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LES CONSEILS DE CONDUITE

Une moto n’a pas la stabilité d’une automobile et sa conduite ne s’improvise pas.




LA CIRCULATION
Il faut être vu et donc ne pas effectuer des changements trop rapides pour ne pas surprendre les autres usagers. Une moto permet de se faufiler, mais pas à n’importe quel prix et sans bafouer les règles de sécurité.

Savoir anticiper
Comme pour tous les deux roues, il faut savoir anticiper car l’on est exposé par rapport aux autres véhicules, notamment les automobiles, 4x4 et camionnettes. Et pour anticiper, il faut être en pleine possession de son engin et le maîtriser pour porte attention à l’environnement. La vision et l’observation est donc votre allié numéro un pour prévoir. Donc si vous n’êtes pas encore sûr de maîtriser votre moto, essayez vous sur un terrain fermé, un parking avant de vous lancer dans la circulation ou, mieux faîte une formation si vous n’avez jamais conduit de deux roues motorisés. Surtout pour une moto 125 qui n’a pas de boîte de vitesses automatique comme sur un scooter.

S’insérer dans la circulation
L’autre point important est le placement de votre deux-roues dans la circulation. Ne vous serrez pas trop près du trottoir, mais roulez plus au milieu de votre voie car vous aurez moins de risque de vous faire toucher par des véhicules voulant doubler. De plus vous aurez une meilleure vision de la route. Insérez vous en adoptant la vitesse du flot de circulation et indiquez vos manœuvres avec les clignotants.



Prévoir les autres
Avec l’expérience, vous devancerez les changements de direction des voitures qui omettent de mettre leur clignotant, simplement en observant un déport de la voiture et pas forcement du côté ou elle va tourner. De même en remontant une file, observez les rétroviseurs cassés ou repliés qui ne pourront indiquer votre présence au conducteur. Décalez-vous également lorsque vous roulez dans une file, ne roulez pas trop près et pas dans l’axe médian de la voiture, car en cas de freinage brusque cela vous permettra d’éviter plus facilement le véhicule qui vous précède, surtout sur route mouillée.

Contrôler sa vitesse
Maîtrisez également votre vitesse. Même une 125 accélère vite et mieux que les automobiles au démarrage. On atteint donc vite les limites en ville et il faut veiller à ne pas dépasser les 50 km/h. Sur route, freiner ou ralentir à l’entrée des virages, surtout sans visibilité, quitte à réaccélérer dès la moitié du virage. Lors des remontées de files, ne pas adoptez une vitesse excessive dépassant de 20 km/h le flot de circulation. Au-delà, il sera bien difficile de réagir à un changement de files inopiné d’une voiture.


LE FONCTIONNEMENT

Démarrer
Pour mettre en route le moteur, il faut être au point mort ou débrayer. Sur les Suzuki, il faut toujours débrayer même si l’on se trouve au point mort. Il n’y a pas de marche arrière sur les moto mis à part deux ou trois modèles de très grosses motos routières qui pèsent plus de 300 kg (BMW K1200Lt, Honda Goldwing). Dernier point sur la mise en route, de moins en moins de 125 sont équipés d’un kick en complément du démarreur électrique. Sur les machines sans démarreur, il faut donner un bon coup de mollet avec le pied posé sur le kick qui va entraîner le moteur et assurer la mise en route. Cela exige un peu de force donc. Une moto, contrairement aux scooters (sauf le PX), peut se démarrer en poussant avec un rapport engagé.
Une fois démarré le moteur, il faut passer un rapport et embrayer doucement en accélérant.


Freiner
On peut utiliser le frein moteur pour ralentir en relâchant l’accélérateur. Pour une action plus rapide ou urgente, on agira sur les freins avant et arrière. L’avant est au levier droit alors que l’arrière se commande au pied droit avec une pédale. Il n’y a pas de couplage des freins avant et arrière et l’on devra penser à débrayer et rentrer les rapports (rétrogradage) au fur et à mesure du ralentissement et jusqu’à l’arrêt.
Il faut agir avec discernement sur les freins pour ne pas arriver au blocage. Un freinage efficace ne s’obtient qu’avec une action sur les deux freins et de façon progressive.
On peut s’entraîner à provoquer le blocage de roues en adoptant une position bras tendus et en actionnant brutalement les deux freins. C’est généralement à ce moment que se produit le plus gros risque de blocage des roues, provoquant le crissement des pneus et une réaction sur le guidon, tendant à mettre la roue de travers, surtout sur route mouillée.


