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Comparateur 2 roues
 
Essai
mis en ligne le : vendredi 13 avril 2012

MASH Seventy One

Mash Seventy One : l'utile et l'agréable

Texte : Guillaume Dayan | Photos : David Bjaï | Vidéo : David Vincent
Garantie et Prix
- 1 an PMO
- 1790 €
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Fiche technique
Moteur : monocylindre 4T, refroidi par air, simple ACT, 2 soupapes
Cylindrée : = 124 cm3
Puissance maxi : 11,6 ch à 8750 tr/mn
Couple : 8,92 nm à 7750 tr/mn
Mise en route : démarreur électrique
Alimentation : carburateur
Embrayage : en bain d'huile
Boîte : 5 rapports
Cadre : simple berceau
Suspension av. : fourche hydraulique ø35 , déb. mm
Suspension ar. : 2 amortisseurs, déb. mm
Frein av. : disque ø 220 mm, 1 piston
Frein ar. : tambour ø mm,
Pneu av. : 90/90-18; ar. : 120/80-16
Réservoir essence : 12 litres
Longueur : 1970 mm
Hauteur de selle : 780 mm
Poids à sec : 99 kg
Equipement de série
Neiman au contacteur
Tachymètre
Trip partiel
Selle mono ou biplace
Béquille latérale (pas de retour auto)
Passage en réserve manuel
Bouchon de réservoir à clef
Jante à rayons
Concurents
BRAMMO Enertia
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CAGIVA Raptor
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CPI Astor 125
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DAELIM Roadwin FI
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DERBI Mulhacen 125
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DERBI Mulhacen Café125
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HONDA MSX 125
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HYOSUNG 125 GT Naked
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KEEWAY RKV
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KTM Duke 125
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KYMCO K-PW 125
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LIFAN Rocket 125 S
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MASH Seventy Five 125
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MEGELLI Roadster S
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MH Gun 125R
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MH MH7 air
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RIEJU NKD
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SKYTEAM Ace
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SPEEDCOOL SC1 125
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SYM Wolf 125 SB
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ZONGSHEN ZS-R
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Avec sa Seventy One, Mash surfe sur la vague néo-rétro. Cette petite 125 qui emprunte aux codes esthétiques des 70’s invite aussi à se replonger dans cette période, pour le plus grand plaisir de ceux qui veulent allier l'utile à l'agréable.

Rouler au guidon de la Mash revient à prendre le risque d’être souvent interpellé. Du côté de Saint Maur d’abord, par un monsieur soucieux de connaître l’origine de la bête : « Coréenne, Taiwanaise ? ». Non, chinoise, assemblée par Qingqi, mais améliorée et importée par la Sima. « Et le moteur, d’où vient-il ? » questionne ensuite le quarantenaire, cheveux poivre et sel, lunettes épaisses. C’est un monocylindre de base Suzuki, celui des DR et Van Van. Voilà qui semble réconforter notre interlocuteur. Il finira par lâcher la Mash du regard après nous avoir confiés s’être offert tout récemment une Triumph Bonneville, confirmant son intérêt pour le look 70’s. Idem, de cet autre quadra croisé Porte de la Chapelle en Sachs MadAss 125. « Pffff ! Elle est sacrément jolie ! » Sentiment partagé enfin par notre troisième rencontre, apparemment sensible aux « néo-rétro ». Il confondra notre Mash d’essai avec la CPI Astor (voir notre essai).

Bref, on l’aura compris, la Mash Seventy, c’est avant tout une gueule, un petit air de café racer qui rappelle les standards de la moto 70’s. Son charme opère pleinement sur les quadras, à la manière d’une madeleine de Proust mécanique.

De la gueule mais pas que

Mais les atouts de cette Mash (marque récemment créée par la Sima qui importe par ailleurs TGB, Hyosung, MH et Adly) ne reposent pas uniquement sur son joli minois. Derrière son pot saucisson, ses jantes à rayons et ses motifs à damiers noir et blanc, se cache une petite utilitaire pleine d’entrain. Elle donnera entièrement satisfaction à son propriétaire sous réserve qu’il s’inscrive dans la philosophie de l’engin, davantage machine de loisir que bête de somme.

Son monocylindre a beau ne pas être de toute dernière génération – carburateur, refroidissement par air – il n’en affiche pas moins un comportement volontaire. Ce bloc, très souple et secondé par une boîte de vitesses sans accroc, ne fait pas trembler le pilote à grand renfort de vibrations parasites qui demeurent contenues jusqu’à 80-90 km/h. Au-delà, une fois la Mash lancée, celles-ci finissent par apparaître au niveau des cuisses et des fesses. Le faible rembourrage de la selle monoplace n’y est sans doute pas étranger. Un sixième rapport – façon overdrive – serait sans doute parvenu à limiter le phénomène tout en reposant le moteur. Dans l’attente d’une éventuelle évolution, il sera toujours possible d’opter pour la selle biplace, probablement plus confortable et vendue séparément 66 € (à moins que vous n’optiez directement pour le Seventy Two, la déclinaison biplace du modèle).

