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Essai
mis en ligne le : vendredi 09 décembre 2011

TRIUMPH Street Triple 675 2011

Triumph Street Triple 2011 : un autre regard

Texte : Maya Camus | Photos : Boris Meyer | Vidéo : David Vincent
Garantie et Prix
- 2 ans pièces et M.O, km illimité
- 7990 €
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Fiche technique
Moteur : 3 cylindres 4T, refroidi par eau, double ACT, 4 soupapes
Cylindrée : 74 x 52,3 = 675 cm3
Puissance maxi : 106 ch à 11700 tr/mn
Couple : 69 nm à 9100 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection 1 injecteur par cylindre
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 6 rapports
Cadre : double longeron en alu
Suspension av. : fourche télescopique inversée ø , déb. 120 mm
Suspension ar. : mono-amortisseur réglable, déb. 126 mm
Frein av. : 2 disques ø 308 mm, étrier double piston
Frein ar. : 1 disque ø 220 mm, étrier simple piston
Pneu av. : 120/70 x 17; ar. : 180/55 x 17
Réservoir essence : 17,4 litres
Longueur : 2030 mm
Hauteur de selle : 800 mm
Poids à sec : 167 kg
Equipement de série
- Coupe-circuit
- Neiman au contacteur
- Compte-tours analogique
- Compteur digital
- Ordinateur de bord (chronomètre avec nombre de tours, distance, durée trajet, conso moyenne, conso instantanée, vitesse moyenne, indicateur de rapport engagé, 2 trips partiels, diodes shiftlight programmables et horloge)
- Témoin de réserve
- Appel de phare
- Levier de frein réglable
- Coffre sous selle (bloque-disque)
- Jauge de température moteur
- Indicateur de pression d'huile
- Repose-pieds passager repliables
- Amortisseur arrière réglable en précharge
Options
- Poignée de maintien passager
- Saute-vent coordonné
- Sabot moteur
- Leviers anodisés ajustables courts ou standards
- Garde-boue et lèche-roue carbone
- Selle gel
- Capot de selle passager
- Pare-chaîne carbone haut et bas
- Ecopes de radiateur
- Rétroviseurs d'embout de guidon
- Feu arrière à leds
Constructeur / Distributeur
TRIUMPH
Triumph SAS
19 bd Georges Bidault
Croissy-Beaubourg
77437 - Marne La vallée Cdx 2
Tel : 01 64 62 38 38
Fax : 01 64 80 58 28
www.triumph.co.uk

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Vous l’avez adorée avec ses deux yeux globuleux qui lui donnaient un air sacrément canaille ? Vous avez peut-être détesté le nouveau regard façon œil de biche de la version 2011 de sa sœur la Speed ? Eh bien la Street en aura bien sûr hérité cette année, n’en déplaise aux partisans du « c’était mieux avant »… Mais qu’ils se rassurent, l’essentiel a été préservé !

2011 se termine… Il était temps de vous présenter le dernier millésime de la Triumph Street Triple, sorti en avril, mais qui n’évoluera pas pour 2012. Huitième meilleure vente moto à fin novembre (2 223 exemplaires), elle n’a pas fini de séduire, et pour cause, elle le mérite ! Plutôt que de vous sortir un énième essai du roadster anglais mid-size mangeur de sushis, nous avons eu envie de prendre la tangente et d’aller voir la vie en rose avec une Street Triple « de base » (et non en R), habillée de sa robe Purple un rien glossy…

Changements de détails

La « new » Street Triple a donc piqué à la Speed 2011 ses optiques en amande cerclées de chrome… Moins brut de fonderie, plus espiègle et même un rien féminin, voire « japonisant », ce regard aura fait couler beaucoup d’encre, jusqu’à oblitérer les autres détails modifiés sur ce dernier millésime. Détails certes moins marquants, mais tout de même. Au menu : exit les chromes, place à l’alu brossé (au guidon, même pour la version standard, pots, platines repose-pieds, béquille, sélecteur) ;  un réservoir et une partie arrière qui s’ornent du nouveau logo de la marque, au graphisme plus moderne (et plus banal ?) ; un nouveau carter d’embrayage (celui de l’alternateur aussi est revu) frappé cette fois du « Triumph » à l’ancienne ; et pour finir une petite grille de part et d’autre du cadre, à l’avant, entre réservoir et radiateur. Le tableau de bord, avec un écran numérique très fourni en informations (dont un indicateur de rapport engagé et une horloge), est repris de la Speed, donc toujours sans jauge de réservoir, avec un compte-tours analogique dont on regrette l’aspect « jouet pour enfant »…

