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Essai
mis en ligne le : vendredi 25 février 2011

Kawasaki W800

Kawasaki W 800 : Un oeil dans le rétro

Texte : David de Mars | Photos : DR et David Mortreuil | Vidéo : Roadmedia
Garantie et Prix
- 2 ans, pièces et MO
- 8399 €
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Fiche technique
Moteur : bicylindre 4T, refroidi par air, simple ACT, 4 soupapes
Cylindrée : 77 x 83 = 773 cm3
Puissance maxi : 48 ch à 6500 tr/mn
Couple : 62 nm à 2500 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 5 vitesses
Cadre : double berceau en acier
Suspension av. : fourche téléscopique ø39 mm , déb. 130 mm mm
Suspension ar. : double amortisseurs, déb. 105 mm mm
Frein av. : simple disque ø 300 mm mm, double pistons
Frein ar. : tambour ø 160 mm mm,
Pneu av. : 100/90-19M/C 57H; ar. : 130/80-18M/C 66H
Réservoir essence : 14 litre litres
Longueur : 2 180 mm mm
Hauteur de selle : 790 mm
Poids à sec : kg
Equipement de série
Coupe-contact
Appel de phare
Garde aux leviers réglable (frein et embrayage)
Compteur et compte-tours analogique
Fenêtre digitale (trip kilométrique total et partiel, heure)
Voyant de passage en réserve
Voyant de défaut d’injection
Voyant de pression d’huile
Béquille latérale
Béquille centrale
Deux poignées de maintien passager
Repose-pieds arrière repliables
Ergots d’arrimage
Petit espace de rangement sous la selle
Constructeur / Distributeur
KAWASAKI
PA de la clé Saint Pierre
Rond point de l’épine des Champs
78996 – Elancourt
Tel : 01 30 69 00 00
Fax : 01 30 69 50 02
www.kawasaki.fr

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A force de course à la technologie et aux performances, mais aussi à force de chasser le futur design « à la mode » (qui, d'ailleurs, sera démodé dès l'année suivante...), on oublie parfois que les choses les plus simples sont parfois celles qui savent offrir le plus de plaisir. Sans nous faire remonter le temps outre mesure, la Kawasaki W 800 nous rappelle à merveille ce qu'est l'essence de la moto.

Un moteur, deux roues et un guidon, voilà le concept sur lequel s'appuie la W 800 pour nous séduire. Joli, le moteur, avec ses deux cylindres parallèles à ailettes, son système de distribution à couples coniques apparents, ses carters alu généreusement polis ou chromés et ses formes délicieusement british. Simple, la partie-cycle, avec ses roues à rayons (mais avec jantes en alu, tout de même), son frein arrière à tambour, ses combinés arrière ou encore sa fourche où des soufflets viennent protéger les tubes. Ici, pas question de jouer la carte du high-tech, comme le fait la Norton 961 Commando. Faut-il vraiment des jantes en carbone et des étriers de freins monoblocs quand on veut se la jouer revival ? De toute façon, point de vue tarif, c'est plutôt du côté de Triumph et de sa Bonneville que Kawasaki entend mener le combat. Enfin, la W 800, c'est une bouille vraiment craquante, une ligne tout en longueur accentuée par ses pots saucissons, une finition où le plastique n'a que peu droit de cité (mais un peu, quand même), une moto basse, fine, légère et qui semble n’attendre qu'une chose : qu'on lui donne vie d'un bon vieux coup de kick... So glam' !


