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Essai
mis en ligne le : vendredi 26 août 2011

YAMAHA FJR 1300 AS

Yamaha FJR 1300 AS : 10 ans de service pour la FJR 1300

Texte : David Mortreuil | Photos : Didier | Vidéo : David Vincent
Garantie et Prix
- 2 ans PMO, km illimité
- 17999 €
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Fiche technique
Moteur : 4 cylindres 4T, refroidi par eau, double ACT, 4 soupapes
Cylindrée : 79 x 66.2 = 1298 cm3
Puissance maxi : 106 ch à 8000 tr/mn
Couple : 116 nm à 6000 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection
Embrayage : sans
Boîte : 5 rapports
Cadre : double poutre en aluminium
Suspension av. : fourche hydraulique ø48 , déb. 135 mm
Suspension ar. : mono amortisseur, déb. 125 mm
Frein av. : double disque ø 320 mm, 4 pistons
Frein ar. : simple disque ø 282 mm, double pistons
Pneu av. : 120/70/17; ar. : 180/55/17
Réservoir essence : 25 litres
Longueur : 2240 mm
Hauteur de selle : 805 mm
Poids à sec : 268 kg
Equipement de série
Carénage intégral
Bulle à réglage électrique
Coupe-contact
Feux de détresse
Appel de phare
Garde au levier de frein réglable
Clé codée
Compte-tours et compteur analogiques
Fenêtre digitale
Jauge à carburant + témoin de passage en réserve
Voyant de clé codée
Voyant de défaut d’injection
Voyant de défaut d’ABS
Voyant de pression d’huile
Voyant de température d’eau
Deux trips partiels
Heure
Température extérieure
Consommation instantanée
Indicateur de rapport engagé
Prise 12 Volts
Freinage avant / arrière couplé
ABS
Béquille latérale
Béquille centrale
Deux poignées de maintien passager
Selle pilote réglable en hauteur (deux positions)
Guidon réglable
Repose-pieds arrière repliables
Ergots d’arrimage
Valises
Constructeur / Distributeur
YAMAHA
Yamaha Motor France,
ZA les Béthunes, 5 avenue du Fief
95310 - Saint Ouen l’Aumône
Tel : 01 34 30 31 00
Fax : 01 34 30 32 78
www.yamaha-motor.fr
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Si la Yamaha FJR 1300 a su redonner un coup de peps à la catégorie des routières sportives lors de son apparition, la version AS, présentée en 2006, proposait quant à elle plus de confort en adoptant une boîte de vitesses robotisée. Face à une Honda VFR 1200 DCT, la question est donc de savoir si la FJR est ou non toujours dans le coup...

Premier constat, la FJR 1300 n'a absolument rien perdu en termes de qualités routières. Faire défiler les kilomètres à son guidon reste un vrai régal tant le confort et la protection sont grands. Le moteur possède un souffle quasi inépuisable et un couple si généreux qu'il n'est pas rare d'évoluer en ville sur le quatrième, voire le cinquième et dernier rapport. Côté ergonomie, on frise la perfection avec une assise bien droite assortie d'une hauteur de selle réglable sur deux positions tandis que toutes les commandes tombent parfaitement sous les mains et les pieds. Bref, le tableau s'annonce idyllique tant pour le pilote que son passager, et absolument rien ne vient perturber le plaisir de faire défiler le paysage. Vitesse de croisière établie à 130 km/h, régime moteur de l'ordre de 4 200 tr/min, consommation affichée à l'ordinateur de bord de 5,3 litres pour 100 km, bulle remontée au maximum et sifflement agréable de la mécanique... On s'endormirait presque ! Mais avant, il faut apprivoiser cette commande de vitesses.