On apprécie une finition plus soignée qui confère à la Street, pour tout dire, une allure plus chic, tel un mauvais garçon sorti de ses faubourgs pour aller flirter chez les bobos. Le coloris Purple de cette version standard, agrémenté du petit saute-vent stylisé (en option) et de tubes de fourche anodisés or, en rajoute encore, s’il en fallait, pour achever de séduire ceux, et en particulier celles, qui attendaient un zeste de douceur dans ce monde de brutes, en apparence du moins. Embourgeoisée, Miss Street 2011 ? Pas tout à fait quand même…

Sept jours sur sept

Elle n’en est que plus consensuelle (trop selon certains…) et attirante, si tant est qu’elle en ait eu besoin. Tous les gabarits y ont droit, les plus petits n’ayant aucun mal à poser les pieds au sol grâce à une selle fine et modérément élevée, ni à maîtriser la belle, compacte, et dont le poids est contenu à 189 kg avec les pleins. Les commandes sont d’une telle douceur qu’on les oublie (et le levier de frein est réglable), tandis que la  boîte de vitesses brille par sa précision. L’ergonomie suit : point n’est besoin de bras de singe pour être à l’aise lors des manœuvres (heureusement, vu le rayon de braquage ridicule !). Le guidon n’est pas trop large, et l’appui sur les poignets raisonnable, tandis que la position des repose-pieds, légèrement en arrière, n’a rien de pénible au quotidien. Car c’est bien de cela dont il faut parler aussi, puisque tout le monde ne peut se payer le luxe d’une moto boulot-dodo et d’une autre pour le week-end. Si la Street révèle toutes ses qualités le samedi et le dimanche, elle ne déçoit pas pour autant les autres jours de la semaine, à condition bien sûr que vous n’ayez pas besoin de la capacité d’emport d’un scooter, ni de la protection d’une GT ! On n’y est pas moins confortablement assis que sur un autre roadster, à moins que vous posiez la question au passager éventuel… Pas de poignées de maintien (en option !), des repose-pieds placés haut, les pots juste sous les mollets : il n’en redemandera pas, même si cela n’a rien à voir avec la torture qu’inflige une sportive. Alors finalement, elle a presque tout bon, et 7 jours sur 7, pour qui choisit de rouler en roadster.

Moteur jouissif

En fait, avec la Street, c’est tous les jours le week-end ! Que ceux qui ne soutiennent pas la langueur de ses prunelles nouvelles se réconfortent aussitôt en savourant le ronron du trois-cylindres, mêlé à son sifflement caractéristique au ralenti, qui énerve certains et réjouit les autres. Le meilleur est resté à l’intérieur (pourquoi changer une équipe qui gagne ?), et l’essentiel est préservé. Est-il nécessaire de rappeler qu’elle a de qui tenir, reprenant à sa sauce châssis et moteur de la supersport Daytona 675 ? Une recette à succès qui lui a valu depuis sa sortie tous les éloges et bien peu de reproches (c’en est presque énervant !), tant l’équilibre s’impose, à tous points de vue. Pour qui n’a jamais expérimenté le 3-cylindres anglais, celui de la Street pourrait être une révélation. Grâce à un couple et une puissance maxi placés plus bas que sur la Daytona, il manifeste une bonne volonté presque désarmante, s’il n’y avait ce caractère espiègle qui fait tout son charme. On a d’ailleurs vite fait d’atteindre des vitesses hors la loi en toute ingénuité, donc gaffe aux points du permis et à la consommation d’essence (6,9 litres lors de notre essai !)…