Voyager avec son temps

Sauf que dans son retour vers le futur, la W 800 a abandonné le kick pour lui préférer un démarreur électrique. Un peu dommage quand on sait que la W650, produite de 1999 à 2007, possédait les deux éléments. Tant pis pour le folklore, qui se heurte ici aux limites des coûts de production. Côté limites, il y a aussi celles des normes de pollution auxquelles les bons vieux carbus de la 650 ne pouvaient plus répondre. D'où l’éviction de ce modèle du marché en 2007. Alors exit les boisseaux et autres gicleurs pour la W800, place à une injection tout ce qu'il y a de plus moderne avec double papillon d'air, catalyseur et sonde à oxygène. Un système qui, du côté droit de la machine, se planque derrière un petit cache chromé donnant l'impression que la moto est équipée de carbus. On regrette, en y regardant de plus près, que la connectique des injecteurs n'ait pas été mieux dissimulée. Par rapport à la 650 et en plus de l'augmentation de cylindrée (seul l'alésage est modifié), le bas moteur reçoit un vilebrequin alourdi pour amplifier l'inertie et donner ainsi une meilleure réponse aux bas régimes, tandis que le profil de l'arbre à came est revu pour distribuer le couple maximum dès 2 000 tr/min. Dans le même ordre d'idée, le rapport volumétrique de compression est revu à la baisse, passant de 8,6 : 1 à 8,4 :1.  Enfin, la première vitesse est plus longue et la sélection a été modifiée pour offrir plus de douceur. Au final, la puissance culmine à 48 chevaux à 6 500 tr/min, avec coupure de l'allumage à 7 500 tr/min, soit 2 tous petits chevaux de moins que la 650. En revanche, le couple augmente très légèrement (4 Nm de plus), mais surtout, sa valeur maxi est atteinte à 2 500 tr/min, soit 3 000 tr/min plus bas que sur le précédent modèle. Ah, mais voilà une bonne nouvelle !


Prendre son temps

Si la W800 invite d'abord à prendre le temps de la détailler, elle suscite aussi très  rapidement l'envie de prendre le temps d'aller rouler. Entendez flâner, musarder et, naturellement, le plus loin possible des grands axes. Bien sûr, elle conviendra parfaitement à un usage boulot-dodo, tant elle est facile à prendre en main. Sa faible hauteur de selle, sa finesse, son rayon de braquage réduit et la douceur générale de ses commandes étant autant de qualités lorsqu'il s'agit de s'extraire d'un centre-ville. Remarquable d'équilibre, et même si sa roue avant engage un peu à très basse vitesse, elle parvient à dissimuler ses 216 kg tous pleins faits (données constructeur). Offrez lui maintenant des petites routes sinueuses et elle vous fera alors oublier qu'à notre époque, tout doit aller de plus en plus vite. Là, vous découvrirez d'abord et sur un filet de gaz l'art et la manière de profiter d'un paysage : mécanique qui se fait oublier, bruit extrêmement feutré et absence de vibrations, selle moelleuse, position de conduite très décontractée... Dommage que ma douce ne soit pas là pour partager ce moment... Du coup, moins de scrupules à augmenter le rythme ! Dès 2 500 tr/min, les deux cylindres tractent avec conviction, tirant bien sur les bras, mais sans brutalité. Puis, à 3 000 tr/min, l'aiguille du compte-tours part vivement à l'ascension de la rupture d'allumage sans marquer ni temps mort ni crise de caractère particulier. Elle monte d'ailleurs peut-être un peu trop vite et de façon trop linéaire, si facilement qu'on se dit que le bloc accepterait sûrement de prendre quelque tours de plus. Vu ce côté alerte de la mécanique, on trouve alors sa zone idéale de fonctionnement, c'est-à-dire celle qui procure le meilleur rapport entre plaisir de conduite et rendement mécanique, entre 3 000 et 5 000 tr/min, où le moteur est franchement sympa. En bref, il assure ce parallèle twin de 48 chevaux, et sa concurrente directe peut bien le regarder d’un mauvais œil. On regrettera juste que les normes sonores lui aient autant cassé la voix.