Nouvelles habitudes

Pour mettre en route cette FJR, il faut tout d'abord acquérir un réflexe de « scootériste », à savoir qu'il faut actionner l'un des deux freins. Une sécurité bienvenue puisque la moto peut aussi être garée en prise. Ensuite, il faut s'habituer au passage de la première, car  celle-ci est « en haut ». Notez que ce premier rapport peut aussi être enclenché par la gâchette idoine située au guidon, mais seulement après avoir enfoncé le bouton qui déverrouille les palettes, ce dernier étant par défaut inactivé. Autre sécurité, il est impossible d'enclencher une vitesse si le régime moteur au point mort est supérieur à 1 300 tr/min. Ensuite, il ne reste qu'à accélérer pour, au choix, démarrer en trombe (très efficace) ou partir sur un filet de gaz. Dans cette dernière situation, on note que l'embrayage possède une tendance à brouter, générant quelques à-coups. Et si on ne passe pas sa vie à démarrer et que le phénomène s'estompe un peu une fois la mécanique bien chaude, il n'en demeure pas moins que cet aspect de fonctionnement est quelquefois gênant, lors des évolutions urbaines ou lentes par exemple. Impossible ainsi de débrayer (et pour cause), ce qui rend parfois les demi-tours hasardeux. En effet, l'embrayage est de type « on-off », soit on avance, soit on n'avance pas. Si, dans le principe, ce système d'embrayage automatique est très intéressant, on aurait donc aimé pouvoir en prime bénéficier d'une commande d'embrayage permettant de gérer ces phases avec plus de douceur. Ou encore, pouvoir relancer la moto d'un petit coup d'embrayage en sortie de courbe. Reconnaissons toutefois pour ce dernier paramètre que la FJR bénéficie de bien assez de couple pour s'extraire des épingles sans jamais mollir.

Évoluer en douceur ? Oui, c'est possible !

Reste alors à passer les quatre autres rapports, la FJR -toutes versions confondues- ne disposant que de 5 vitesses. Là, il existe plusieurs techniques, chacune offrant un résultat bien différent. Ainsi, si vous décidez de passer les vitesses « traditionnellement », c'est-à-dire en coupant puis en remettant les gaz, vous constaterez un à-coup de transmission bien perceptible et ce que vous utilisiez les gâchettes ou le sélecteur. Autre technique, plus convaincante mais encore perfectible, il suffit de ne pas couper du tout les gaz. Là, on perçoit un très léger à-coup, mais c'est alors plus le bruit de passage du rapport qui est désagréable. On peut alors procéder ainsi quelle que soit la position de la poignée des gaz, et si cette poignée est ouverte en grand, le passage du rapport supérieur s'accompagne alors d'un bref patinage de l'embrayage, paramètre nécessaire à synchroniser la rotation des arbres de boîte. Mais là encore, s'il est efficace, le système manque encore de douceur. Alors il reste, à notre humble avis, la troisième solution, mélange des deux précédentes, qui consiste donc à très légèrement soulager les gaz (sans les couper, donc) pour les remettre sitôt le rapport enclenché. Alors, que ce soit avec le sélecteur ou les gâchettes, on ne perçoit plus le moindre à-coup. Certes, c'est un coup de main à prendre, mais on s'y fait néanmoins assez rapidement. En revanche, aucune technique particulière n'est requise au rétrogradage et l'opération se déroule en douceur que l'on agisse sur le sélecteur ou sur les gâchettes. De plus, afin d'éviter tout blocage de la roue arrière, il est impossible de tomber plusieurs rapports simultanément et donc, dans le même temps, de provoquer un sur-régime.

Un oeil sur le tableau de bord

Supposons maintenant que, sur un freinage d'urgence, vous vous arrêtiez en quatrième. Étant donné que la FJR n'est pas équipée d'une boîte automatique (elle n'est donc en ce sens pas comparable à une VFR DCT), la moto s'immobilisera alors sur ce même rapport. L'indicateur de rapport engagé clignotera à ce moment pour vous le faire remarquer et vous pourrez appuyer sur le sélecteur (ou la gâchette « moins ») pour retrouver la première. De plus, cet indicateur clignotera aussi si d'aventure vous veniez à évoluer en sous-régime. A noter que malgré ce clignotement, mais grâce au couple phénoménal du 4 cylindres de 1 298 cm3, il nous est arrivé plus d'une fois de démarrer en seconde, et sans le moindre à-coup... De même, et toujours en seconde lors des évolutions lentes, il n'est pas rare de constater un patinage de l'embrayage, si bien qu'on hésite parfois à rentrer la première quand, par exemple, on tourne à 90° en ville. Là encore, il suffit de prendre l'habitude du phénomène, mais cela est déroutant en regard, une fois de plus, du couple de la mécanique. Notons enfin que quel que soit le rapport engagé, moto à l'arrêt, la boîte reste débrayée tant que le moteur tourne mais se bloque en prise dès que l'on coupe le contact, ce qui permet de stationner la FJR dans une légère pente sans la moindre crainte. Heureusement, car elle n'est pas dotée d'un frein de parking.

