Autres: Motor Infos TV - La WebTV motorisée | Moto Technologie | | |
Comparateur
 
Essai
mis en ligne le : vendredi 11 novembre 2011

LIFAN Rocket 125 S

Tarif canon pour la Rocket !

Texte : David de Mars
Garantie et Prix
- 2 ans PMO
- 1449 €
           Acheter     Assurer
Fiche technique
Moteur : monocylindre 4T, refroidi par air, simple ACT, 2 soupapes
Cylindrée : 56,5 x 49,5 = 124,1 cm3
Puissance maxi : 11 ch à 9000 tr/mn
Couple : 8,5 nm à 7500 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique ou kick
Alimentation : carburateur
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 5 rapports
Cadre : berceau acier
Suspension av. : fourche hydraulique ø , déb. mm
Suspension ar. : double amortisseur réglables, déb. mm
Frein av. : 1 disque ø mm, 1 piston
Frein ar. : tambour ø mm,
Pneu av. : 2,75 x 18; ar. : 3,00 x 18
Réservoir essence : 15 litres
Longueur : 1980 mm
Hauteur de selle : 790 mm
Poids à sec : 115 kg
Equipement de série
Coupe-contact
Neiman au contacteur
Démarreur électrique + kick
Interrupteur des feux de position et de croisement
Compte-tours analogique
Compteur analogique
Jauge à carburant
Un trip partiel
Indicateur de rapport engagé
Voyant de point mort
Voyant de feu de route
Voyant de clignotants droit et gauche
Bouchon d'essence sur charnière
Robinet d'essence
Béquille latérale
Béquille centrale
Deux poignées de maintien passager
Repose-pieds arrière repliables
Silencieux aluminium sport
Concurents
CAGIVA Raptor
Voir | Comparer

CPI Astor 125
Voir | Comparer | Essai

DAELIM Roadwin FI
Voir | Comparer | Essai

DERBI Mulhacen 125
Voir | Comparer | Essai

DERBI Mulhacen Café125
Voir | Comparer | Essai

HYOSUNG 125 GT Naked
Voir | Comparer | Essai

KEEWAY RKV
Voir | Comparer | Essai

KTM Duke 125
Voir | Comparer | Essai

KYMCO Quannon Naked
Voir | Comparer | Essai

Mash Seventy One
Voir | Comparer | Essai

MEGELLI Roadster S
Voir | Comparer | Essai

MH Gun 125R
Voir | Comparer | Essai

MH MH7 air
Voir | Comparer | Essai

RIEJU NKD
Voir | Comparer

Skyteam Ace
Voir | Comparer | Essai

Speedcool SC1 125
Voir | Comparer | Essai

SYM Wolf 2011
Voir | Comparer | Essai

ZONGSHEN ZS-R
Voir | Comparer

La Lifan Rocket 125 S n'a certes pas l'aura des références de la catégorie basique, catégorie où règnent les Honda CBF et Yamaha YBR 125. Mais avec un tarif inférieur à ces deux machines, le nouveau petit roadster chinois a véritablement son mot à dire...

Bien sûr, la côte de popularité d'une CBF ou d'une YBR est telle qu'elles seront par exemple toujours plus faciles à revendre qu'une machine exotique. Un paramètre d'autant plus vrai que la marque chinoise Lifan n'est pas encore très connue sur le territoire français et ce malgré la mise en place dès son arrivée il y a deux ans d'un réseau de distribution et d'après-vente. Un petit tour sur le site de lifanmotor vous permettra d'en apprécier l'étendue. Reste cependant à conquérir une clientèle qui table avant tout sur un faible coût d'entretien et de revient kilométrique ainsi que sur la fiabilité pour orienter son choix. Choix pragmatique s'il en est auquel Lifan a décidé d'ajouter une petite touche de sport avec sa Rocket 125 S. Traduisez un petit roadster avec frein avant à disque wave, étrier rouge, indicateur de rapport engagé et sonorité travaillée par le biais d'un silencieux sport à enveloppe alu.

Présentation : du bien et du moins bien

Bien que discrète, la ligne générale de la Rocket est plutôt agréable. Dans ce coloris noir, les détails rouges comme le frein avant ou le logo « Street Overlord » sur les caches latéraux ressortent inévitablement. Ce qui attire notre oeil vers le cache latéral droit, déboité. Le coupable n'est autre que la batterie qui ne rentre pas correctement dans son logement. Soit trop grande, soit pas d'origine, elle pousse sur le cache et celui-ci ne tient pas en place. Plus gênant, le pôle positif de cette batterie est aussi situé à moins d'un centimètre de la base du réservoir. Alors certes, les efforts de finition se font sentir sur cette Lifan, à l'image de la double béquille, de la selle bien rembourrée, des commodos aux standards japonais, du bouchon d'essence monté sur charnière ou encore des jantes joliment dessinées. Mais plutôt qu'un futile (et peu lisible) voyant de rapport engagé, on aurait préféré trouver plus de soin apporté au montage du faisceau électrique ou à certaines soudures du cadre. Passé ces aspects, on remarque encore des cabochons de clignotants blancs, des reposes-pieds pilote et passager recouverts de tampons en caoutchouc et, alors que la moteur est en marche, une sonorité des plus rassurantes. Pas de bruits parasites ou suspects, au contraire, le monocylindre semble tourner plus que rond.
 

