HARLEY-DAVIDSON Dyna Switchback
Harley-Davidson Dyna Switchback : le custom se transforme
Cylindrée : 98,4 x 111,1 = 1691 cm3
Puissance maxi : env. 65 ch à tr/mn
Couple : 126 nm à 3500 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : injection
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 6 rapports
Cadre : double berceau acier
Suspension av. : fourche télescopique ø41.3 , déb. mm
Suspension ar. : 2 amortisseurs réglables, déb. mm
Frein av. : disque ø mm, 4 pistons ABS
Frein ar. : disque ø mm, 2 pistons
Pneu av. : 130/70B18 63H; ar. : 160/70B17 73H
Réservoir essence : 17,8 litres
Longueur : 2360 mm
Hauteur de selle : 695 mm
Poids à sec : 320 kg
Alarme
Pare-brise et valises rigides amovibles
ABS de série
Compte-tours
Indicateur de rapport engagé
Trip partiel
Jauge de réservoir
Témoin de réserve
Kilométrage restant
Horloge
Témoin pression d'huile et batterie
Témoin d'injection et ABS
Boîte de vitesses Cruise Drive 6 rapports
Echappement 2-en-1 chromé
Amortisseurs arrière monotube à azote, réglables en précharge
Harley-France
Europarc
19 rue Eugène Dupuis
94043- Creteil Cdx
Tel : 01 58 43 12 00
Fax : 01 58 43 12 28
www.harley-davidson.fr
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Comme de plus de plus de constructeurs, Harley-Davidson s’est évertué ces dernières années à élargir sa gamme, afin de proposer des modèles adaptés aux normes d’une part, aux nouvelles façons de rouler d’autre part. Sans oublier de conquérir de nouveaux clients, les femmes en particulier. Et le succès est au rendez-vous, au niveau mondial comme dans l’Hexagone, où la firme américaine enregistre en 2011 une hausse des ventes de 19,5 % par rapport à 2010 (avec 1 179 exemplaires pour la Forty Eight !).
A la croisée des chemins
Aujourd’hui, dans nos contrées occidentales, l’heure est au transformisme, aux motos qui font tout, pour un peu qu’on les équipe de façon intelligente. Ainsi, la Dyna Switchback reçoit-elle de série deux valises rigides et un pare-brise que l’on peut enlever et remettre en un clin d’œil. Prête pour les virées au long cours ou les baldes du week-end, elle est aussi un vrai cruiser pour les sorties en ville ou les trajets moto-boulot en semaine. Née sous le signe du caméléon, la Dyna Switchback a pioché ses arguments esthétiques aux quatre coins de la gamme : un peu de softail fifties pour l’avant (avec un beau cuvelage de phare chromé), un peu de touring pour l’arrière avec les valises, un peu de Dyna pour le guidon mini « ape hanger » combiné aux amortisseurs type « tube de cigare » apparents (et réglables)… Ce patchwork somme toute consensuel lui réussit plutôt bien, n’en déplaise aux puristes, et ressemble à la philosophie de cette Harley, mi-urbaine mi-routière, et mêlant avec subtilité classicisme et modernité.
Le Touring facile
Avec sa partie-cycle équilibrée de façon à conserver à la fois stabilité et maniabilité et son gabarit contenu (pour une touring), elle sera à l’aise en ville, toutes proportions gardées et une fois que vous aurez pris la mesure de son large guidon (les petits bras apprécieront…). Dans les embouteillages, si celui-ci passe, le reste aussi ! Accessible aux pilotes de petite taille grâce à une faible hauteur de selle (que dis-je, de fauteuil), la Switchback, malgré ses 330 kg, se laisse emmener comme une jeune fille au bal. Si elle n’a pas l’ergonomie d’une utilitaire (on peste contre le levier de frein très écarté notamment), on retrouve vite ses marques une fois assis (les commandes au pied ne sont pas trop avancées) et l’écran digital du joli tableau de bord recèle une mine d’infos, très accessibles grâce au bouton « Trip » à main gauche (au dessus du klaxon). Sur la console du réservoir, un gros bouton chromé fait office de contacteur : pour démarrer, il faut le positionner sur « on », transpondeur en poche bien sûr, puisqu’il n’y a plus de clef ! Mais le blocage de direction se fait toujours « à l’ancienne », sur la colonne de direction. Le twin s’ébroue avec ses vibrations caractéristiques, quoique filtrées par les silent-blocks, la première fait son « klonk » traditionnel, on se fait un peu surprendre par un embrayage qui donne tout, tout de suite, et roule !
Harley or not Harley
Le Twin Cam 103 cubic inches (1691 cm3) est une évolution un peu plus puissante du 96 ci, et équipe désormais toute la gamme Touring et Softail (sauf le Blackline). Suffisamment souple pour évoluer à basse vitesse en ville, n’aime cependant pas trop descendre en dessous de 1500 tours sur le second rapport, et il faut alors user de la boîte assez souvent. D’évidence, il est conçu pour les grands espaces, où ses 126 Nm de couple s’expriment comme il se doit. Calé sur le 6ème rapport en overdrive, il reprend sans rechigner à 2000 tours pour dépasser si besoin et rejoindre son rythme de croisière, 2900 tours à 130 km/h. A cette allure, le pare-brise génère des turbulences, et ce déjà dès 90 km/h, mais si vous l’enlevez, vous vous en prendrez plein la poire et il sera alors fatiguant de rouler plus vite. Enfin, qu’importe, ce n’est pas pour sa vitesse de pointe que vous avez craqué pour la Switchback… Plutôt pour enrouler tranquille, dans un confort impérial, au son du bel échappement 2 en 1, qui, justement, se révèle très discret, trop au goût de certains. Mais que dire du frein avant, pour le moins inexpressif ? Certes, les Harley ne sont pas réputées pour leur freinage, mais on se demande ici où se cachent les quatre pistons de l’étrier avant… De plus, l’ABS (maintenant de série sur tous les modèles Touring et Softail) se déclenche à la moindre pression un peu ferme sur le levier, et c’est encore pire dès qu’il pleut. Alors on anticipe et on n’oublie plus le frein arrière ! Enfin qu’importe, ce n’est pas pour freiner comme un trappeur avant de prendre la corde et poser le genou que vous l’avez choisie… La garde au sol, les suspensions et le châssis auront de toutes façons tôt fait de vous le rappeler si jamais vous l’oubliiez ! Amatrice de grandes courbes plus que de changements d’angle rapides, elle demande à être menée d’une main ferme, mais reste posée sur un rail une fois placée. Le profil des pneus concourt à ce comportement, mais au moins l’avant n’a t-il pas tendance à « tomber ». Qu’importe, puisqu’elle reste très saine dans les limites de l’usage pour lequel elle est conçue !
| Polyvalence ABS Confort |
| Look trop consensuel ? Frein avant discret ABS très sensible |
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
8/10
8/10
8/10
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
nm sec
nc
5,6 l/100 km
320 km


