Essai
mis en ligne le : vendredi 04 février 2011
NORTON Commando 961 SE
Norton Commando 961 SE : essai de la nouvelle sensation néo-rétro
Garantie et Prix
Moteur : bicylindre 4T, refroidi par air,
Cylindrée : 88x79 = 961 cm3
Puissance maxi : 80 ch à 6500 tr/mn
Couple : 90 nm à 5200 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection électronique
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 5 rapports
Cadre : tubulaire en acier avec réservoir d'huile intégré
Suspension av. : fourche Olhins RWU ø43 , déb. mm
Suspension ar. : double amortisseurs Olhins, déb. mm
Frein av. : double disques Brembo semi flott ø 320 mm, 4 pistons position axiale
Frein ar. : disque Brembo ø 220 mm, 2 pistons
Pneu av. : 120/70x17; ar. : 180/55x17
Réservoir essence : 17 litres
Longueur : mm
Hauteur de selle : 813 mm
Poids à sec : 188 kg
Cylindrée : 88x79 = 961 cm3
Puissance maxi : 80 ch à 6500 tr/mn
Couple : 90 nm à 5200 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection électronique
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 5 rapports
Cadre : tubulaire en acier avec réservoir d'huile intégré
Suspension av. : fourche Olhins RWU ø43 , déb. mm
Suspension ar. : double amortisseurs Olhins, déb. mm
Frein av. : double disques Brembo semi flott ø 320 mm, 4 pistons position axiale
Frein ar. : disque Brembo ø 220 mm, 2 pistons
Pneu av. : 120/70x17; ar. : 180/55x17
Réservoir essence : 17 litres
Longueur : mm
Hauteur de selle : 813 mm
Poids à sec : 188 kg
Equipement de série
Appel de phare
Allumage automatique des phares
Accélérateur d'injection électroniue
Blocage de direction au guidon
Démarreur électrique
Voyant de passage en réserve
Totalisateur kilométrique partiel
Bouchon d’essence type aviation
Béquille latérale
Selle monoplace
Leviers réglables en écartement
Compte-tours
Allumage automatique des phares
Accélérateur d'injection électroniue
Blocage de direction au guidon
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Autant le dire tout de suite, ce premier contact avec la Norton Commando tient plus de la prise en main pour ne pas laisser passer une belle occasion de satisfaire une vieille curiosité que du l'essai en bon et due forme. Une poignée de miles dans les rues de Paris saupoudrée d'une météo londonienne n'en est pas moins suffisant pour étalonner une machine dont le plus haut fait d'arme demeure l'attention médiatique qu'elle a focalisée. Ressusciter une marque aussi prestigieuse que Norton pourrait facilement tourner au joli coup marketing sans lendemain alors que la vague vinage ne faiblit pas avec l'avènement d'une nouvelle décennie en quête d'authenticité, de valeurs sûres, eussent-elles deux-roues et un guidon. Alors cette 961 SE, opération marketing ou véritable opération… Commando ?
Captivante
Un peu des deux, mon général ! Car la nouvelle Norton commence par une opération séduction. On ne va pas s'étendre sur les suspensions Ohlins réglables, le freinage Brembo ou les jantes CST en fibre de carbone. Leurs réputations respectives ne sont plus à faire et notre galerie d'image vaudra bien mieux qu'un long discours. En revanche, la 961 captive autant les amateurs avertis que les badauds grâce à son allure générale musclée pourtant portée par des galbes sensuels. Le haut moteur refroidi par air et huile, généreusement dimensionné, combiné à des carters en aluminium poli brouille les cartes et offre à la Commando une ligne intemporelle.
Elle puise son pouvoir de séduction dans la force du coup de crayon original datant du début des années 2000. Les références à l'imaginaire collectif de la moto anglaise classique sont nombreuses depuis les courbes du réservoir façon Manx jusqu'au dessin du cadre en tubes d'acier aux faux airs de Seeley des 60's sans oublier la coque arrière monoplace. Et pourtant elle est.. américaine.
Anglo-saxonne
En effet, cette Commando a vu le jour de l'autre côté de l'Océan Atlantique grâce aux efforts de l'équipe réunie autour de Kenny Dreer, le premier à être parvenu à rassembler les droits commerciaux attachés à la marque Norton depuis sa liquidation en 1978. Et c'est tant mieux car ce monsieur s'y entend en mécanique de caractère.
Si l'architecture de ce bicylindre face à la route est typiquement "british", la signature mécanique est quant à elle 100% US puisque les 2 soupapes par cylindres sont culbutées, à la façon des v-twin de Milwaukee ou encore des moteurs S&S. Les premiers prototypes cubant 952 cm3 auraient été entièrement revu et corrigé par les ingénieurs recrutés par l'entrepreneur anglais Stuart Gardner, qui a récemment repris le flambeau, pour être adaptés à une production en série.
Authentique
Quoi qu'il en soit, force est de constater que les bonnes vibrations sont au rendez-vous aussitôt qu'il prend vie d'un coup de démarreur électrique. L'embrayage hydraulique est d'une douceur remarquable et pourtant la Commando du 21ème siècle a su demeurer rugueuse à bas-régime. Vous ressentez juste ce qu'il faut de vibrations pour imaginer la course inlassable des pistons à chaque tour de roue.
Docile si vous le ménagez, ce moteur étale tout de même un couple généreux dès que vous le sollicitez. Difficile d'apprécier son potentiel réel en ville mais la franchise des relances rend crédibles les 90 Nm et les 80 ch annoncés à 5 200 tr/min et 6 500 tr/min respectivement. L'injection garantie une régularité de fonctionnement toute moderne tandis que les 5 rapports de la boîtes s'enchaînent avec douceur mais un peu de lenteur ce qui apporte l'indispensable touche touche rétro.