Au temps pour moi

C'est d'autant plus dommage en décélération, où de timides pétarades laissent présager un potentiel bien plus convaincant. Mais passons, car des accessoires dédiés à la musique verront sans doute très vite le jour. En attendant, autant profiter du confort et du plaisir de conduite qu'apporte la moto. Très facile à inscrire en courbe quand le rythme augmente, la W 800 se joue avec aisance des changements d'angle et reste sereine en toute circonstance. Plus stable à haute vitesse que son aînée (le cadre aurait été renforcé ?), elle se défend aussi très bien côté suspensions, même si la fourche semble parfois un peu molle et les amortos un peu secs. Mais, et comme s'amuse à nous le rappeler Momo San, vénéré attaché de presse en chef de Kawasaki Motor France, alors qu'il n'amuse pas le terrain puisque c'est lui qui nous ouvre la route, « rappelons qu'il s'agit là avant tout d'une moto destinée à la balade » ! Pliés de rire, nous repartons sur de petites routes plus fripées, où agrément et efficacité restent de mise. Si bien que le rythme augmente à nouveau, tantôt en jouant avec le guidon, tantôt en commençant à sortir les fesses de la selle, la W800 offrant un plaisir de conduite rare : accélérer sans pour autant devenir un candidat potentiel au délit du TGV. Car même si elle est capable de dépasser les 170 km/h, on préfèrera se faire plaisir entre 80 et 140 km/h, en forçant le trait sur sa position de conduite pour que les repose-pieds ne viennent pas trop vite gratter le goudron et en utilisant principalement le frein arrière pour resserrer une trajectoire trop optimiste. Le tambour se montre en effet plus convaincant que le disque avant de 300 mm, car si ce dernier ne vient jamais à manquer d'endurance, il faut en revanche tirer assez fort sur le levier pour obtenir une puissance juste suffisante. Au moins, le risque de blocage en cas de freinage d'urgence sera repoussé, d'autant que les pneus offrent un grip bien contemporain malgré leur look vintage.
Conclusion
Vivre avec son temps, c'est dépassé ! Choisir la Kawasaki W 800, c'est s'offrir une machine à la fois sérieuse et rigolote. Sérieuse par sa finition, par la noblesse de ses matériaux, par la sensation d'en avoir pour son argent, bien qu’elle se négocie plus cher que sa cousine anglaise. Rigolote car ses qualités dynamiques, son caractère, son côté « toujours prête pour une gentille arsouille », vous colleront infailliblement la banane sous le casque. Si en plus vous craquez sur sa bouille et que vous envisagez la moto sous l'angle de la balade bucolique, loin de la frénésie des grandes métropoles et du temps qui doit toujours raccourcir, voilà un objet qui devrait vous aider à accéder au bonheur !
Look
Maniabilité
Confort
Finition
Plaisir de conduite
Frein avant juste suffisant
Sonorité trop timide
Tarif élevé (mais entretien simple)
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
8/10
7/10
9/10
8/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
>170 km/h
n.m. sec
n.c. mm
n.m. l/100 km
n.m. km
Note Finale :   8/10
Réaction(s) (12)
1 | écrit le samedi 26 février 2011 à 07h24 par rene
Faut espérer en effet que la selle soit moins tape-cul que les précédentes, même reproche pour triumph. On ne sait plus faire de selle suffisamment moelleuses aujourd'hui (sauf peut-être celle-là je ne sais pas), avec ça on fait des suspensions fermes, ce qui fait qu'en position droite nos générations ont des soucis à se faire pour leur... dos. Autrement, bien sûr que cette W a conservé sa joliesse, mais je trouve qu'elle est trop chère vis à vis de la triumph déjà pas donnée. Aussi je me demande pourquoi a-ton placé le couple aussi bas au détriment de la puissance et de la plage de régime. La précédente était déjà coupleuse avec un couple mieux placé à l'instar de l'authentique bonneville. Pour cette raison je crains que ce nouveau modèle soit au final moins facile et polyvalent que le précédent.
2 | écrit le samedi 26 février 2011 à 07h30 par rene
Faut espérer en effet que la selle soit moins tape-cul que les précédentes, même reproche pour triumph. On ne sait plus faire de selle suffisamment moelleuses aujourd'hui (sauf peut-être celle-là je ne sais pas), avec ça on fait des suspensions fermes, ce qui fait qu'en position droite nos générations ont des soucis à se faire pour leur... dos. Autrement, bien sûr que cette W a conservé sa joliesse, mais je trouve qu'elle est trop chère vis à vis de la triumph déjà pas donnée. Aussi je me demande pourquoi a-ton placé le couple aussi bas au détriment de la puissance et de la plage de régime. La précédente était déjà coupleuse avec un couple mieux placé à l'instar de l'authentique bonneville. Pour cette raison je crains que ce nouveau modèle soit au final moins facile et polyvalent que le précédent.
3 | écrit le dimanche 27 février 2011 à 12h42 par Tickoune
Superbe machine, comme celle qui l'avait précédée! Dommage tout de même la disparition du kick, ça faisait partie du charme de pouvoir démarrer au coup de jarret. Pour le tarif je ne comprends pas. Sur le site Triumph la Bonneville de base est affichée 8390 € soit 9€ de moins, les versions plus hautes (dont la superbe SE en bicolore) dépassent allègrement les 9000€. Le tarif que certains pensent élevé, est-ce par rapport à la puissance inférieure de près de 20 ch? Ou y'a t'il d'autres critères?
