Aprilia 125 RS4
Aprilia RS4 125 : la bombe latine passe au 4-temps !
Cylindrée : 58 x 47 = 124,8 cm3
Puissance maxi : 15 ch à n.c. tr/mn
Couple : n.c. nm à n.c. tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 6 vitesses
Cadre : périmétrique en aluminium
Suspension av. : fourche inversée ø41 , déb. 110 mm
Suspension ar. : Mono-amortisseur, déb. 130 mm
Frein av. : simple disque ø 300 mm, radial 4 pistons
Frein ar. : simple disque ø 220 mm, simple piston
Pneu av. : 110/80/17; ar. : 130/70/17
Réservoir essence : 14,5 litres
Longueur : 1 953 mm
Hauteur de selle : 820 mm
Poids à sec : 134 kg
Appel de phare
Compte-tours analogique
2 trips partiels
Mémoire de vitesse maxi
Témoin de réserve
Indicateur de température moteur
Blocage de direction au contacteur
Compartiment sous selle
Capot de selle passager
Kit Quick Shift : 109 €
Support de plaque réglable : 169 €
Piaggio France SAS
21, Rue Georges Boisseau
92110 CLICHY la Garenne
tél. : 01 58 74 74 00
fax : 01 58 74 74 35
www.aprilia.com
CAGIVA Mito SP 525
DAELIM Roadsport 125
DAELIM Roadsport R
DERBI GPR 4T
HONDA CBR 125RW
HYOSUNG 125 GTR
JINLUN Racer
KYMCO Quannon
MEGELLI Racing R
MH RX125R
RIEJU RS2
SACHS XTC-R 4T
YAMAHA YZF-R125
Le circuit de Vairano, au sud de Milan, nous a permis de vérifier que l’Aprilia RS4 n’usurpe pas son nom. Tout d’abord, la qualité de finition est bien là : ajustages soigneux, câbles et durits bien agencés, traitements de surface ad hoc… Le cadre périmétrique en aluminium, non peint, est largement exhibé, dans la tradition de la lignée des RS. Le bloc Piaggio à 4 soupapes, qui officie chez Derbi étrenne ici l’injection électronique, Magneti-Marelli en l’occurrence. Première pour une 125, la bombinette de Noale hérite en option de l’un des raffinements de sa fameuse inspiratrice : l’Aprilia QuickShift, qui permet de passer les rapports à la volée sans soulager la poignée de gaz.
Finition digne de ses aînées
Agressive en diable, la « baby RSV4 » reste cependant sobre et élégante : pas de pièces anodisées ni de marquages outranciers sur la provenance des organes (freins AJP, fourche inversée Paioli…). L’instrumentation, entièrement électronique, conserve un compte-tours analogique, qui se lit d’un coup d’œil entre deux chicanes. Le combiné digital dispose de deux trips partiels, d’une jauge de température moteur, et d’une mémoire de vitesse maxi. Détail agaçant pour le prix, la jauge d’essence joue les Arlésiennes, remplacée par un témoin de réserve. Si cet accessoire n’est pas indispensable sur circuit, il est pourtant bien utile au quotidien, surtout que la moto s’est montrée assez polyvalente pour la catégorie. En marge des considérations esthétiques, le carénage a été étudié en soufflerie pour optimiser la protection du pilote sans plomber l’aérodynamique. De même, les éléments tels que clignotants, rétroviseurs, support de plaque et selle passager sont facilement démontables, en prévision de l’utilisation sur circuit.Rigide, mais pas raide
Avec sa hauteur de selle de 820 mm, dans la moyenne, la RS4 ne facilite pas l’accès aux plus petits, mais la position de conduite reste prévenante par rapport à la star du segment, la Yamaha YZF-R 125. Les repose-pieds, peu reculés, et le creux de la selle limitent l’appui sur les poignets. Le confort de l’assise est très correct pour une sportive.Notre machine d’essai était équipée d’excellents Pirelli Diablo Super Corsa, au lieu des Sava d’origine. Cette louable attention du constructeur nous a permis de prendre toute la mesure du potentiel élevé de la RS4. Premier constat, ce ne sont pas les 15 ch du bouilleur qui risquent de prendre la partie-cycle en défaut. Reprenant le châssis de sa cousine Derbi GPR, il n’est donc pas surprenant de retrouver les qualités de cette dernière : la RS4 garde une stabilité sans faille, que ce soit en ligne droite ou en courbe. Le freinage avant, jamais brutal, permet de doser avec précision la puissance confortable, sans exiger d’efforts démesurés au levier. L’arrière, tout aussi exploitable, assoit bien la machine sur les gros freinages en bout de ligne droite, comme en entrée de virage à la mise sur l’angle. Enchaînements resserrés, grandes courbes plein angle, remise des gaz en grand, rien ne déclenche la moindre réaction parasite.