Plus Pink floyd qu’Hendrix

On l’aura compris, ce n’est pas sur voie rapide que la Mash Seventy donnera le meilleur d’elle-même. Les vitesses ayant cours sur les grands axes périurbains imposent de pousser le 125 dans ces derniers retranchements. Inhumain pour la mécanique. Le peu de mordant du freinage et la dureté des amortisseurs invitent eux aussi à éviter ce type de parcours. En revanche, la Seventy se montre parfaite dans un cadre urbain. Elle est idéale pour qui veut rouler atypique et entend se rendre au ciné ou au restau sans avoir à composer avec les bouchons ou les problèmes de stationnement. Son poids plume (99 kg), sa faible hauteur de selle et son grand rayon de braquage rendent son maniement enfantin pour tous et dès les premiers tours de roues. On se faufile entre les voitures avec la même facilité qu’à vélo. La Mash se présente aussi comme un excellent choix pour qui possède une résidence secondaire. On rêve en effet de partir à la fraîche à son guidon chercher les croissants ou le journal pour ne revenir finalement qu’à l’heure du déjeuner après avoir avalé des dizaines de kilomètres de départementales ensoleillées.

Conclusion
Une belle gueule, un moteur joyeux, un équipement certes rudimentaire mais un prix qui l'est tout autant : vous choisirez la Mash Seventy One parce qu'elle vous aura fait craquer, que vous soyez un nostalgique des 70's ou que vous vouliez vous distinguer de la masse, davantage que pour ses aspects pratiques ou ses performances pures. Symbole d'une des tendances actuelles, qui ne veut plus sacrifier le look à l'utilitaire...
- Look
- Mécanique vaillante
- Comportement dynamique sain
- Absence de kick pour parfaire l’ambiance seventies
- Pas de jauge à essence
- Utilisation limitée sur voie rapide
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
8/10
7/10
9/10
5/10
Vitesse maxi :
Accélération 0-100 m :
Diamètre braquage :
Conso. moyenne :
Autonomie :
98 km/h
9 sec
3700 mm
3 l/100 km
400 km
Note Finale :   7,3/10
Réaction(s) (5)
1 | écrit le vendredi 13 avril 2012 à 18h45 par SERVAL
elle es parfaite cette moto ! il manque qu'une chose pour que je signe le chèque ces de remplacer le moteur 125 (GN ?) par un 350 (DR) et la oui ces parfait .
2 | écrit le mardi 17 avril 2012 à 15h28 par Jeff2A
L'idéal pour toi serait de passer ton permis A plutot que de vouloir changer de moteur...j'ai fait l'effort de le passer à 46 ans et je ne le regrette vraiment pas...et pourtant j'ai roulé en 125 moi aussi...mais bon la maintenant apres avoir gouté au 600 et au 750 ...je ne suis pas pret de remonter sur une 125 aussi jolie qu'elle le soit....
3 | écrit le mercredi 18 avril 2012 à 10h05 par djmao54
Elle sera mienne, histoire de me remettre à la moto ( ça me manque depuis 6 mois ) ... beau look Seventies ... belle finition ... genre de petite moto qui pourra être facilement " customisée " à souhait ... bon point pour le moteur de base Suzuki se montrant volontaire avec apparemment un bon caractère ( 15 cv aurait été un petit plus, des pneus plus larges, tout comme un disque à l'arrière ... mais on ne va pas trop en demander ) ... à voir dans le temps, mais avec la Sima, je ne pense qu'il y ait de surprise pour les pièces en cas de problèmes sous garantie ou au delà ... sinon vitesse maxi tout à fait correcte pour de belles petites virées à deux hors de la ville ...
4 | écrit le mercredi 16 mai 2012 à 15h27 par meroo
Le choix des coloris et la ligne sont sympas. Elle ressemble fortement à la petite Suzuki 12 TU-X, qui est surement son ainée (même ligne, moteur, disque,...) !
5 | écrit le dimanche 03 juin 2012 à 19h17 par blackcatmoan
Ma déception fut grande lorsque j'ai vu de prés cette petite moto,aussi grande que l’enthousiasme que j'ai eu lorsque je l'avais vue dans tout les sites et magazines motos.En effet toute les soudures de échappement,six au total,font bricolage de dernières minutes,ils y ont même rajoutés un très vilain cache à la jonction tube et silencieux à la manière de la "JAWA 250 Travel".Autre chose qui me semble être inquiétant se sont les fils électriques avec leurs prises qui pendent juste au dessus de la culasse,en cas de forte pluie ou de chaleur dispensée par le haut moteur,tous ces joyeux spaghettis vont en faire voir de toutes les couleurs soit au démarrage par temps humide ou bien fondre comme neige au soleil.Hormis le réservoir et la selle,le reste de la partie cycle ne m'inspire pas confiance,quand au moteur je ne sait pas trop,car il me fut impossible de pouvoir l’essayer.Donc attendons les premiers retours de courrier de ceux qui l'aurons achetée.En tout cas bonne chance à eux.
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