Pour Rene, je n'ai jamais essayé de gros cube, le temps viendra (avec impatience d'ailleurs) où je pourrais parler en disant "j'ai testé" , mais théoriquement un couple important en bas a ses avantages. Sur ce type de machine ça permettrait de lancer la bestiole très facilement, à bas régime il serait alors grisant de se sentir décoller, agréable en ville et sur petite route! Cette moto ne vise t-elle pas la balade? De plus on a suffisamment critiqué la Triumph pour son moteur jugé trop linéaire, avec surement moins de couple en bas régime. Mais encore une fois j'ai jamais testé, mais ça ne me choque pas de lire que la plage d'utilisation est réduite sur une machine d'orientation rétro...
Ps: un dernier mot pour l'essai franchement agréable à lire et, comme toujours, bien illustré!
4 | écrit le dimanche 27 février 2011 à 15h01 par rene
Tikoune tu sais déjà que lorsqu'on a qu'une seule moto à acheter, on aime en avoir pour son argent, à savoir que pour ce prix (celui d'une honnête petite auto) et pour cette cylindrée on s'attend à avoir un maximum de polyvalence. Or pour ce prix, même si la moto est plutôt jolie et semble bien finie, elle n'est pas à la hauteur d'un duo sur autoroute ou voie rapide, quelque chose qui va arrivé souvent malheureusement si l'on veut utiliser sa moto comme sa voiture, c'est-à-dire dans toutes le conditions. En effet 48cv c'est bon pour la ballade, mais pour cet exercice un 500cm3 même un 250cm3 suffiront et seront suffisamment coupleux pour emmener son équipage à rythme bucolique, avec le temps de voir le paysage défiler gentiment sans avoir à doser sa poignée droite. Le problème avec ces motos trop coupleuses, c'est qu'en définitive on a envie d'allumer presque davantage qu'avec un 600 4cylindre, et qu'on se trouve vite frustré à la fois par la plage de puissance hyper courte et la partie cycle à la traine. Non pour la ballade il y a la Royal Enfield Bullet, ou sinon un er5 ou cb 500 voire un 650vstrom en duo ou même la très prochaine cbr 250. Pour ce qui est de la triumph, malgré le confort un peu ferme, il s'agit d'une moto potentiellement extrêmement polyvalente si on l'équipe selon ses besoins, avec la satisfaction d'avoir une jolie moto à la fois kith et moderne entre les jambes (à partir de 60cv une moto est très polyvalente).
5 | écrit le dimanche 27 février 2011 à 15h23 par rene
Pour dire, je l'ai essayée la triumph et le moteur est très plaisant et bien suffisamment coupleux. Moi aussi je regrette le kick, mais il faut savoir que sans décompresseur les retours de kick peuvent être dangereux sur des bicylindre de cette cylindrée, il y a eu des accidents par le passé. A l'époque je me souviens d'un voisin qui se mettait debout sur son kick pour démarrer sa norton commando....
6 | écrit le dimanche 27 février 2011 à 16h40 par Tickoune
Ok je comprends mieux la remarque sur le tarif, ramené à la polyvalence. Et effectivement je trouve que le raisonnement est valable. C'est vrai qu'il existe moins cher et plus polyvalent (la grande qualité des japonais c'est de balayer toutes les catégories) avec différents styles. Dans l'optique de remplacer (ou du moins seconder) la voiture il est sûrement de meilleur option de prendre une basique ou alors un trail. Et je suis d'accord qu'une machine de cylindrées inférieures est capable de donner beaucoup de plaisir en balade. Maintenant je trouve que la course à la puissance que l'on observe sur les machines de moyenne gamme est telle que l'acheteur est rapidement orienté vers des machines puissantes. C'est dommage car c'est ce qui ruine des catégories comme les 250, voire les 500 cm3 (qui ont disparu du catalogue...). Donc voir que l'on propose des machines privilégiant le couple plutôt que la puissance je trouve cela sympathique.
Et merci pour le commentaire sur l'essai de la triumph, il est toujours bon d'avoir l'avis d'un motard, un avis personnel autre que celui d'un journaliste, qui lui se doit de rester le plus neutre et objectif possible.
7 | écrit le mercredi 02 mars 2011 à 19h37 par rene
En fait le mieux c'est de les essayer lorsqu'on a l'intention d'acheter une machine néo rétro par rapport à l'usage qu'on veut en faire, et au passage pourquoi ne pas se pencher (ce n'est pas toi qui va me contredire Tikoune!) sur une vraie rétro neuve comme une 500 Royal Enfield d'importation 2000e moins chère que ces modernes concurrentes; on en ressortira pas moins valorisé. En revanche pas question de faire des trajets autoroutiers à 130 de moyenne sur cette dernière!
8 | écrit le jeudi 03 mars 2011 à 10h44 par Tickoune
Non c'est sûrement pas moi qui vais contredire! Maintenant justement j'estimais que ces machines, avec leurs bicylindres, apportent une polyvalence supplémentaire, dans le cas toujours d'un usage loisir. Un mono longue course comme celui de l'Enfield n'étant pas vraiment recommandé pour un usage soutenu (ceci dit en Inde certaines roulent tous les jours et intensivement sur un réseau parfois assez rude, mais c'est pas à 130 sur un billard comme chez nous). Sinon il reste chez Guzzi des machines mélant modernité et aspect rétro (bréva 750, V7) mais là encore ça douille côtè finance!
C'est désespérant finalement de voir que le rétro n'est pas rendu plus accessible...
Ou alors il y'a le marché de l'occasion pour les patients et les bricoleurs
9 | écrit le jeudi 03 mars 2011 à 14h29 par David, rédacteur de l'essai
Bonjour et merci pour vos commentaires.