Le placement de la moto se fait facilement et avec précision, et, si l’on doit toujours jouer des repose-pieds et des bracelets pour s’extraire des chicanes, cette moto, peu exigeante, offre un très bon compromis vivacité/stabilité. Le train avant se place au doigt et à l’œil, le feeling demeurant excellent, même sur les changements d’angle brutaux.
Homogène mais linéaire
Au fil des tours, les très accrocheuses gommes tendres, acceptant sans broncher les freinages de trappeur, mettent en lumière une tendance de la fourche à plonger sur les plus grosses contraintes. Ce trait de caractère n’influe pas sur la tenue des suspensions sur l’angle, répétons-le. Mais on pourra déplorer que fourche et amortisseur ne soient pas réglables, défaut déjà constaté sur la Derbi. Si les tarages d’origine sont satisfaisants, on regrette de ne pouvoir affiner les réglages en fonction du poids du pilote ou de l’état du revêtement. D’autant que la position dudit pilote, pas trop exclusive, autorise un style de conduite routier aussi bien que les déhanchements alternés d’un angle à l’autre, ou la recherche de vitesse le nez dans le compteur.Si le châssis brille par sa rigueur, le moteur Piaggio garde le caractère que nous lui connaissons chez Derbi. L’injection le rend un peu plus rond à bas régimes, mais le couple reste haut perché, de l’ordre de 11 Nm à 8000 tr/min. Linéaire à partir de 5000 tours, la plage idéale se situe entre 8500 et 11000 tr/min. À ce régime, peu avant l’intervention du rupteur, la puissance marque le pas, et l’accélération perd en vigueur. Mieux vaut passer le rapport supérieur, et solliciter la boîte de vitesses. Bien étagée, douce et précise, cette dernière permet d’exploiter au mieux les 15 ch de ce moteur au demeurant efficace, mais peu démonstratif. La vitesse de pointe s’établit à 123 km/h compteur, mais les conditions de l’essai ne permettaient pas une mesure exacte, ni d’insister pour grappiller les derniers km/h. L’Aprilia QuickShift n’influe pas sur le bon feeling de la commande de boîte, seul un léger à-coup de transmission est perceptible au passage des rapports à haut régime.
| - Partie-cycle - Polyvalence piste/route - Esthétique |
| - Moins fun que le 2-temps ! - Amortisseur non réglable - Pas de jauge d’essence |
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
9/10
10/10
7/10
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
n.m. sec
n.c. mm
n.m. l/100 km
n.m. km
Il lui faut une ligne direct en sortie du concessionnaire à la miss, ou sa va en faire rire plus d'un au feu rouge ^^.... De plus, je la trouve un peu mole a la reprise en sortie de virolos (c'est flagrant, le testeur ouvre poignet dans l'angle couché derrière la bulle). Sa va être dur de passer au 4T~15cv pour les amateurs d'Aprilia RS.
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Je dirais : Normal les chinoiseries ont le vent en poupe de nos jours. Mode qualité font rarement bon ménage, enfin j'dis ça j'dis rien mais la par contre y a moyen d'essayer...
Havoc,
Comme vous l'a précisé notre éditeur, il n'y a plus de parc presse officiel en France.
Filiale du groupe MV Agsuta, Cagiva applique la même stratégie de distribution en direct. Il est donc bien possible d'acheter ces machines mais les essayer dans les mêmes conditions que les machines concurrentes est autrement plus difficile. C'est pour le moins regrettable, nous en convenons.
Terminaforce,
Vous avez raison, il est toujours possible de prendre le guidon d'une Mito ou d'une Raptor 125 mais nous avons pour principe de ne pas utiliser des machines appartenant à des particuliers. Comme tout choix, celui-ci impose certaines limites.
En espérant avoir éclairci ce point,
Charles