Particulièrement jouissif entre 4 000 et 10 000 tours, et délicatement accompagné de la sonorité envoûtante des pots, il répond avec vigueur dès 3 000 tours et caracole jusqu’à la zone rouge ! En balade, c’est un pur régal de se caler sur le 3ème rapport et de la laisser virevolter… On adore la partie-cycle vive mais stable, difficile à prendre en défaut et qui pardonne les approximations, rassurante pour les débutants et généreuse avec les plus expérimentés. Ces derniers préféreront tout de même la version R aux suspensions entièrement réglables, mais amortisseur (un peu ferme) et fourche (un poil molle) de la Street standard font leur office avec honneur, même sur route dégradée. Et parce qu’il faudra bien lui reprocher un petit quelque chose, on se méfiera du frein avant : attention, ça mord ! Une fois qu’on le sait, pas de souci, on apprécie alors sa puissance, surtout que l’arrière en manque… Deuxième légère réprimande : si les pneus d’origine (Pirelli Diablo Corsa) excellent sur piste, ils sont en revanche moins adaptés à la route au quotidien. Parfaits sur le sec (ils montent très vite en température), ils vous font désagréablement sentir qu’ils détestent patauger quand il pleut. On les remplacera avantageusement par une monte plus appropriée au quotidien (Michelin Pilot Power pour garder un toucher sport).

Conclusion
La conclusion s’impose : la Street vous fait voir la vie en rose ! Au-delà de ses performances et de son style qui ne satisferont pas tou(te)s les motard(e)s, loin de là, on aime qu’une telle bécane existe : bien faite, facile, au caractère affirmé mais pas caractérielle, suffisamment polyvalente et accessible pour satisfaire la majorité des pilotes dans la plupart des situations, tout cela pour un tarif, allez, on ose, démocratique… Que demande le peuple ?
Moteur enjôleur
Partie-cycle joueuse
Look ravageur
Pneus d’origine sous la pluie
Frein avant un peu trop mordant
Trop fun ?
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
10/10
9/10
8/10
8/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
250 km/h
nc
nc
7 l/100 km
250 km
Note Finale :   8,8/10
Réaction(s) (5)
1 | écrit le samedi 10 décembre 2011 à 09h17 par Stolenkiss
Bonjour,

Merci pour cet essai :) Toutefois il me semble qu'il y'a 2 erreurs dans votre article:
- En parlant du freinage mordant, vous évoquez l'ABS: mais il n'y a pas de système ABS disponible pour ce modèle à ce jour.
- Dans les caractéristiques techniques "Equipement de série", vous notez la clef codée... même chose que précdemment, pas de clef codée sur ce modèle qui malheureusement souvent la cible de vols.

2 petites coquilles donc, à moinsque vous n'ayez des informations sur une évolution du modèle livré à partir de Janvier 2012?

J'ajouterais 3 autres points négatifs sur la moto:
- Absence de warnings
- Contrôle de niveau d'huile avec une jauge (comme sur une voiture et pas avec un hublot sur le coté de la machine)
- Pas de place pour emporter un antivol U sous la selle

En dehors de ça, et après plusieurs années en moto sportive, je pense que je vais m'orienter vers ce type de machine :)
2 | écrit le samedi 10 décembre 2011 à 16h54 par rene
C'est vrai qu'elle peut paraitre trop fun la street, c'est l'impression que j'ai eu aussi en l'essayant, elle est un peu tout much à la conduite, c'est difficile d'être raisonnable. Au niveau look, je n'adhère pas trop, ou bien à choisir esthétiquement parlant je préfèrerais encore la Speed triple, l'inspiratrice... Et du point de vue moteur, je me demande si je ne préfèrerais pas non plus la grosse, que j'imagine plus sereine dans sa puissance. A essayer la grosse à présent un peu pour voir. Mais franchement j'aimerais que Triumph nous ponde des machines plus polyvalentes, du genre une nouvelle et salutaire Trident, comme à la période de renaissance de la marque dans les années 90.
3 | écrit le lundi 12 décembre 2011 à 10h28 par rédaction
L'erreur sur l'ABS ne vient pas de Maya, mais d'un relecteur (Thomas) qui pensait faire son malin en rajoutant une info... erronée !
Il sera condamné à rouler sans ABS par une belle journée enneigée.

Il n'empêche que l'ABS serait une bonne chose sur cette Street Triple.
4 | écrit le mardi 13 décembre 2011 à 09h03 par zouc
Moteur crapuleux, look rebelle, la p'tite soeur de la BIG 1050 Speed Triple est attirante, craquante et enivrante.....
Le NEW modéle 675 Street Triple a 1 seul pot sous le moteur façon Kawa. ER-6.
A+...VVV...zouc...
5 | écrit le mardi 13 décembre 2011 à 15h14 par Rédaction (Maya)
Nous vous donnerons dès que possible plus d'infos sur la future Street 2013...
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