Effectivement, le "rétro" n'est pas donné, mais n'oublions pas qu'il s'agit là de "néo-rétro" et, dans le cas de cette W 800, qu'elle est équipée d'une injection et qu'elle est dépolluée par catalyseur. Certes, ces équipements se rentabilisent par la force de la standardisation, mais ils ont néanmoins un coup, ici celui du développement d'une cartographie spécifique à ce bicylindre parallèle.

Il n'en demeure pas moins, comme précisé dans les points négatifs, que nous avons trouvé le tarif de cette moto un peu élevé. Mais si l'on prend en compte l'entretien relativement simple et peu coûteux de cette machine, l'acheteur potentiel devrait au final s'y retrouver.

Enfin, pour ce qui est de la polyvalence, cette machine ne se cantonne pas qu'à l'usage loisir, même si c'est ici qu'elle procure le plus de plaisir. J'ai par exemple effectué quelques kilomètres d'autoroute à son guidon, et tenir le 130 km/h n'est absolument pas un problème (à condition de supporter le manque de protection).

Je reste à votre disposition pour plus d'informations.

David
10 | écrit le jeudi 03 mars 2011 à 22h01 par rene
Mouais David je ne suis pas très convaincu par ta démonstration de la justification du coût, et comme Tikoune je trouve ces motos de base trop chères (la W a même un tambour!.. sous prétexte d'une néo rétro on croit rêver, en revanche je veux bien qu'on remette le kick). N'oublions pas non plus que ces motos simples Bonneville et W de l'époque s'adressaient à une large population de motards. Quand on a la chance d'en voir des authentiques passer, on est étonné de leur aspect menu et tout simple, davantage qu'une bsa, qu'une norton ou même qu'une vincent! des marques plus élitistes à l'époque il me semble. Autrement bien sûr que 48cv ça suffit pour croiser à 130 sur autoroute, mais guère plus, et on n'a quasi plus de réserve pour encore doubler surtout à deux sur la moto...
11 | écrit le mercredi 09 mars 2011 à 17h10 par ivan
D'accord avec David ; je possède une w650 depuis 4 ans avec laquelle je fais 1 ou 2 longs voyages/an (> 2000 km) ; effectivement, sur autoroute, la puissance est un peu juste, mais on tient le 130 sans pb si on a posé une petite protection avant. L'interêt, c'est surtout les routes des Cevennes, de Corse ou elle s'avère trés agréable ainsi qu'en ville. Je comptast la remplacer par cette nouvelle W800 mais l'absence de kick et le fait qu'elle ne soit pas plus puissante (j'esperais 10cv de plus) m'a amené à renoncer.
12 | écrit le mardi 29 mars 2011 à 18h01 par NONOCHE
heureux propriétaires d une w 800
ce que j apprecis c est son cpl a bas regime, ça conso , sa tenue de rte, son confort, je sort d un zxr pour le prix il faut tenir compte des pièces nobles , cpl conique, pièces en métal et non en plastoc, ne pas oublier le court du yen , qui a bien changé depuis 2004 .
j ai hesité avec une bonnie , l essai non concluant moteur lineaireeeeeeee et le rajout des options , carter polies,centrale,compte tour,pas de bouchon d essence sur charnière etc ... mon choix c est donc ,fait sur la w 800, et je ne le regrette pas quelle banane a chaque sortie ,
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