Tourner et Virer
Il faut anticiper un changement de direction ou de dépassement en se décalant du côté où l’on va tourner et l’annoncer avec son clignotant. Alors seulement, on ralentira. Ne restez pas au milieu de la file pour permettre aux autres usagers de vous doubler facilement. Surveiller également vos rétroviseurs.
Lors d’un dépassement, estimez bien la vitesse du véhicule à doubler et les capacités du votre moto. Avec un 125, les dépassements de poids lourds sur l’autoroute traînent souvent en longueur car une fois arrivé à la hauteur de la cabine, l’engin plafonne et ne parvient pas à devancer le camion pour se rabattre. Si vous ne disposez d’un minimum de10 km/h de mieux que le véhicule à doubler, mieux vaut s’abstenir.
A l’approche d’un  virage, coupez les gaz (décélérer) et freinez si cela ne suffit pas. Tournez le guidon légèrement et penchez le scooter pour prendre le virage facilement. Dans les courbes rapides, il n’y a même pas lieu de tourner le guidon, car la simple inclinaison de la machine permet de prendre le virage.




S’arrêter
Prévenez de votre arrêt par quelques coups de frein brefs pour allumer les feux stop. Surveiller aussi vos rétroviseurs en fin de freinage, pour regarder si les autres usagers ont bien perçu votre manœuvre. Il n’y a pas à se soucier du moteur, puisque l’embrayage se désaccouplera automatiquement en dessous de 10 km/h pour passer en roue libre, tant que l’on ne réaccélère pas. Ralentissez progressivement, car les bords de chaussée ne sont jamais propres et en bon état. Attention aussi à ne pas monter sur un trottoir trop rapidement au risque de chuter mais aussi de détériorer les jantes de votre scooter qui sont en alliage, alors qu’une moto grimpe plus facilement les trottoirs par la taille des roues plus importantes. Pour monter un trottoir abordez le de face en non de biais, car le pneu risque alors de riper.
Béquillez la machine sur un endroit plat et stable. Privilégiez la béquille centrale sur un endroit incliné, à moins que votre scooter ne soit équipé d’un frein de parking qui permet de stationner en pente sur la béquille latérale.
Dernier point n’oubliez pas la clé sur le contact (cela arrive lorsque l’on utilise un tablier où la clé n’est plus visible) et mettez le blocage de direction. Ajoutez également l’antivol mécanique (U ou chaîne) de préférence attaché à un support fixe.


CONDITIONS CLIMATIQUES DIFFICILES

Nuit
Pour conduire la nuit, il faut d’abord être vu. Le port de vêtements avec bandes réfléchissantes est conseillé et n’enlever pas celles qui sont sur votre casque. Il faut aussi veiller à ce que ses feux arrière soient en bon état de fonctionnement. Prévoyez que vous allez rouler de nuit. Car si votre visière est fumée, cela vous imposera de rouler visière ouverte. L’éclairage des scooters a grandement progressé ces dernières années et ils n’ont plus rien à envier aux automobiles. Plus de trous noirs à la fin des zones éclairées, mais il faut tout de même ralentir pour que la vue est le temps de s’adapter. Ne changez pas d’ampoules pour en mettre une plus forte ; cela ne sert à rien, car c’est la parabole qui fait la qualité du faisceau.



Pluie et vent
Avec l’automne arrive la dégradation des conditions de circulation. La pluie réduit l’adhérence, mais il faut aussi surveiller l’état de la chaussée avec les feuilles mortes très glissantes, même à l’accélération. Par temps de pluie, il faut être détendu et pour cela être au sec. Le scooter offre déjà une bonne protection, mais il faut tout de même une veste étanche et de bons gants. Une fois mouillé ou transi de froid, vos réflexes diminuent. Pour cela, il faut des vêtements étanches et pas trop serrés. L’hiver, préférer un casque intégral qui dispose d’une visière étanche, mais veiller à la garder propre.
Sur sol glissant, il faut avoir une conduite coulée, sans à-coup. Ne freinez pas en virage, seulement avec le guidon bien droit. Attention aux bandes blanches, passages piétons, plaques d’égout, pavés, sorties de chantier et tous les lieux de circulations lentes avec des sols gras comme les parkings souterrains ou les rond points. Attention également à la première pluie depuis un long moment. Les rejets d’essence/huile remontent à la surface du bitume et n’ont pas le temps d’être lavés.
Le vent est également un élément perturbant la conduite surtout lorsqu’il souffle en bourrasques. Le scooter, avec sa carrosserie enveloppante, protège mieux qu’une moto, mais offre aussi plus de prise au vent latérale. La pose d’un tablier contre la pluie, accentue encore le phénomène en occultant l’espace entre le guidon et la selle.

Neige et verglas
Dans ces conditions extrêmes, il vaut mieux rester au garage et se rabattre sur les transports en commun ou la voiture. Seul le quad peut vous offrir de bonnes parties de glisses, sans conséquences physiques.

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