Moteur pétillant et présent

Le moteur de la Rocket est refroidi par air, alimenté par un carburateur (muni d'une pompe de reprises, svp), servi par une boîte à 5 rapports et délivre 11 chevaux. A l'usage, il va prouver qu'il n'a guère besoin de plus de puissance. D'une part, il est très souple, ce qui lui permet d'évoluer à 50 km/h en cinquième. A ce rythme, il tourne à environ 5 000 tr/min et vous promène de façon très agréable. Au feu rouge, ses pétarades vous donneront alors envie de voir ce qu'il a dans les soupapes. Bilan : un peu plus de 8,2 secondes pour abattre le 100 mètres départ arrêté... Vraiment pas mal. D'autant que sur le plat, il ne sera pas rare de lui envoyer l'aiguille à plus de 130 compteur ! Le meilleur chrono nous donne un plus honnête 110 km/h, vérifiés au GPS, avec pour cela l'aiguille du compteur venant attaquer le trip partiel... Mais dommage, ce mono vibre une fois passé les 6 000 tr/min et vous le sentirez dans les guidons, le réservoir et les repose-pieds jusqu'à 9 500 tr/min. Reste alors 1 500 tr/min avant la rupture d'allumage, laquelle intervient donc à 11 000 tr/min. Bref, dommage qu'il vibre tant, car non seulement sa plage d'utilisation est confortable, mais il dispose aussi de pas mal de punch entre 5 000 et 11 000 tr/min.

Prise en main immédiate

Si la position de conduite est très naturelle, on remarque toutefois que l'assise de la selle est légèrement inclinée vers l'avant pour le pilote comme son passager. Rien de gênant au premier abord mais à l'usage, on passe beaucoup de temps à se « recaler » en arrière. Les commandes tombent au bon endroit et la moto est légère et facile à relever de sa béquille. En ville, elle se faufile à peu près partout sans problème, y compris pour se frayer un chemin entre les pares-chocs des bouchons urbains grâce à son diamètre de braquage qui compte parmi les plus courts. Là encore, la souplesse et la bonne volonté du moteur participeront à faciliter l'exercice et vous aideront à jaillir parmi les premiers au feu rouge. Un très bon outil urbain, donc.

Utilitaire pressé !

Sur route, la balade reste agréable tant que l'on évolue entre 80 et 90 km/h et en tempérant les vibrations au mieux en utilisant pour cela le plus possible le filet de gaz. Le confort reste bon malgré l'absence de protection, la fourche étant plutôt souple tandis que l'amortisseur arrière rebondit fermement sur les bosses. Un phénomène qui provoquera parfois de joyeuses oscillations façon cheval à bascule, d'autant plus si vous évoluez en duo. Augmenter au maximum la précontrainte des amortisseurs ne sera alors pas du luxe. Côté freinage, le disque avant n'a de redoutable que la couleur de son étrier. Il faut ainsi tirer assez fort pour obtenir une puissance modeste mais au moins, les risques de blocage sont limités. Heureusement que le tambour arrière est plus convaincant : son dosage est facile à réaliser et sa puissance permet des blocages bien contrôlés. Conduire plus sportivement implique donc de composer avec ces paramètres de freinage et de suspensions mais aussi avec une monte pneumatique peu engageante. Certes, les structures diagonales ont fait leur preuve, mais les dimensions et le dessin du pneu avant n'incitent pas ici à prendre tous les risques. Pourtant, revenu à une conduite en solo, on avale néanmoins les courbes avec bonheur en anticipant et, surtout, grâce à la bonne humeur permanente dont faut preuve la mécanique. Faudra penser à mettre des bonnes gommes à la prochaine révision...
 

Conclusion
Qui a dit que pour moins de 1 500 euros, on ne pouvait pas se payer une vraie moto ? Avec la Rocket S, et malgré quelques points de finitions à revoir, Lifan ne prétendra pas le contraire. Bien sûr, la comparaison avec une CBF ou une YBR tournera obligatoirement à l'avantage des marques japonaises, d'autant que ces machines se trouvent par dizaines en occasion et avec parfois peu de kilomètres. Mais pour qui souhaite une machine neuve et abordable et dont la vocation première sera l'évolution urbaine à faible coût, la Lifan Rocket se pose en outsider avec son moteur amusant comme argument principal. Moins de gadgets (l'indicateur de rapport engagé et le disque wave sont-ils vraiment indispensables ?) et plus de soins apportés à la finition (même si celle ci est en net progrès) pourraient aider à concrétiser le pari. Car à moins de 1 500 Euros, la concurrence se fait rare...
Prix !
Moteur, souple et sobre
Sonorité
Ligne réussie
Maniabilité
Très bon utilitaire
Vibrations
Suspensions
Point mort difficile à trouver
Finition vs gadget
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
7/10
6/10
6/10
5/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
110 km/h
8,2 sec
3570 mm
3,3 l/100 km
450 km
Note Finale :   6/10
Réaction(s) (1)
1 | écrit le dimanche 13 novembre 2011 à 05h57 par rene
Ce n'est pas la Révolution pour une chinoise! Pour moi ce serait encore la cbf pour le meilleur rapport qualité/prix (on peut la toucher à 2000e) le sav honda et une meilleure revente.
Réagir sur cet essai :
Pseudo :

Email : (ne sera pas affiché sur le site, mais un mail de validation vous sera envoyé)

Votre commentaire :

Smiley: :evilgrin: :waii: :unhappy: :tongue: :surprised: :smile: :happy: :wink:
Recopiez le code ci-contre (chiffres uniquement):
Occasions moto
Boutique
.: Tags :.
Partenaires
153 visiteurs actuellement sur le site.