GT-sportive, pure GT ?

Une fois assimilé le fonctionnement de cette transmission, certains apprécieront la possibilité de changer les rapports directement au guidon, tandis que d'autres conserveront leurs habitudes motardes. Pour ma part, tout au long de notre essai, j'ai utilisé le sélecteur, ne serait-ce que parce que l'ergonomie des gâchettes n'est pas des meilleures. Ainsi, il m'est arrivé à quelques reprises de klaxonner au lieu de rétrograder. Sans même parler du fait que, tout comme sur une VFR DCT, mes automatismes (!) sont bien ancrés : chercher le levier d'embrayage, jouer du sélecteur... Maintenant, il est clair que ce système de boîte robotisée saura convaincre les personnes atteintes de tendinites et autres problèmes carpiens, tout comme ceux qui veulent préserver le dessus de leurs chaussures. Mais une fois de plus, j'aurais vraiment été convaincu si cette technologie s'était accompagnée d'un levier d'embrayage "de secours ». Quoi qu'il en soit, cela n'enlève rien aux qualités de la FJR, quand bien même il est évident que sa conception commence à dater : lignes un peu vieillottes et, surtout, poids conséquent. Songez, la FJR frôle les 310 kg en ordre de marche. Plus perceptible encore est la lourdeur du train avant, lequel nécessite pas mal d'effort pour changer d'angle ou même simplement apporter une correction de trajectoire. En ce sens, la FJR est clairement dépassée par certaines de ses concurrentes. En revanche, une fois posée sur sa trajectoire, on se demande bien ce qui pourrait l'en faire dévier : un vrai train posé sur ses rails, et ce même à très haute vitesse. De plus, elle reste une très bonne freineuse grâce à son système couplé avant / arrière et muni de l'ABS. Mais c'est évidemment et surtout pour ses qualités routières que la FJR 1300 s'apprécie. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si elle dispose de poignées chauffantes et de larges valises...

Conclusion
Il est donc très difficile de trancher entre une FJR 1300 AS et une Honda VFR 1200 DCT, l'avantage de cette dernière résidant dans la possibilité de choisir entre un mode tout automatique et un mode séquentiel de passage des rapports. Il ne faut pas oublier non plus la conception plus ancienne de la FJR qui, dans cette version à boîte robotisée, est apparue il y a déjà 5 ans. Pour départager l'une de l'autre (en version française bridée à 100 chevaux), il reste l'avantage d'une mécanique bien plus démonstrative sur la Yamaha : quel souffle ! Mais il faut aussi considérer le tarif de l'une et de l'autre, qui penche alors en faveur de la Honda, laquelle offre aussi une transmission nettement plus douce à l'usage, bien qu'elle soit, elle aussi, perfectible. Pour conclure, il est évident que ces systèmes de boîtes de vitesses -automatique ou robotisée- apportent un agrément supplémentaire. Alors à quand une version 2.0 de la Yamaha, plus douce côté transmission et avec quelques 30 ou 40 kilos de moins ?
Machine à voyager
Couple moteur
Concept de la boîte de vitesses
Confort et protection
Niveau d'équipement
Stabilité
Freinage
Poids
Inertie du train avant
Look vieillissant
Chaleur du moteur à basse vitesse
Tarif
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
9/10
7/10
7/10
9/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
+ 240 km/h
n.m. sec
n.m. mm
6.5 l/100 km
380 km
Note Finale :   8/10
Réaction(s) (1)
1 | écrit le samedi 27 août 2011 à 22h59 par grizzdz
ça donne envie
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