stylé... et hop, contact!
4 | écrit le samedi 23 juillet 2011 à 20h29 par izembar
j'ai une classic EFI depuis novembre 2010. Le modèle "military"! extremement attachante, qui s'apprivoise (démérage , ralanti , freinage etc). Adorable, vaillante et originale. Chaque coup moteur se ressent. 500cc paraissent bien adaptés. A cette puissance, le reste suit sans problèmes. un seul vrai frein, l'avant très effica ce combiné au frein moteur. Une mono à l'ancienne qu'on aime parcequ'elle est courageuse est fiable au quotidien. A son guidon, le reste du monde des deux roues ressenble à une collection de jouets electroniques. Icontournable! Un fan.
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