Prometteuse
Lorgnant clairement vers le genre café-racers, la Norton 961 évite tout de même l'écueil d'une ergonomie trop sportive. Au contraire, la finesse de la selle - un peu ferme - et l'implantation des commandes préserve juste ce qu'il faut de confort tout en facilitant la réactivité.
Logiquement bien servi par ses suspensions anodisées or scandinaves, le châssis semble des plus sain. La géométrie de la partie-cycle et le report relatif du poids du corps vers l'avant rend la direction intuitive et sûre. Les 188 kg à sec s'effacent dès les premiers mètres et, sans son diamètre de braquage très moyen, cette nouvelle Commando reste étonnamment facile dans les ruelles du quartier latin.
Le freinage, aisé à doser, délivre sa puissance à la loisir et la monte de pneu d'origine assure un grip qui ne demande qu'à être exploité sur le réseau secondaire. Hyper efficace pour frimer en ville, la Commando 961 SE promet en outre d'être franchement réjouissante lors de vos parties de campagnes.
En aboutissant à la mise en production de cette série limitée, Norton se donne les moyens de réussir là où beaucoup d'autres ont échoué, en Italie et plus encore en France. En étant bien davantage qu'une simple évocation contemporaine d'un modèle mythique, cette Commando 961 donne tout simplement ses lettres de noblesse au genre néo-rétro : elle vous raconte une histoire. A la fois brute de fonderie et délicieusement raffinée, elle charme vos sens sans avoir besoin d'affoler le chrono. Une moto essentielle, un peu comme le fut la Ducati Monstro en son temps.
| Look Caractère Prise en main Finition |
| Fiabilité à démontrer Monoplace |
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
9/10
9/10
10/10
9/10
9/10
10/10
9/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
nc
nc
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Réaction(s) (3)
1 | écrit le samedi 05 février 2011 à 07h59 par rene
Une bécane sûrement très sympa à monter... qui doit avoir du caractère la bougresse!
Faut juste aligner les sous, et tant mieux à ceux qui peuvent. Pour probablement moins cher on doit pouvoir accéder au mythe originel, commando et JPS (john player spécial), le kick en plus, à condition d'avoir les mains et les pièces pour l'entretien et les éventuelles réparations. Peut-être me trompé-je mais la fiabilité de cette moto n'était pas mauvaise à l'époque? Enfin sûrement pas pire que les anglaises qui nécessitaient un entretien pour le moins attentionné.
Faut juste aligner les sous, et tant mieux à ceux qui peuvent. Pour probablement moins cher on doit pouvoir accéder au mythe originel, commando et JPS (john player spécial), le kick en plus, à condition d'avoir les mains et les pièces pour l'entretien et les éventuelles réparations. Peut-être me trompé-je mais la fiabilité de cette moto n'était pas mauvaise à l'époque? Enfin sûrement pas pire que les anglaises qui nécessitaient un entretien pour le moins attentionné.
2 | écrit le samedi 05 février 2011 à 12h23 par Tickoune
Je suis absolument fan de la ligne! Avec les fameuses ailettes du refroidissement par air...
Par contre à la lecture du tarif, arghh... Mais bon, ce doit être de la petite série avec des composants de qualité, ça se paye forcément cher. Maintenant je salue l'initiative, en attendant du plus petit et du moins cher. N'empêche, le rétro a la cote!
Ah et merci pour les essais, superbement illustrés par des photos de grande qualité!
Par contre à la lecture du tarif, arghh... Mais bon, ce doit être de la petite série avec des composants de qualité, ça se paye forcément cher. Maintenant je salue l'initiative, en attendant du plus petit et du moins cher. N'empêche, le rétro a la cote!
Ah et merci pour les essais, superbement illustrés par des photos de grande qualité!
3 | écrit le lundi 07 février 2011 à 10h25 par Redaction
Bonjour et merci pour vos commentaires.
Le tarif peut paraître élevé mais il n'est pas incohérent compte-tenu de ceux pratiqués sur le marché de la moto de luxe. Un custom de préparateur américain, reprenant un moteur S&S produit à quelques milliers d'exemplaires chaque année, doté de suspensions moins évoluées et parfois même équipé d'accessoires de qualité intermédiaire est souvent proposé à plus de 25 000 euros.
En faisant l'impasse sur les jantes en carbone et en ayant recours à des éléments de suspensions moins prestigieux mais toujours efficaces, le tarif de la Commando pourrait revenir à des niveaux plus raisonnables. Grâce à son patronyme chargé d'histoire, Norton se donne ici les moyens de réussir là ou Voxan a échoué malgré un moteur qui n'avait rien à envier à celui de la 961 SE et une Black Magic nantie d'un coup de crayon ravageur.
Charles
Le tarif peut paraître élevé mais il n'est pas incohérent compte-tenu de ceux pratiqués sur le marché de la moto de luxe. Un custom de préparateur américain, reprenant un moteur S&S produit à quelques milliers d'exemplaires chaque année, doté de suspensions moins évoluées et parfois même équipé d'accessoires de qualité intermédiaire est souvent proposé à plus de 25 000 euros.
En faisant l'impasse sur les jantes en carbone et en ayant recours à des éléments de suspensions moins prestigieux mais toujours efficaces, le tarif de la Commando pourrait revenir à des niveaux plus raisonnables. Grâce à son patronyme chargé d'histoire, Norton se donne ici les moyens de réussir là ou Voxan a échoué malgré un moteur qui n'avait rien à envier à celui de la 961 SE et une Black Magic nantie d'un coup de crayon ravageur.
Charles
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